Bonsoir à tous, 

Me voici donc de retour dans le tramway pour une dernière semaine avant les fêtes de Noël. Et malgré un petit refus ce matin, j'ai eu plus de chance sur le chemin du retour.

Je vous présente Pierre, 20 ans.

Dans la vie Pierre est étudiant : " Je suis en 3ème et dernière année de STAPS, c'est fac de sport si tu ne connais pas. Vocation ? Depuis tout petit je souhaite être kiné, c'était donc normal pour moi d'aller dans cette filière, mais au cours de mes études j'ai été un peu déçu par la formation, le cursus, ... Je me suis mis à douter ! Et plus jeune j'avais un autre métier aussi qui m'attirait : la gendarmerie. Et c'est pendant cette période de doutes que j'ai tout remis en question et que j'ai su que je pouvais passer des concours pour devenir gendarme : le déclic. Pourquoi ce virage vers la gendarmerie ? Disons que c'est pour moi le compromis idéal entre le sport et de bouger régulièrement... ne pas rester en place. Tu sais c'est un métier tout comme kiné, qui m'a toujours plu mais, je ne sais pas, je n'avais pas le cran de me diriger vers ce métier, comme si je n'en étais pas capable. "

Je lui demande de m'apprendre un truc sur ses études ? 
" STAPS ce n'est pas que du sport, ça n'est d'ailleurs que très peu de sport : c'est surtout de la sociologie, de la psychologie, de la physiologie... Et un peu de sport, mais on n'est pas dans la performance et/ou le dépassement de soi. Ce qu'il faut comme qualités pour faire ses études ? Je dirais, selon moi, de l'organisation, de la détermination et être sociable car être en STAPS c'est avant tout appartenir à un groupe et s'entraider dans les études. " 

Mon inconnu du jour aime jouer aux jeux vidéo et faire du sport - il pratique le basket et le volley en club : " J'aime aussi beaucoup entraîner ! Je coach de jeunes de 7 à 18 ans, voire même des seniors parfois. " 

Il n'aime pas regarder le sport à la télévision, les personnes qui ne sont pas honnêtes : " Pour le reste, je n'y prête pas attention ... Je relativise au maximum pour ne pas me focaliser sur des choses qui pourraient m'agacer. " 

Es-tu heureux aujourd'hui ? 
" Ouais. 
- Pourquoi ? 
- Même si je suis en période d'exams et bien je suis super bien organisé, et donc je sais que tout va bien se passer. Donc là tout de suite à l'instant T : je suis serein et heureux. "

Une personne qui t'a marqué ou qui t'a influencé ? 
" Mon grand-père : André. 
Pourquoi lui ? Parce qu'il a joué le rôle parfait du grand-père : conseils, bienveillance, transmission, ... Un super grand-père quoi ! " (rires)

Le mot de la fin ? 
" Super cool ta démarche, ça me touche et ça me plait ! " 

Merci Pierre et au plaisir de te recroiser un de ces jours dans le tramway.


A. 

Bonsoir à tous, 

Me revoilà après une semaine de grosse crève : toux, extinction de voie ... Vous l'imaginez bien, je suis un homme : j'allais mourir ! Bref, ce matin j'ai abordé un jeune homme dans le tramway et il accepte sans trop d'hésitation : c'est cool pour une reprise.

Je vous présente Tom, 17 ans.

Dans la vie Tom est étudiant : " Je suis en CAP logistique, j'ai envie de travailler dans les entrepôts que ce soit comme cariste ou tout autre poste. 
- Vocation ? 
- Non, tout simplement le hasard. Je n'ai jamais vraiment su ce que je souhaitais faire plus tard. J'ai fait des études dans le commerce mais être tout le temps sollicité, dérangé par les clients ce n'était pas pour moi. J'aime le côté indépendant du cariste, il est sur sa machine et il sait ce qu'il a à faire ; lui, il est rarement dérangé. " (rires)

Je lui demande de m'apprendre un truc sur son futur métier ? 
" On ne s'en rend pas compte mais dans un entrepôt tout est très ordonné, il y a des zones prévues pour la livraison, une autre pour la réception de marchandises ... Rien n'est fait au hasard, tout a une place et un endroit stratégique. 
Une qualité pour faire ce métier ? Etre organisé. " 

Mis à part ses études Tom aime sortir avec ses amis, mater des séries TV - actuellement il recommence la série 'Breaking Bad' et jouer aux jeux vidéo.

Il n'aime pas les légumes, les personnes qui ne sont pas franches, le racisme et les injustices.

Es-tu heureux aujourd'hui ? 
" Ouais. Je suis en bonne santé, je fais des études qui me plaisent, je n'ai pas de raison de ne pas être heureux. " 

Une personne qui t'a marqué ou t'influence encore aujourd'hui ? 
" Mon arrière grand-père : Gaston.
Pourquoi lui ? Parce qu'il a eu une vie de fou, un résistant pendant l'occupation allemande, il a caché des juifs, il a même été en prison et s'en est échappé ... Un grand monsieur ! " 

Le mot de la fin ? 
" Cool de parler avec un inconnu. " 

Merci Tom et au plaisir de se recroiser dans le tramway.


A.


Bonsoir à tous, 

Ce matin c'est à la première tentative que j'ai trouvé mon inconnu du jour sur le quai de l'arrêt 'Pont-Rousseau Martyrs'.

Je vous présente Geoffrey, 21 ans.

Dans la vie Geoffrey est développeur web depuis 3 ans : " Vocation ? Je dirais plutôt une vocation tardive car à la base j'ai fait des études en vidéo et c'est au cours de ces études que j'ai découvert la matière du web, et j'ai accroché direct ! Pourquoi j'ai accroché ? Je crois que c'est le côté créatif, le fait d'avoir d'un côté des lignes de code qui te permettent d'obtenir un rendu visuel de l'autre coté : c'est fascinant. "

Je lui demande de m'apprendre un truc sur son métier ?
" Je script actuellement en PHP Symphony 4 : c'est un framework d'une boite à outils qui permet d'avoir pas mal de fonctions embarquées. Ouais, je sais c'est technique ! (rires)
Ce qu'il faut pour être un bon développeur ? La remise en question car il faut savoir repartir de zéro et tout recommencer pour avoir un code propre et cohérent. "

Mis à part son métier Geoffrey aime les jeux vidéo, dessiner : " J'adore dessiner des voitures, je suis fasciné depuis tout petit par la voiture en général et je ne me l'explique même pas : c'est comme ça. "

Il n'aime pas les inégalités en général, les gens qui pensent toujours avoir raison et les champignons.

Es-tu heureux aujourd'hui et pourquoi ? 
" Ouep, je suis content de la vie que j'ai. J'ai déménagé de Bordeaux en août dernier pour venir à Nantes rejoindre ma copine, tout va très bien. " 

Une personne qui t'a marqué ou t'influence encore aujourd'hui ? 
" En bien, mon père. Pourquoi lui ? Pour le tout : valeurs, éducation, comportement dans la vie, etc.
En mal, un prof que j'ai eu en DUT. C'est lui qui m'a fait comprendre à quel point je n'aimais pas les gens qui ne se remettaient jamais en question. " (rires)

Le mot de la fin ? 
" Ne jamais remettre au lendemain ce que l'on peut mettre au surlendemain. " (rires) 

Merci Geoffrey, bon weekend et au plaisir de se recroiser un de ces matins dans le tramway.


A.

Bonsoir à tous, 

Ce matin c'est sur le quai de l'arrêt 'Trocardière' que j'ai rencontré mon inconnue du jour. Il est tôt, mais elle accepte volontiers de jouer le jeu de l'interview.

Je vous présente Mylène, 29 ans.

Dans la vie Mylène est professeur de S.V.T (Sciences et Vie de la Terre) : " 6 ans déjà que je suis prof ! 
- Vocation ? 
- Oui, carrément. J'ai toujours aimé transmettre aux jeunes, essayer de les aider, etc. Et puis enseigner une matière scientifique où il y a de la manipulation, du concret, je trouvais que, pour les élèves, ça pouvait être plus ludique ... Et donc obtenir plus de résultat dans leurs études. " 

Je lui demande de m'apprendre un truc sur son métier ? 
" La base en SVT c'est de comprendre qu'il y a une différence entre le vivant et et le non-vivant. Si on dissèque encore ? Et bien non, on ne dissèque plus les vertébrés comme les souris et les grenouilles. On a le droit de disséquer que ce que l'on trouve dans les commerces comme les asticots, les abats, les cuisses de grenouilles ... Tout ce que l'on peut acheter chez le boucher par exemple.  
Ce qu'il faut pour être un bon prof ? Il faut réussir, selon moi, à trouver le juste milieu entre la bienveillance et l'autorité afin d'avoir un bon environnement de travail. "

J'en profite pour lui demander de me parler de sa situation de prof, on a vu dernièrement dans les médias que cela pouvait être compliqué : 
" Oui, c'est dur aujourd'hui. Déjà, j'ai 3 établissements avec lesquels je jongle afin de pouvoir avoir assez d'heures, donc ça m'oblige parfois en pleine journée à changer d'établissement. Et puis, on a cette image qui n'évolue pas aux yeux des gens, du genre les clichés des 2 mois de vacances, ils ne font rien la journée, etc. Mais les gens ne se rendent pas compte ce que c'est de tenir une classe devant 30 élèves pendant une heure ... Après je suis rincée, à la fin de mon cours ! "

Mis à part son métier Mylène aime lire des polars, passer du temps avec ses amis, sa famille : " Et j'aime m'occuper de ma fille de 2 ans et puis dans 3 mois je m'occuperai aussi d'une autre fille vu que je suis enceinte. " (rires)

Elle n'aime pas le manque de respect et manger du foie : " Enfin les abats de manière générale." (rires)

Es-tu heureuse aujourd'hui et pourquoi ? 
" Oui ! Principalement grâce à ma situation familiale et à l'arrivée de mon second enfant prochainement. Je n'ai pas à me plaindre j'ai tout ce qu'il faut pour être heureuse : famille, amis, boulot que j'aime et que j'exerce avec passion. " 

Une personne qui t'a marquée ou t'influence encore aujourd'hui ? 
" Ma tante : Marie-Odile.
- Pourquoi elle ? 
- Parce que c'est une personne qui m'a impressionnée par sa combativité, par sa force de caractère, par son envie de faire les choses par elle-même. Et elle a su prouver que peu importe le milieu d'où l'on vient, quand on veut on peut. Elle n'est pas d'un milieu aisé, elle a payé ses propres études, elle a voyagé par ses propres moyens ... C'est, pour moi, une personne qui m'influence encore aujourd'hui. "

Le mot de la fin ? 
" Une expérience inattendue et très sympa. " 

Merci Mylène et bonne continuation dans le boulot et pour la future naissance.


A.











Bonsoir à tous, 

Ce matin sur le quai de l'arrêt '8 mai' j'ai abordé la seule personne qui attendait tout comme moi le tramway. Un peu hésitant au départ : " Je suis très timide, je ne pense pas être le bon candidat même si l'idée est sympa. " Je décide de monter avec lui dans la rame pour finir de lui expliquer le projet, et il finit par se laisser tenter par l'aventure.

Je vous présente William, 18 ans.

Dans la vie William est étudiant : " Je suis actuellement en Licence 1 de Biologie. Si ça me plait ? Oui, c'est très bien et ça me servira pour ce que je souhaite faire car mon rêve c'est d'exercer le métier de vétérinaire. 
- C'est une vocation ? 
- Ah oui carrément, c'est ce que je souhaite faire depuis que je suis au collège. J'ai toujours été passionné par les animaux car avec eux c'est toujours à 100% pour nous, alors devenir vétérinaire ça serait leur rendre un peu d'amour. Si j'ai des animaux ? Oui, chez mes parents on a 4 chiens et 3 chats, je t'épargne les poissons rouges. " (rires)

Je lui demande de m'apprendre un truc sur ses études ? 
" Le dernier truc que j'ai appris et qui me vient à l'esprit : la méiose, c'est le système qui sert à la reproduction. C'est un système de division cellulaire, grosso modo : 4 cellules, 1 chromosome qui donnera plus tard l'embryon. 
Ce qu'il faut comme qualités pour faire mes études ? Il faut de la curiosité, de l'envie, de la motivation et de la détermination. 
- C'est quoi la suite après ta licence de biologie ? 
- 2 choix s'offrent à moi : A la fin de la licence je tente le concours pour l'école vétérinaire, si je le rate je continue en Master pour repasser une seconde fois le concours à la fin du Master. Grosse pression quand même car on a le droit de passer le concours uniquement 2 fois, si on échoue c'est fini : si j'échoue, je ne saurais pas quoi faire d'autre ... Je ne peux pas échouer ! " 

Mis à part ses études William aime s'occuper de ses animaux, il s'est mis au violon récemment : " Et j'adore la culture asiatique, j'étudie actuellement les langues japonaises et coréennes. Comme je te l'ai dit au début, je suis quelqu'un de réservé, introverti, timide mais cette année j'ai décidé qu'il fallait que je me lance des défis et que je ne m'interdise plus rien ... Ça n'a pas toujours été simple mais là, ça va mieux ... Donc cette année c'est violon et langues asiatiques. " (rires)

Il n'aime pas : " J'essaie de positiver aujourd'hui. J'ai longtemps vu le mal partout, aujourd'hui rien ne m'agace, ne me révolte ou alors je ne le montre pas pour que ça me passe au dessus. 
Un truc que je n'aime pas manger ? Le poisson et la viande rouge. " 

Une personne qui t'a marqué ou t'influence encore aujourd'hui ? 
" Ma prof de maths que j'avais l'année dernière : Madame Gaboreau. Pourquoi elle ? Avant de l'avoir comme professeur, je détestais les mathématiques, je n'y comprenais rien ... J'avais genre 2,5 de moyenne au Bac blanc. Elle a cru en moi, elle m'a aidé, motivé et grâce à elle j'ai eu 12 au bac ... D'ailleurs, grâce à elle aujourd'hui j'adore les maths et j'ai 15 de moyenne, c'est dingue. Merci madame ! " 

Le mot de la fin ? 
" Merci à toi pour cette bonne idée de parler à des inconnus. " 

Merci William et au plaisir de te recroiser sur le quai du tramway, je te souhaite de réaliser ton rêve.


A.




Bonsoir à tous, 

Ce matin, malgré le froid auquel je me suis un peu habitué, j'étais déterminé à trouver l'inconnu du jour et coup de chance pour moi cela a fonctionné du premier coup.

Je vous présente Gwenaëlle, 24 ans.

Dans la vie Gwenaëlle est animatrice dans les centres socio-culturels, les écoles et les centres de loisirs : " Ce job c'est une vraie passion ! Je ne me destinais pas du tout à ça à la base car j'ai fait des études d'Art, j'ai exercé ce job pendant mes études et ça a été le déclic. Pourquoi ? Même si l'Art j'adore ça aussi, disons que j'avais envie de plus de choses comme le côté social, le contact avec les enfants, ... Tu sais les enfants sont bien plus cool que les adultes, ils sont vrais, ils ne jouent pas un jeu ... Je passe mon temps à trouver des trucs cool à faire avec les enfants et en plus moi aussi je m'amuse : je te le dis, c'est un métier passionnant ! " (rires)

Je lui demande de m'apprendre un truc sur son métier ? 
" Un truc qui m'a marquée : je travaille actuellement auprès d'enfants autistes et ça m'a fascinée de voir que ces enfants avaient une capacité d'écoute assez impressionante ... on arrive à avoir de longues conversations avec des enfants de 3 et 5 ans, je trouve ça génial, ils sont adorables.
Ce qu'il faut pour être une bonne animatrice ? Je dirais qu'il faut être moteur, ne jamais rester passif et vivre ce métier à 100%, parce que l'on donne énormément mais on reçoit aussi beaucoup. " 

Mis à part son job Gwenaëlle aime : " J'aime l'Art bien évidemment, les concerts, la musique, les sorties, aller à la salle de sport et récemment j'ai passé mon baptême de tir. " 

Elle n'aime pas l'égoïsme et les choux de Bruxelles. 

Es-tu heureuse aujourd'hui ? 
" Oui, je n'ai pas à me plaindre ... Ma vie actuellement me plait ! " 

Le mot de la fin ? 
" Bon courage et bonne journée. "

Merci Gwenaëlle et au plaisir de se recroiser sur le quai du tramway.


A.



Bonsoir à tous, 

Je l'avais déjà aperçu une fois ou deux sur le quai du tramway, mais faute de temps ou de quai bondé je ne l'avais jamais abordé. Je lui explique le projet, il accepte mais n'a qu'un arrêt à me consacrer, c'est donc une interview rapide. 

Je vous présente Mag, 47 ans.

Dans la vie Mag est intermittent du spectacle : " Je suis ingénieur du son, roadie, je bosse sur des festivals/Sound System mais j'en organise aussi ! Je gère le son, les platines mais je chante aussi. 
- Ca fait longtemps que tu fais ça ? 
- Une bonne partie de ma vie, oui ! Je ne me souviens pas des débuts, mais c'était dans les années 1989/1990. "

Je lui demande de me parler de son job ? 
" C'est pas un métier mais une passion ! D'ailleurs, je dis souvent que c'est la musique qui m'a choisi et non l'inverse. Tu sais la musique est un langage universel, c'est du partage, un contact avec les gens ... Et je me dois de partager ça ! 
Et puis ingé son ou roadie c'est super important pour un groupe, tu gères pas mal de choses pour eux, tu es une sorte de filet de sécurité sur lequel ils peuvent s'appuyer. "

Malheureusement, on avait qu'un seul arrêt ... Je dois donc couper court à l'interview.

Es-tu heureux aujourd'hui ? 
" Oui ... Tout dépend comment tu vois les choses mais moi, j'aime la vie et j'en profite un maximum. " 

Le mot de la fin ? 
" Longue vie ! " 

Merci Mag et au plaisir de te recroiser sur le quai du tramway, avec un peu de chance je pourrai compléter cette interview plus tard.


A. 

Bonsoir à tous, 

Ce matin j'ai galéré, galéré, .... 8 refus ... Et au moment où j'allais arrêter ma chasse à l'inconnue matinale, une jeune femme s'est mise à ma hauteur sur le quai et je me suis dit : "Allez dernière tentative et si ça ne marche pas je verrai sur le chemin du retour !" 
Vous vous en doutez, elle a accepté, par chance elle connaissait de nom l'inconnu du tramway. C'est plus facile quand les gens connaissent je gagne de précieuses minutes à ne pas expliquer le projet.

Je vous présente Manon, 22 ans.

Dans la vie Manon est infirmière : " C'est tout récent j'ai commencé en juillet dernier. Si j'aime ça ? Oui carrément.
- Une vocation ? 
- Oui, j'ai su depuis toute petite que je voulais travailler auprès des gens, dans le milieu médical. J'avais besoin de faire un métier dans lequel je me sentirais utile, où le contact avec les personnes est omniprésent. C'est un peu comme ça que je me suis dit que ce serait le métier parfait qui réunissait toutes ces choses là !
- C'est difficile comme métier ? 
- Oui. La pression, les conditions de travail ne sont pas toujours simples et on s'attache, malgré nous, aux patients. Mais je te rassure j'adore ce que je fais et ne changerai pour rien au monde. " 

Je lui demande de m'apprendre un truc sur son métier ? 
" L'endormissement au bloc opératoire. J'ai été surprise de voir la différence en fonction de l'état dans lequel est le patient. Par exemple quelqu'un d'angoissé n'aura pas du tout le même endormissement que quelqu'un de détendu, ça peut aller du fou rire, à des cris voire des larmes. 
Ce qu'il faut comme qualités pour être une bonne infirmière ? De la patience et de l'écoute. " 

Mis à part son métier Manon aime passer du temps avec ses amis, sa famille dont elle est très proche : " Mais ma grande passion c'est l'athlétisme, je fais du sprint : 200 et 400 mètres. C'est mon exutoire, d'ailleurs j'ai hâte d'y être ce soir ! Je pratique ce sport depuis 12 ans, et ça me prend beaucoup de temps, entre 3 et 4 entraînements par semaine ... Mais j'ai besoin de ça, je ne me vois pas arrêter d'en faire. " 

Elle n'aime pas les endives au jambon et le comportement des gens en France : " J'ai un peu voyagé et ici on est froid, on se juge, on manque de gentillesse alors qu'on a tout pour être heureux. Il n'y a pas longtemps j'ai croisé une personne au Portugal, je voyais bien qu'elle n'était pas aisée mais tout de suite elle nous a accueilli les bras ouverts et avec une gentillesse comme j'en ai rarement vu ... ici, c'est impossible ! Tout de suite au premier regard on te juge, alors je ne fais pas non plus une généralité mais quand même ça se ressent. " 

Une personne qui t'a marquée ou t'influence encore aujourd'hui ? 
" Mon père : Michel.
- Pourquoi lui ? 
- Parce que c'est que c'est mon modèle. Je suis fière de sa réussite, il est parti de rien, sans diplôme, il s'est battu et aujourd'hui il occupe, pour moi, une belle réussite ... Et tout ça en restant humble ! C'est vraiment quelqu'un de bien. "

Es-tu heureuse aujourd'hui et pourquoi ?
" Oui. Je vais au taf, je suis contente de parler avec un inconnu, ça change des trajets et c'est agréable en plus. " (rires)

Le mot de la fin ? 
" Le début d'une très belle journée, merci à toi. " 

Merci aussi Manon d'avoir joué le jeu de l'interview avec un inconnu à 7h du matin et au plaisir de se recroiser, peut-être, dans le tramway !


A.





Bonsoir à tous, 

Pour un lundi, ça ne commence pas trop mal, j'ai abordé une seule personne et ça a fonctionné à la première tentative ! 

Je vous présente Bertrand, 46 ans.

Dans la vie Bertrand est plombier : " 10 ans que je suis dans le métier, je suis en intérim et ça me plaît comme ça. Ce que je faisais avant ? J'ai d'abord commencé ma carrière en tant que chaudronnier, puis après j'ai été commercial dans différents domaines : industrie, automobile et rénovation de maison. J'ai même racheté la boite dans laquelle je bossais, puis l'aventure a pris fin en 2004. C'est là que je me suis dit que je n'avais plus envie de contraintes et que l'intérim dans le bâtiment c'était très bien pour moi. C'est dans le bâtiment que j'ai découvert la plomberie et voilà, ça fait 10 ans que ça dure ce métier et moi. "

Je lui demande de m'apprendre un truc sur son métier ? 
" Là je bosse pour le CHU, et je rentre chez moi en tramway c'est quand même plus pratique que de venir dans le centre ville en voiture. Mais sinon, il faut que je t'apprenne un truc sur mon métier ? Sur le chantier où je suis actuellement, je fais pas mal d'installations de purgeurs. Un purgeur, c'est ce qui permet d'éviter d'avoir de l'air dans le circuit d'eau et le purgeur se met toujours en hauteur d'une installation. 
Ce qu'il faut comme qualités pour faire mon métier ? De la patience, de la propreté et être consciencieux car trop souvent on voit des ouvriers bâcler le travail ... Et c'est pas ma politique à moi : j'aime le travail bien fait ! " (rires)

En dehors de son métier, Bertrand aime glander devant le télévision, emmener ses enfants au sport : " Et ma grande passion c'est le chant. A la base, je voulais prendre des cours de chant pour mon besoin personnel et je me suis retrouvé dans une troupe de 17 adultes et une dizaine d'enfants. On fait des spectacles, on fait des reprises, on répète régulièrement ... On est devenu des potes et on aime chanter ensemble. " 

Il n'aime pas : " J'ai eu beaucoup de galères donc aujourd'hui je relativise tellement que je ne fais pas attention aux choses que je n'aime pas : ça me passe au dessus. Je sais qu'aujourd'hui, c'est compliqué pour pas mal de gens et que malheureusement on ne pourra rien y faire alors il vaut mieux essayer de relativiser au maximum même si ça n'est pas toujours simple. " 

Es-tu heureux aujourd'hui ? 
" Ouais, ça va ! 
- Pourquoi ? 
- J'ai une vie de famille, j'ai de quoi me nourrir, côté finances ça va ... Et puis c'est cool de parler avec un inconnu en rentrant du boulot, ça change. " 

Le mot de la fin ? 
" Content d'avoir fait ta connaissance. " 

Merci Bertrand et au plaisir de te recroiser un de ces jours dans le tramway !


A.

Bonsoir à tous, 

Ce soir je n'ai essuyé qu'un seul refus avant de trouver mon inconnu du jour sur le quai du tram 'Hotel Dieu'. 

Je vous présente Jean-Louis, 17 ans.

Dans la vie Jean-Louis est maçon : " Je suis maçon en apprentissage depuis 5 mois et j'espère décrocher mon CAP en 2020 pour en faire mon métier. A la base je ne me destinais pas vraiment à ça, car en Afrique je vendais des pièces automobiles ! Oui, j'ai commencé à travailler jeune mais c'est comme ça là-bas en Côte d'Ivoire.
Ce qui me plait dans le métier de maçon ? J'aime le boulot physique, même si c'est difficile, regarde l'état de mes mains... et j'aime travailler en équipe. 
Pourquoi avoir choisi ce métier ? C'est grâce à mon assistante sociale, que je remercie d'ailleurs, qui m'a aidé à trouver des formations, que ce soit pour maîtriser mieux le français, m'aider dans la création de CV, etc. "

J'en profite pour lui demander son parcours personnel pour arriver en France ? 
" J'ai quitté l'Afrique en 2016 parce que j'avais envie de découvrir le Monde ! Je suis arrivé d'abord en Italie où je suis resté 9 mois... Mais ça a été une expérience compliquée car si tu ne parles pas la langue, personne ne t'aide et j'ai été victime de racisme donc j'en garde un souvenir difficile. 
Pourquoi la France après ? Je me suis dit que vu que c'est un pays colonisateur, pourquoi ne pas aller y faire un tour. (rires) Plus sérieusement, j'avais ouïe dire que les français étaient accueillants... c'est d'ailleurs ce qui s'est passé... Même si dans la rue et les transports les gens font la tête et ne se parlent pas, et bien ici j'ai trouvé toute l'aide que je voulais et pas mal de générosité. " 

Jean-Louis aime écouter de la musique - rap français et r'n'b, nager et la mode.

Il n'aime pas se faire engueuler par son chef de chantier (rires), la vulgarité et il s'adapte petit à petit à la nourriture française : " Rien à voir avec l'Afrique, c'est différent mais c'est aussi bon. " 

Es-tu heureux aujourd'hui et pourquoi ? 
" Oui parce que je trouve ça sympa de parler avec un inconnu, c'est rare qu'on vienne me parler sans raison, en France les gens ne se parlent pas et c'est bien triste car un 'bonjour' ne fait de mal à personne. " 

Le mot de la fin ? 
" Ravi ! " 

Merci Jean-Louis et bonne continuation pour ton CAP, j'espère que nous nous recroiserons dans le tramway.


A.


Bonsoir à tous, 

Et oui, vous ne rêvez pas j'ai bien brisé la malédiction qui s’abattait sur moi depuis quelques jours. Je veux, bien sûr, parler des dizaines de refus que j'essuyais par jour, car oui, mesdames et messieurs, j'ai trouvé mon inconnu du jour à la première tentative ! 

Je vous présente Mathieu, 32 ans.

Dans la vie Mathieu est en reconversion professionnelle : " Je suis actuellement une formation dans le but de travailler dans l'administration des entreprises et je souhaite par le biais de cette formation obtenir un statut de cadre qui me permettra d'exercer un emploi dans les ressources humaines, la compta-gestion, les directions d'entreprises, etc. C'est une formation assez générale, ce qui me permettra de choisir vraiment quel poste je souhaite occuper. 
Ce que je faisais avant cette formation ? J'ai fait un Master 2 Environnement à La Rochelle et c'est au cours de mes études à l'université que j'ai découvert pas mal d'activités nautiques comme la voile, etc. Forcément en faisant mes études dans une ville où il y a la mer ça suscite un intérêt pour l'océan. Et c'est comme ça que j'ai, après mon Master 2, suivi une formation dans la marine marchande pour devenir marin professionnel. Et à la suite de ça j'ai trouvé un job en tant que marin sur le Bélem, une superbe expérience de 4 ans mais pour avoir une vie un peu plus stable et réussir à me projeter professionnellement j'ai décidé de me ré-orienter. "

Je crois que c'est mon premier marin que j'interview, surtout un marin du Bélem, je lui demande de me parler de ses 4 années sur ce voilier mythique ? 
" Une vie de marin c'est une vie en proximité avec ses collègues pendant 2 mois dans peu d'espace, c'est travailler tous les jours, et ce pendant au moins 10 heures. C'est fatiguant parfois, dur parfois, plaisant parfois et riche humainement ... voire trop. Quand je dis 'trop' c'est parce que, comme je te le disais à l'instant, on vit ensemble tout le temps et que si ça se passe mal avec un de tes collègues la journée tu ne rentres pas chez toi le soir décompresser en te disant ça ira mieux demain ... Donc les relations sont démultipliées, les histoires aussi ! (rires)  Et puis là ce sont des côtés du boulot qui m'agaçaient mais il y a tellement de belles choses à voir en tant que marin sur le Bélem : le bateau est magnifique, tu es tout le temps en mer, tu vois des paysages magnifiques et rien que pour ça je suis super content de l'avoir fait. " 

Mon inconnu du jour aime la plongée sous-marine, enseigner la guitare - il est prof amateur, la lecture : " Et ma femme, je me suis marié il y a 2 mois. " (rires)

Il n'aime pas l'individualisme, les injustices - il me dira qu'il faut d'ailleurs continuer de se battre pour qu'il y en ait de moins en moins et la viande : " Je ne suis pas vegan, j'ai juste choisi de ne plus manger de viande parce que j'estime que la condition animale dans laquelle notre société consomme de la viande n'est pas acceptable ... quand tu vois les élevages de masses avec des animaux dans des cages entassés les uns sur les autres ... je ne souhaite pas participer à cela. C'est un choix éthique ! " 

Es-tu heureux aujourd'hui ? 
" Oui.
- Pourquoi es-tu heureux alors ? 
- J'ai une vie assez agréable : intellectuellement je suis satisfait, émotionnellement je suis comblé, j'ai des amis chers et l'idée de ta démarche est agréable. " 

Je lui ai posé la question si une personne l'avait marqué ou influencé mais il y en avait trop à citer, choisir était compliqué pour mon inconnu du jour.

Le mot de la fin ? 
" Dans un monde où les gens se parlent de moins en moins, je trouve ta démarche plus qu'intéressante et je trouve ça chouette. "


Merci Mathieu au plaisir de te recroiser dans le tramway un de ces jours.


A.





Bonsoir à tous, 

Je suis sincèrement désolé d'avoir une journée de retard pour mon inconnue interviewée hier, en général je publie le soir même, mais je n'ai pas réussi à trouver le temps d'écrire dans mon emploi du temps hier. Bref, c'est hier à l'arrêt de tramway que j'ai rencontré mon inconnue ... Comme d’habitude la première réaction est toujours la même : méfiance. Mais après lui avoir expliqué le projet elle s'est laissée tenter par l'expérience.

Je vous présente Aurore, Aurore n'a pas d'âge d'ailleurs : " ça ne se fait pas de demander l'âge d'une femme, non mais oh ! " (rires)

Aurore dans la vie est entre 2 emplois : " Actuellement je suis Auxiliaire de Vie Scolaire (AVS) mais là je suis en train de changer de voie professionnelle pour un poste qui n'a rien à voir, dans le tertiaire : secrétariat. Pourquoi ce changement ? J'aime changer de boulot tous les 2-3 ans, et AVS j'aurais pu faire ça plus longtemps mais ça ne paie pas ! J'ai deux enfants à nourrir, je ne peux pas me permettre ce genre de salaire. 
Ce que j'ai fait comme job avant d'être AVS ? Oulala pas mal de choses ! J'ai bossé à la Semitan, après j'ai été en congé parental, j'ai bossé sur des plateformes téléphoniques de Help Desk., etc. " 

Je lui demande de m'apprendre un truc sur son métier d'Auxiliaire de Vie Scolaire : 
" L'humilité ! Dans mon histoire j'ai été confrontée au handicap sous différentes formes et ça me semblait naturel d'exercer, à un moment de ma vie, ce métier magnifique. Ce n'est pas un métier tout rose, parfois c'est dur, pas physiquement mais moralement ... Et quand je parle d'humilité c'est parce que je relativise beaucoup plus sur la vie grâce à cette experience professionnelle. 
Ce qu'il faut comme qualité, mis à par l'humilité, pour faire ce job ? De la patience, de l'écoute et avoir le sourire. "

Outre son métier, elle aime la danse - classique, modern-jazz - écouter de la musique, lire : " Et le foot ! J'adore le foot je supporte le FC Nantes, Marseille et surtout l'équipe de France. Oui je sais c'est rare pour une femme d'être fan de foot, je vais de temps en temps à la Beaujoire sinon je regarde, quand c'est à la télévision sur des chaines non payantes. 
- D'où te vient cette passion pour le foot ? 
- Je pense un peu de mon père, et surtout France 98 quoi ! " (rires)

Elle n'aime pas les épinards, l'injustice, l'intolérance et les mathématiques.

Es-tu heureuse aujourd'hui ? 
" Oui ! Il y a du soleil, je vais voir mes enfants en rentrant, je change bientôt de boulot et grâce à ça je vais mieux gagner ma vie et donc j'espère pouvoir voyager ! " 

Le mot de la fin ? 
" Enchantée par cette rencontre, tu as su me rassurer car d'habitude je suis plutôt sauvage ! " (rires)

Merci Aurore, j'espère que nous nous recroiserons dans le tramway et encore désolé pour la journée de retard pour retranscrire cette belle interview.


A.


Bonsoir à tous, 

Après deux jours sans interview, vu que j'étais automobiliste, j'ai repris les interviews et coup de chance ça a fonctionné du premier coup. 

Je vous présente Johnny, 34 ans.

Dans la vie Johnny est électricien : " Je bosse pour une grande entreprise qui fabrique des avions et je m'occupe de l'électricité dans les carlingues : lampes, prises électriques, etc. Vocation ? Non, un peu le hasard. J'ai longtemps été au chômage, enchaînant les petits boulots alimentaires puis un jour j'ai trouvé une formation en électricité qui m'a permis de trouver mon job actuel. Cela fait maintenant 6 ans que j'exerce ce métier et qui me plait toujours autant.
Ce qui me plait dans ce métier ? C'est technique et on ne s'ennuie jamais, ça évolue tout le temps. " 

Je lui demande de m'apprendre un truc sur son métier ? 
" Le fil de terre : important, à ne pas oublier ! Le fil jaune et vert ! (rires)
Je dis ça mais beaucoup de bêtises sont faites en oubliant ce fil et les résultat est sans appel : ça disjoncte et tu te fais engueuler par ton chef. (rires)
Une qualité pour faire mon job ? La précision. " 

Il aime les balades avec ses enfants, jouer au foot avec ses potes, les soirées entre amis et passer du temps en famille.

Il n'aime pas rester chez lui à ne rien faire, les pâtes : " Et la politique actuelle m'insupporte !" 

Es-tu heureux aujourd'hui ? 
" Oui.
- Pourquoi es-tu heureux maintenant ? 
- J'ai des enfants et une femme ... Je n'ai besoin de rien d'autre pour être heureux. "

Le mot de la fin ? 
" Pas mal ton initiative, c'est rare que des inconnus se parlent, ça change et le temps passe plus vite. " 

Merci Johnny et au plaisir de te recroiser dans le tramway.

A.