Bonsoir à tous, 

Ce matin j'ai rencontré mon inconnu du jour sur le quai du tramway à Commerce, quand je l'ai abordé il m'a tout de suite souri et a accepté sans souci de parler avec moi et de se faire photographier : " Avec plaisir j'accepte ! "

Je vous présente Eric, 40 ans.

Dans la vie Eric est technicien poseur vitrage : " Je m'occupe de réparer le pare brise d'automobile. Si j'aime mon métier ? Ça déchire carrément (rires), j'adore mon travail !  Une vocation ? Non le hasard total car à la base j'étais peintre carrossier, j'en ai eu marre de ce métier je voulais changer mais surtout, je voulais rester dans l'automobile : les voitures c'est ma passion depuis toujours. 
A un moment de ma vie j'en ai eu marre de la peinture, ça devenait de plus en plus difficile de pratiquer, les peintures évoluaient de plus en plus... On me demandait de devenir chimiste à la fin et ça ne me faisait plus rêver. Donc je suis allé voir Pole Emploi, j'ai expliqué ma situation et on m'a parlé de faire une formation de 4 mois : j'ai accepté ! Attention, c'est pas simple comme formation, il y a un diplôme à passer sans ça tu ne peux pas travailler dans mon domaine et je suis fier d'avoir réussi j'ai même eu 91/100 ! "

Je lui demande de m'apprendre un truc sur son métier ? 
" Quand on démonte le pare brise on utilise une machine sur pivot qui va découper de l'intérieur : easywire. Ce qu'il faut comme qualités pour faire mon métier ? Il faut être soigneux, attentif et surtout ne jamais brûler les étapes ! "

Il aime passer du temps avec ses enfants - 17 ans, 12 ans et 11 mois, la moto et les voitures bien évidemment : " Je fais partie d'un club Volkswagen, moi le passionné de GOLF 1, 2, 3 et 4 ! Et je fais de la course automobile avec la FFSA ( Fédération Française de Sport Automobile), je gère les runs de départs arrêtés et accessoirement je pilote aussi mon petit bolide de 800 cv : une Golf 1. C'est un petit bijou que j'ai monté et assemblé moi même, aidé de quelques amis. "

Il n'aime pas l'hypocrisie, les faux culs, les brocolis, les guerres : " Et démonter les pare brise de la Nissan Cube ! C'est une saloperie cette voiture, rien ne marche comme on veux ! " (rires)

Es-tu heureux aujourd'hui ? 
" Tu sais tous les jours il y a 2 choses qui me rendent heureux : 
1 - Aller au travail
2 - Chaque soir retrouver mes enfants et passer du temps avec eux ! 

Une personne qui t'a marqué ou t'influence encore aujourd'hui ? 
" Mon Grand-Père : André. Pourquoi lui ? Il m'a tout appris, moi qui ai grandi sans vrai père ! Enfin j'en ai un, je ne l'ai jamais connu il a été incarcéré quand j'avais 2 ans, il a prit 25 ans, forcément ça calme. Il n'a jamais endossé le rôle de père mais il a toujours été de bon conseil avec moi, il m'a transmis ses valeurs, ses passions comme la pêche et surtout sa voiture : sa GOLF 1. Tu comprends que c'est cette voiture que j'aime le plus au Monde parce que c'est à lui, et tu comprendras aussi qu'à sa mort je n'ai pas été bien, j'ai touché le fond, le moral à 0 ... voire pire ! Il est décédé jeune, il avait encore beaucoup de choses à m'apprendre mais c'est comme ça, aujourd'hui je suis heureux et c'est grâce à lui et je l'en remercie du fond du coeur. "

Le mot de la fin ? 
" J'aime mon travail, mais j'ai peur qu'un jour on soit remplacé par des machines ... Dans l'automobile c'est la tendance de remplacer l'homme pas des robots ! J'espère ne jamais être remplacé. " 

Merci Eric et au plaisir de te recroiser dans le tramway prochainement !


A.






Bonsoir à tous, 

Ça y est ! J'ai retrouvé mon appareil photo et mes notes dans mon bureau ... J'ai expliqué hier sur Facebook ma mésaventure : j'ai quitté le boulot et me suis aperçu une fois dans le bus que j'avais oublié au bureau mon sac, où se trouvent mon appareil et mes notes. C'est pour cela que je n'ai pas pu vous présenter mon inconnue d'hier, mais c'est ce que je fais de ce pas ce soir.

Je vous présente Violaine, 31 ans.

Dans la vie Violaine est urbaniste : " Je dessine des quartiers et des rues au sein d'une agence d'urbanisme et de paysages. Si j'aime ce que je fais ? C'est 'vachement' bien ! (rires) J'ai suivi des études d'architecture et un choix s'est fait tout naturellement, le choix de l'urbanisme. Ca me parlait plus, je préfère dessiner des espaces publics plutôt des bâtiments privés. Pourquoi ? Je trouve que c'est moins contraignant, que j'ai plus de liberté dans mon travail. "

Je lui demande de m'apprendre un truc sur son métier ? 
" Le PLU - Le PLUI et le dernier le PLUM : Plan Local d'Urbanisme / Plan Local d'Urbanisme Intercommunal et le Plan Local d'Urbansime Métropolitain c'est la base de mon travail. 
Une qualité pour être une bonne urbaniste ? Je dirais, d'après moi, avoir le sens de la conception, savoir bien s'intégrer dans un territoire et bien lire le territoire... Prendre connaissance des hameaux, bocages, plaines, etc. "

Elle aime les voyages - son dernier voyage Lisbonne - , les balades en Bretagne avec son chéri, le sport - le yoga et un peu de course à pied : " J'aime aussi le rock des années 60/70, la couture, le tricot et même le crochet avec les copines ! Une passion découverte totalement par hasard : une amie a ramené ses aiguilles une fois à la maison et on a été plusieurs à essayer... depuis on a jamais trop arrêté ! " (rires)

Elle n'aime pas l'injustice et la bêtise mais elle essaie de ne pas y prêter trop d'intérêt, d'ailleurs Violaine m'explique que le yoga l'aide à aller dans se sens et surtout de ne pas s’énerver avec des choses insignifiantes : " Un aliment que je n'aime pas ? Je suis enceinte et je ne peux plus, pour le moment, manger de plats en sauces, des plats gras ... ça ne passe plus du tout ! " (rires)

Es-tu heureuse aujourd'hui ? 
" Oui. Pourquoi ? Je n'ai aucune raison de me plaindre tout va pour le mieux, j'ai une vie bien remplie et je trouve ça sympa de parler dans le tramway, le trajet passe plus vite. " 

Une personne qui t'a marquée ou t'influence encore aujourd'hui ? 
" Tous mes amis ! On se connait tous depuis l'adolescence, on a grandi ensemble, on a connu des grands moments joyeux, d'autres un peu plus triste... Je me suis construite grâce à eux et avec eux mais à différents moments de ma vie... Et aujourd'hui on est toujours amis, et ce même si on a fait des choix différents : on ne se juge pas. "

Le mot de la fin ? 
" On a fait, avec mon chéri, le choix d'avoir un enfant donc j'espère que le Monde ira, dans l'avenir, mieux que ce qu'il est aujourd'hui ! "

Merci Violaine et encore désolé, en général je publie l'interview le jour même.


A.


Bonsoir à tous, 

Ce matin j'ai abordé la seule personne qui était sur le quai au même moment que moi sur le quai du tramway. Amusé, il a accepté instantanément ! 

Je vous présente Valentin, 20 ans.

Dans la vie Valentin est étudiant : " Je suis en BTS électro technique. C'est quoi l'électro technique ? C'est l'étude des systèmes mais en plus poussé, et aussi des schémas électriques. Ca résume pas trop mal je trouve. 
C'est pour faire quel type de job, ces études ? Ça permet de travailler dans des bureaux d'études ou être électricien. Si ça me plait ? Disons que j'y ai trouvé un intérêt, cela ne me passionne pas plus que ça mais ça va, j'aime bien... C'est juste assez pour me faire continuer dans cette voie. (rires) J'ai choisi cette filière à un moment de ma vie où je ne savais pas quoi faire, j'étais un peu perdu : alors quand j'ai su que dans cette branche je n'aurais pas de difficultés pour trouver un emploi j'ai foncé. Le choix pratique plutôt que le choix du cœur ! " 

J'en profite de cette histoire de choix du cœur pour qu'il m'en dise plus : 
" Mon rêve ? Je rêve d'être forgeron ! J'aime ce métier, que j'ai découvert par quelqu'un de ma famille. J'ai tout de suite été fasciné dans son atelier par l'odeur, les métaux, le feu, l'eau,  les outils, l'enclume... et par l'atmosphère qui règne dans une forge. 
Donc comme aujourd'hui je sais que c'est presque impossible d'en vivre, et bien je décide d'en faire mon loisirs. Donc chez moi j'essaie avec mes petits moyens de me former et de m'équiper pour d'exercer au mieux cette passion. "
J'ai un ami à moi qui est coutelier, donc je lui en parle : " Ah la coutellerie, c'est superbe, par contre moi je suis pas assez précis, j'aime les grosses pièces de métal sur lesquelles on peut taper comme une brute ! " (rires)

Je lui demande de m'apprendre un truc sur sa passion ? 
" Le trempage ! C'est quand tu trempes un morceau d'acier que tu as travaillé avec le feu, aux alentours de 1000 degrés et qu'il devient jaune ou blanc, et que tu l'immerges dans un bac d'huile ou d'eau. Cela permet de durcir le métal, mais on ne trempe jamais tout l'acier, seulement une partie. 
Ce qu'il faut comme qualité pour être un bon forgeron ? De la patience ! Parce que c'est très long et encore plus quand on a pas du matos de professionnel. " (rires)

Mis à part sa passion pour le métier de forgeron, il aime lire des mangas (Naruto/One Piece) et aller à la salle de sport faire de la musculation.

Il n'aime pas les fruits et les violences faites aux animaux : " C'est inhumain de faire ça, elles ne peuvent pas se défendre, ça me révolte ! " 

Es-tu heureux aujourd'hui ? 
" Oui ! Pourquoi ? Je le suis grâce à toi... Je trouve ça sympa de parler comme ça avec moi dans le tramway, même s'il est tôt. Je trouve ton initiative top ! "

Une personne qui t'a marqué ou t'influence encore aujourd'hui ?
" Bien évidement ma maman : Anne-Marie. Pourquoi elle ? Pour sa force de caractère, les valeurs qu'elle m'a inculquéesw et sa personnalité un peu 'brut de pomme'. C'est quelqu'un qui n'a peur de rien et de toujours très franc ! Un peu comme moi ? Oulala non pas du tout ! Moi je suis timide, réservé mais je l'admire pour ça. " (rires)

Le mot de la fin ? 
" C'était vraiment un grand plaisir de bavarder avec toi ! " 

Merci à toi Valentin et on se tient au courant pour que je te présente mon pote coutelier : Yann.


A. 



Bonsoir à tous, 

Ce matin je suis descendu volontairement à Commerce et afin de trouver l'inconnu(e) à cet arrêt et donc de prendre le prochain tramway. Le tramway arrive, je suis à la fin de la rame et un homme est à côté de moi, je décide de voir où il s'installe... S'il s'installe à un siège seul, je force le destin et je me mets en face de lui... c'est exactement ce qui s'est passé ! 

Je vous présente Vedrine, 49 ans.

Dans la vie Vedrine est agent de sécurité dans un supermarché : " Plus de 30 ans que je fais ce job et ça me plait toujours autant. A la base j'habitais Paris, j'étais à la sécurité dans un club-house dans le 16ème Arrondissement, et puis par Amour je suis arrivé à Nantes. Par amour de la ville ? Ah non ! Par Amour, le vrai : j'ai rencontré ma femme et je l'ai suivie ici... Bon aujourd'hui nous sommes divorcés mais c'est la vie. (rires)
Et je suis resté, ici c'est paisible la vie... Moins de stress ! 
Pourquoi avoir choisi cette voie professionnelle ? Franchement, je vais tout te raconter je suis un flic qui a échoué à l'examen ! (rires) J'aurais aimé être policier pour protéger/servir les gens mais je n'ai pas réussi, alors j'ai trouvé un autre travail qui me permet de me sentir utile : la sécurité. 
Et la sécurité c'est super intéressant, humainement c'est très riche même si on est souvent pointés du doigt, on a une mauvaise réputation c'est dommage. Je suis dans un supermarché, donc mon job est d'empêcher les vols, mais c'est aussi beaucoup de dialogue, de compassion, et surtout beaucoup de respect. Certaines personnes ne volent pas par plaisir, donc leur histoire me parle, me touche, mais moi j'ai une famille à nourrir aussi... Je dois faire mon job, je suis moi même surveillé ! Si je ne le faisais pas, si ça se trouve, je finirais à leur place. Tout peut basculer très vite aujourd'hui, ta situation, ta santé, etc. Je n'ai malheureusement pas le choix, c'est comme ça ! " 

Je lui demande de m'apprendre un truc sur son métier ? 
" Il faut rester humble, respectueux et avoir un bon regard. Tu sais, aujourd'hui tout va très vite, dans la violence je parle.  La sécurité c'est aussi être confronté à la misère sociale et je suis triste de voir de plus en plus de jeunes dans une si grande précarité... Quand j'ai commencé il y a 30 ans, ce n'était pas les mêmes profils de personnes que j'attrapais : aujourd'hui c'est une sorte de jeunesse perdue. " 

Il aime passer du temps avec sa famille, ses enfants : " J'adore le cinéma, j'aime tout ! Quel genre de films j'aime ? Je suis dingue de dessins animés, pire que mes enfants ! " (rires)

Il n'aime pas la canelle et le non respect : " Le non-respect des autres, mais aussi de soi ! Mais aussi je déteste le racisme, les préjugés et l'hypocrisie française avec les immigrés : on ne les met en avant que lorsque ça les arrange, quand je dis "on" je parle bien sûr des politiques et des médias. " 

Es-tu heureux aujourd'hui ? 
" Oui ! Je suis un éternel optimiste, toujours heureux... Même si intérieurement ça ne va pas parce que j'ai aussi des soucis, et bien je ne le montre jamais. "

Le mot de la fin ? 
" Je suis enchanté de te connaître ! " 

Merci Vedrine et au plaisir de te recroiser dans le tramway ou peut être un jour sur ton lieu de travail ! 


A. 
 GABRIEL
VICTOR

Bonsoir à tous, 

Ce matin j'ai essuyé 2 refus avant de rencontrer mes deux inconnus du jours, ils marchaient tous les deux sur le bord du quai dans ma direction. Bon, à la base quand j'ai abordé mon premier inconnu je ne savais pas qu'ils étaient potes, son ami étant légèrement derrière lui. Alors quand Gabriel s'est retourné vers son pote en lui disant : " C'est le mec du tramway, le mec qui a abordé Coco (Coco = Corentin ancien inconnu) trop cool je vais pouvoir faire ma star moi aussi ! " (rires), j'en ai profité aussi pour demander à mon second inconnu si ça l'intéressait d'être interviewé aussi.

Je vous présente donc Gabriel et Victor, 18 ans.

Ils sont tous les deux en BTS Hotellerie et Restauration : " Nous sommes actuellement en première année de BTS, on a fait un BAC Professionnel Cuisine. Si ça nous plait ? Le métier oui, mais les cours c'est bof quand même ! " (rires) 

Pourquoi avoir choisi cette voie professionnelle : la restauration ? 
Gabriel : " Par passion ! J'adore ce métier, l’adrénaline du service c'est vraiment un truc de folie et que tu ne peux pas comprendre si tu n'as jamais été en cuisine pendant un service. Et puis je rêve depuis longtemps de monter mon propre truc à moi ! "
Victor : " Par passion pareillement, mais aussi pour le salaire ! Même si je sais qu'il faut être passionné pour faire ce métier, cela reste un métier bien payé... Tout le monde est plus ou moins payé la même chose, il n'y a pas d'échelon mais de l'ancienneté. "  

Je leur demande de m'apprendre un truc sur leur métier ? 
" Un cuisinier a toujours de bons couteaux, c'est la base. Après il faut avoir de la créativité, être ouvert sur le Monde parce qu'aujourd'hui il faut s'imprégner de saveurs de différents pays : c'est ça pour nous, la cuisine ! " 

Gabriel aime le sport - football, course à pied, musculation - et les sorties : " J'aime profiter des amis et de la vie ! " 
Victor : " J'aime les sorties et moi je cours quand je joue aux jeux vidéo à FIFA18 ! " (rires)

Mes deux inconnus du jour ont eu la même réponse à la question ' ce qu'ils n'aiment pas ? '
" Les râleurs ! Les gens qui bossent 35 heures par semaine et qui se plaignent de tout ! Nous on bosse 70 heures, et même si c'est dur et souhaité, et bien on ne se plaint pas ! "

Une personne qui vous ont marqués ou continuent de vous influencer aujourd'hui ? 
Gabriel : " 2 chefs : Monsieur Guého & Monsieur Guibert. Pourquoi eux ? Parce qu'ils m'ont énormément appris, ils me transmettent leur savoir et ont su me montrer, sans le vouloir, ma voie professionnelle, et vers quelle cuisine je voulais évoluer : la cuisine gastro. " 
Victor : "Monsieur Mignard. Pourquoi lui ? Une façon de travailler différente, une gestion d'équipe loin des clichés des cuisines : dans la bonne humeur avec de la musique et beaucoup d'humour ; mais par contre quand c'est le service, c'est du sérieux ! "

Le mot de la fin ? 
Gabriel : " Bon appétit ! "
Victor : " Je vais dire comme Coco : A vos fourneaux ! " (rires)

Merci les gars et au plaisir de vous recroiser dans le tramway où dans un restaurant hein ! 


A.

Bonsoir à tous, 

Alors que j'allais au travail ce matin et que j'étais bien au chaud dans le tram, j'ai décidé de descendre à l'arrêt 'Beauséjour' pour essayer de trouver un ou une inconnu(e) du jour. Bref, j'attends quelques instants et j'aborde un homme qui est juste à côté de moi : il accepte.

Je vous présente Mathieu, 31 ans.

Dans la vie Mathieu est manutentionnaire : " Je suis en intérim dans une entreprise de rôtissoire. Si ça me plait ? Moyen ! C'est un job alimentaire, ce n'est clairement pas le job de mes rêves mais l'ambiance est cool donc ça va.  Mais je bosse quand je suis ici pour mettre des sous de côtés car je vis 6 mois ici et 6 mois au Brésil. D'ailleurs, on repart fin janvier ! Quand je dis 'on', c'est moi et ma copine ; en fait pour tout t'expliquer ma copine est brésilienne on s'est rencontrés la bas. "

Parle moi de tes voyages ? 
" A la base j'étais parti pour vivre 1 an au Canada et puis j'ai fait un crochet, un peu par hasard au Brésil, c'est là que j'ai rencontré ma copine, plus précisément à Rio. Et donc, tout ça pour dire que j'aime voyager, j'aime changer d'air, rencontrer d'autres cultures, surtout grâce à mon père qui bougeait régulièrement pour le travail : Angleterre, 3 ans au Pakistan, etc... J'en oublie, il est tôt, là ! " 

Il aime  le sport, les sorties et faire la fête.

Il n'aime pas le houx, les inégalités et travailler : " Un peu comme tout le monde si j'avais le choix je ne travaillerais pas ! (rires) Ici, en France, c'est différent pour le travail tu peux faire le même job alimentaires toute ta vie contrairement au Canada où, si tu te donnes les moyens et l'envie, on te fait rapidement confiance et tu évolues. 
Ce que je faisais comme jobs au Canada ? Principalement du bâtiment : fondation de buildings, peintre, coffreur, etc. "

Es-tu heureux aujourd'hui ? 
" Oui ! Pourquoi ? Parce que ma copine est avec moi en France et que l'on repart bientôt ! " 

Une personne qui t'a marqué ou t'influence encore aujourd'hui ? 
" Mon père : Philippe. Pourquoi lui ? Parce que même si c'était galère de souvent déménager et bien grâce à son métier on a énormément voyagé. Et il a su me transmettre cette passion des voyages et des rencontres. " 

Le mot de la fin ? 
" Ne jamais baisser les bras ! " 

Merci Mathieu pour cette interview entre deux personnes pas du tout réveillées, au plaisir de te recroiser.


A.




Bonsoir à tous, 

Ce matin j'ai décidé de trouver l'inconnu(e) à un arrêt où je ne suis jamais allé : Beauséjour. Il est vrai que je connais encore mal les arrêts de la ligne 3 après la Place Viarme, moi qui bosse depuis 3 semaines du côté de Saint-Herblain. J'ai attendu qu'un tramway passe pour voir arriver devant moi une jeune femme, je décide de l'aborder : elle accepte !

Je vous présente Pauline, 28 ans.

Dans la vie Pauline est assistante administrative : " C'est mon job depuis 5 ans. Je travaille dans l'expertise d'assurances, j'interviens principalement avec des clients particuliers et professionnels qui ont un subi un sinistre. Si j'aime ce que je fais ? Oui ! Même si on a une mauvaise image des assurances, je prends beaucoup de plaisir à faire ce travail.
Pourquoi ? J'aime travailler en équipe, j'aime les relations avec les gens, même si parfois ils sont dans une situation compliquée, j'ai l'impression de leur être utile et c'est valorisant je trouve. 
Une vocation ? Pas du tout ! A la base j'avais fait des études de droit et puis à mon arrivée à Nantes j'ai postulé à une annonce et j'ai été prise. C'est d'autant plus une chance que la personne qui m'a fait passer l'entretien m'a donné ma chance en pariant sur ma candidature, moi qui n'y connaissais rien aux assurances à la base. "

Je lui demande de m'apprendre un truc sur son métier ? 
" J'ai appris un truc récemment au travail : un meneau. Un meneau c'est la partie verticale d'une fenêtre. J'ai appris ça dernièrement et donc, si tu ne le sais pas, tu l'apprendras grâce à moi. (rires)
Ce qu'il faut pour être une bonne assistante administrative ? Je dirais, selon moi, avoir un sens de l'organisation, de la patience et être débrouillarde. " 

Elle aime aller à la salle de sport, les soirées avec ses amis et les apéros. 

Elle n'aime pas le manque de savoir vivre chez certaines personnes, l'impolitesse et les choux de bruxelles.

Es-tu heureuse aujourd'hui ? 
" Oui ! Pourquoi ? Je ne peux pas te le dire c'est perso, mais je suis heureuse c'est tout ce que je peux te dire. " 

Une personne qui t'a marquée ou t'influence encore aujourd'hui ? 
" Mes parents. Pourquoi eux ? Parce qu'ils sont la base de ce que nous allons devenir, ils m'ont transmis des valeurs, de l'éducation, des règles de vie et je trouve qu'ils s'en sont plutôt pas mal sortis. " (rires)

Le mot de la fin ? 
" Merci, c'est une belle rencontre. " 

Merci Pauline et au plaisir de te recroiser un de ces jours sur le quai du tramway.


A.




Bonsoir à tous, 

Ce matin, il faisait froid... très froid... Et encore plus à 6h30 ! J'étais même persuadé que je ne trouverais pas d'inconnu(e) et pourtant ! J'arrive sur le quai du tramway, le tramway arrive et je décide de ne pas monter dedans, j'essaie de forcer le hasard. Une jeune femme arrive, me voit au loin et s'isole dans un petit coin de l'arrêt de tramway. Je fonce sur elle, haha !!

Je vous présente Coralie, 19 ans.

Dans la vie Coralie est étudiante : " Je suis à la fac en STAPS, c'est une filière sportive. Une vocation ? Pas vraiment, enfin si, un peu... Je t'explique : en fait, ma vocation c'est d'être institutrice pour des enfants de maternelle ou primaire, et il n'y a pas vraiment de filière, si ce n'est avoir une licence et un master. Comme j'aime aussi beaucoup le sport, je me suis dit que ça pouvait être pas mal en attendant de faire mes études dans cette filière... Et j'avoue c'est plutôt pas mal ! (rires)
Pourquoi vouloir être institutrice ? En fait, j'ai toujours aimé apprendre aux autres. Transmettre, ça m'a toujours parlé et puis en dehors des études je suis coach pour des petits de 4 à 7 ans et j'adore ça. "

Je lui demande de m'apprendre un truc sur ses études ? 
" On ne fait pas que du sport, on apprend aussi pas mal de choses sur le corps humain et dernièrement j'ai appris que l'on ne flottait pas tous pareil : les femmes, les enfants et les personnes âgées flottent plus facilement. C'est lié à la structure du corps, les garçons ont plus de muscles que les filles et donc, eux, flottent moins que nous. 
Une qualité ? Il faut bosser car c'est une filière difficile, en première année nous étions 600 élèves, en seconde nous ne sommes plus que 300. " 

Elle aime faire les boutiques, écouter de la musique : " Et ma grande passion c'est le basket, c'est un sport que je pratique depuis le CE1. Et même si aujourd'hui je n'ai plus le temps de jouer et bien maintenant je suis coach et c'est super ! "

Elle n'aime pas rester à ne rien faire, rester dans le canapé tout une journée n'est pas concevable pour Coralie : " Et je déteste le manque de respect ! " 

Es-tu heureuse aujourd'hui ? 
" Oui. Pourquoi ? Je sais pas trop, je n'ai pas à me plaindre, tout va bien pour moi. " (rires)

Le mot de la fin ? 
" Bonne journée et bon courage pour cette semaine. "

Merci à toi Coralie pour t'être prêtée au jeu de l'interview si tôt ce matin, et au plaisir de te recroiser dans le tramway !


A.



Bonsoir à tous, 

Ce matin j'ai fait le choix de descendre à "Place Viarme" et de voir si le hasard m'aiderait une fois de plus à trouver l'inconnu(e) du jour. Et encore une fois ça a fonctionné du premier coup !

Je vous présente Estelle, 35 ans.

Dans la vie Estelle est ingénieur hydraulique : " En quoi ça consiste ingénieur hydraulique ? C'est plein de choses en fait car je peux aussi bien travailler sur des travaux en rivière, du rééquilibrage de la Loire, faire des passes à poissons, faire des traversées de fleuves sous terre via des techniques de forage pétrolier, etc. Je fais de la maîtrise d'oeuvre, je travaille sur des projets : que je crée et que je réalise et ça c'est chouette de pouvoir être acteur tout au long de la chaîne ! 
Une vocation ? Plus ou moins, petite j'ai toujours voulu sauver la planète ! " (rires)

Je lui demande de m'apprendre un truc sur son métier ? 
" Une blague qu'on se fait entre collègues qui ne te paraîtra pas drôle du tout : au lieu de dire ' Ah oui, c'est clair ... Ah oui, strickler' ... C'est un truc débile d'ingénieur hydraulique ! (rires)
C'est beaucoup d'analyses, prendre du recul sur les projets afin d'y voir plus clair et plus objectif dans le but que l'on souhaite atteindre, etc.
Et donc strickler c'est le coefficient de rugosité. " (rires)

Elle aime peindre - elle fait des aquarelles, la plongée sous marine, la moto, passer du temps en famille et des amis : " Et me retrouver avec la nature, c'est important ! J'avais un peu laissé ça de côté avec le boulot mais là je réapprends et ça fait du bien. " 

Elle n'aime pas l'agressivité, l'injustice à tous les niveaux, le poireau et le céleri : " Je viens de lire un bouquin qui s'appelle : le pouvoir de l'instant présent. Et je dois avouer que ça m'a ouverte sur pas mal de choses et que j'essaie de lâcher prise, réfléchir moins et profiter de l'instant ... Comme accepter de parler à un inconnu. " 

Es-tu heureuse aujourd'hui ? 
" Maintenant : oui ! J'ai eu une année compliquée à différents niveaux mais là c'est très bien : je viens de rencontrer quelqu'un de super. " 

Une personne qui t'a marquée ou t'influence encore aujourd'hui ? 
" Mon beau-père : Yannick. Pourquoi lui ? Il m'a élevée, il est intelligent et il a su apprivoiser mon sale caractère quand j'étais plus jeune. " (rires)

Le mot de la fin ? 
" Vivement ce soir ! " (rires)

Merci Estelle et au plaisir de refaire un bout de chemin en tramway ensemble.
Bon weekend à tous.

A.





Bonsoir à tous, 

Malgré le fait de n'avoir dormi que 4 heures, je me suis quand même mis en tête de trouver l'inconnu du jour ! Et coup de bol, premier inconnu abordé, premier oui !

Je vous présente Diwenn, 18 ans.

Dans la vie Diwenn est étudiant : " Je suis actuellement en première année de BTS compta-gestion. Si j'aime ça ? Oui, ça va.  Pourquoi la compta ? Parce que je suis assez bon en maths et que j'aime les chiffres. A la base je sors d'un BAC Economique et Social, pas la filière classique ES vers Compta/Gestion mais en tout cas ça me plait ! 
Ce que je veux faire plus tard ? Je pense comptable, mais rien n'est encore figé j'ai le temps." ( rires) 

Je lui demande de m'apprendre un truc sur ses études ? 
" Dernièrement, on a assisté à une conférence sur la persévérance et j'ai trouvé ça passionnant. En fait, je me suis rendu compte qu'il ne faut jamais baisser les bras, qu'il faut faire des efforts et surtout ne pas lâcher, que ce soit face à un problème ou parce que c'est difficile. Cette conférence m'a fait prendre conscience de choses que je savais, mais que je ne réalisais pas vraiment. 
Une qualité pour faire compta/gestion ? Je dirais avoir de la réflexion et rester concentré. "

Il aime le foot et les jeux vidéo : " A quoi je joue en ce moment ? Fifa 18, normal ! " (rires)

Il n'aime pas travailler (rires), la malhonnêteté et les épinards. 

Es-tu heureux aujourd'hui ? 
" Ouais. Ca change de parler avec un inconnu, je trouve que le concept est top... En plus ça permet de se réveiller. " (rires)

Une personne qui t'a marqué ou qui t'influence encore aujourd'hui ? 
" Mon frère : Timaël.
Pourquoi lui ? Parce que c'est la personne la plus courageuse, combative et persévérante que je connaisse. Pour t'expliquer dans les grandes lignes, il a 20 ans, est né très prématuré, il avait un jumeau qui est décédé, et est depuis sa naissance handicapé. Et depuis toujours, il se bat, relève les défis, et m'épate par sa joie de vivre : c'est mon exemple, je suis fier de lui. " 

Le mot de la fin ? 
" J'sais pas ! " (rires)

Merci Diwenn et au plaisir de te recroiser dans le tramway !


A.


Bonsoir à tous, 

Ce matin c'est à l'arrêt 'PIRMIL' que j'ai rencontré l'inconnue du jour, elle a accepté de se prêter à l'interview, avec tout de même un peu de méfiance !

Je vous présente Anita, 36 ans.

Dans la vie Anita travaille dans un foyer éducatif  : " J'ai toujours voulu faire ça, c'est une vocation. J'ai rapidement su que je voulais être auprès d'enfants en difficulté ! Pourquoi ? J'aime les enfants et j'avais envie de faire un métier où je me sentirais utile. Cela fait 3 ans que je travaille auprès de jeunes enfants avec différents problèmes : autisme, problèmes familiaux, etc. Avant, je m'occupais d'enfants qui avaient des problèmes scolaires. 
C'est passionnant comme job, éprouvant parfois physiquement ou moralement, mais pour rien au monde je ne changerais de travail : je n'y vais jamais à reculons ! "

Je lui demande de m'apprendre un truc sur son métier ? 
" Comme je te l'ai dit, c'est parfois dur émotionnellement mais on est là pour aider ces jeunes donc on prend sur soi ! On guide ces jeunes, on leur apprend les câlins, on leur prend des rendez-vous médicaux, on s'occupe de leur linge, on rencontre les parents. Oui, tu as raison je suis un peu une seconde maman." 

Elle aime le shopping, les voyages - ses derniers voyages Maroc, Tunisie, Turquie... - ses 3 enfants : " Sinon j'adore le cinéma ! "

Elle n'aime pas le manque de respect, les brocolis : " Je déteste le bazar... Oui, je suis quelqu'un d'ordonné. " (rires)

Es-tu heureuse aujourd'hui ? 
" Oui ! J'ai un job que j'aime, je gagne ma vie ni trop ni pas assez... Certes un peu plus ne serait pas de refus quand même. (rires) Je trouve que j'ai une vie plutôt agréable ! " 

Une personne qui t'a marquée ou t'influence encore aujourd'hui ? 
" Franchement, personne ! Je me suis construite seule sans personne et j'en suis fière. " 

Le mot de la fin ? 
" Une rencontre agréable, ça change de discuter avec un inconnu plutôt que d'avoir le regard plongé à l'extérieur du tramway. " 

Merci Anita et au plaisir de se recroiser si tôt dans le tramway.


A.


PS : demain pas d'interview je suis de sortie le soir donc je ne pourrai pas écrire.

Bonsoir à tous, 

Ce matin alors que j'émerge dans le tramway, que je ne savais pas qui aborder et encore moins à quel arrêt, une femme m'aborde dans le tramway : " Excusez-moi, vous êtes l'inconnu du tramway ? 
- Oui.
- Ah je suis contente de vous rencontrer, j'avais peur de vous aborder... Je ne vous imaginais pas comme ça, vous êtes impressionnant !
- Impressionnant ? Non je viens juste de me lever ce n'est pas pareil, haha ! " 
On échange sur le blog, me dit qu'elle lit l'inconnu du tramway depuis très longtemps, c'est même elle qui est à l'origine de la question : "Une personne qui t'a marqué ou influencé dans ta vie aujourd'hui ?" 
Bref, je ne peux rester sans rien dire et recevoir tant de compliments me met mal à l'aise et lui propose si elle accepte d'être mon inconnue.

Je vous présente Nadège, 36 ans.

Dans la vie Nadège travaille pour un entreprise de gaz : " Je suis chargée d'accueil. Je m'occupe des contrats des commerciaux, une fois le contrat signé : je prends le relais. Je gère toute la partie commerciale jusqu'à la partie technique. Même si cela ne fait qu'un mois et demi : j'adore mon travail, je m'éclate, c'est speed, on ne s'ennuie jamais, c'est passionnant et puis l'ambiance est super top, que ce soit du côté des managers ou de celui des collègues. "

Je lui demande de m'apprendre un truc sur son métier ? 
" On envoie un document au client, qu'il doit nous retourner, c'est un certificat qui nous prouve que l'installation peut être faite. Si on a pas ce document, il n'y a pas d'installation : c'est la loi, c'est interdit de réaliser l'installation sans certificat. 
Ce qu'il faut pour faire mon job ? De la polyvalence, de l'écoute, de l'empathie mais surtout aimer les gens. "

Elle aime ses amis, sa famille, ses enfants, les voyages : " J'aime profiter de la vie ! Et je reviens d'un weekend entre copines en Espagne et ça fait du bien. C'est dur de revenir à la réalité mais qu'est ce que ça fait du bien d'oublier qu'on a des responsabilités et qu'on est une maman! J'ai 2 enfants 4 ans et 11 mois, je les aime mais c'est important pour moi et pour eux qu'ils comprennent que je ne suis pas qu'une maman, que j'ai besoin d'une vie sociale, de m'amuser et de profiter tout simplement. " 

Elle n'aime pas l'hypocrisie, les gens fermés sur eux même : " Je suis très timide ! Ça a été compliqué de venir t'aborder, j'avais peur que tu m'envoies chier ! " (rires)

Es-tu heureuse aujourd'hui ? 
" Oui ! Pourquoi ? Après 6 ans en région parisienne, je revis enfin... Parce que ça n'a pas toujours été simple, mais aujourd'hui ça va mieux. "

Le mot de la fin ? 
" Merci de m'avoir choisie malgré ton réveil tout récent! Et pour ceux qui souhaitent te rencontrer je veux juste leur dire que leur tour viendra ! " (rires)

Merci Nadège d'être venue me voir, ce n'est pas souvent que ce genre de situation se produit et c'était une bien belle rencontre. 

Bon weekend à tous.


A.



Bonsoir à tous, 

Quand je suis parti de chez moi, j'étais dans l'idée de trouver l'inconnu(e) du jour en allant au travail... Malheureusement pour moi, je suis tombé sur ce phénomène étrange rencontré souvent entre 8h et 9h du matin : LE TRAMWAY SARDINE ! Oui, ce mode de transport appelé communément : transport en commun ; celui où tu es collé à ton voisin ou collé à la vitre du tramway... En temps normal ce n'est déjà pas très agréable, mais pour faire une interview c'est encore pire ! J'ai donc baissé les bras, puis en attendant le bus - parce que, oui après le tramway j'ai un bus à prendre - je me suis retrouvé seul avec un jeune homme sur le trottoir et ai donc décidé de l'aborder.

Je vous présente Lyrold, 33 ans.

Dans la vie Lyrold est technicien informatique et comble de l'histoire, en fait on est collègues : on travaille au même endroit. " Cela fait 1 mois et demi que je suis chez ce client (Lyrold est comme moi, prestataire de service), et 3 mois que je suis en Loire Atlantique car à la base je viens d'Ile-de-France. J'aime mon job, c'est un vrai choix de travailler dans l'informatique car j'ai souhaité me reconvertir professionnellement. Ce que je faisais avant ? Vendeur dans le prêt-à-porter, dans une boutique où tu travailles le samedi, tu finis tard, tu vois peu ta femme et tes enfants... Il fallait que je change ! 
Et puis venir d'Ile-de-France pour Nantes, c'est super agréable : le weekend on va à la plage, on vit plus sereinement, je termine à des heures plus en adéquation avec une vie de famille... Bon par contre niveau salaire, ici, on gagne moins : on peut pas tout avoir ! (rires)
Que je te parle de mon job ? Et bien je m'occupe principalement, pour cette mission, de postes bureautiques, du support aux utilisateurs, que ce soit matériel ou logiciels. "

Je lui demande de m'apprendre un truc sur son métier ? 
" C'est un boulot d'investigation car on ne fait pas que résoudre le problème de l'utilisateur, on essaie d'aller plus loin dans la recherche du comment est arrivée cet incident technique, afin que cela ne se reproduise pas. 
Ce qu'il faut pour être un bon technicien informatique ? De l'empathie et de l'écoute. "

Il aime : " En premier j'aime passer du temps en famille et avec mes enfants, après j'aime faire du sport - football, course à pied et salle de sport, et quand il me reste un peu de temps j'aime geeker ou lire des mangas - actuellement je joue à Mario Odissey sur Nintendo Switch. "

Il n'aime pas les choux de bruxelles, les gens malhonnêtes, les transports nantais car pour lui ils se foutent de nous avec leur prix exorbitant qui n'est pas à la hauteur du service proposé, et il détestait la routine parisienne : Métro Boulot Dodo : " Quand je te parle de malhonnêteté, moi le passionné de politique je suis révolté quand je vois des gens comme François Fillon dire qu'ils renonceront s'ils sont mis en examen et qui ne tiennent pas leur promesse. Alors là je te donne cet exemple qui me vient à l'esprit, mais il y en a d'autres dans ce cas là... Je trouve ça tellement pathétique et triste ce genre de personnage politique. " 

Es-tu heureux aujourd'hui ? 
" Je suis de nature optimiste, donc oui je suis heureux. Je me dis qu'il y a beaucoup plus malheureux que moi et que je n'ai pas à me plaindre j'ai tout ce qu'il me faut : travail, famille, enfants, etc. "

Une personne qui t'a marqué ou t'influence encore aujourd'hui ? 
" Ma maman. Pourquoi elle ? Parce qu'elle nous a élevés seule ma sœur et moi, que j'ai grandi dans le 93 et que j'ai vu des amis proches mal tourner... Elle a su nous garder dans le droit chemin, et je l'en remercie profondément car je sais que ça n'a pas été simple pour elle : mais elle a réussi ! "

Le mot de la fin ?
" Ça fait du bien de parler à un inconnu au lieu d'être avec sa musique ou les yeux rivés sur son téléphone, merci ! "

Merci à toi Lyrold d'avoir joué le jeu de l'interview et promis je t'offre un café au boulot quand on s'y recroise !


A.