Bonsoir à tous, 

Comme vous pouvez le constater, l'inconnu du jour ne montre pas son visage, mais bon voilà, pour une fois, c'est moi qui me suis laissé convaincre. En plus, il m'a expliqué pourquoi il ne voulait pas mettre son visage et comme il trouvait le concept du blog top, j'ai donc décidé de transiger à la règle : pas de photo / pas d'interview ! J'espère que vous ne m'en voudrez pas ?

Je vous présente donc Yann, 25 ans.

Yann dans la vie est web développeur & artiste : " Grosso modo je fais des sites Internet pour une société de service. Je bosse sur des gros projets, pour des sites Internet de grandes marques. Si j'aime ce que je fais ? Plus ou moins. Disons que oui, ça paie mes factures, le boulot n'est pas inintéressant, bien au contraire ; mais ce job me prend énormément de mon temps et j'aimerais qu'il m'en prenne moins afin de me consacrer un peu plus à l'art. J'aime l'art sous toutes ses formes, je peins, je m'initie au tatouage, je fais des tee-shirts... J'aime la liberté dans l'art, peu importe sa forme. Et ce métier de web développeur, j'ai parfois l'impression qu'il me freine dans ma créativité. " 

Je lui demande de m'apprendre un truc sur son métier ? 
" Le web designer nous envoie la maquette qu'il a conçue et moi, j'analyse comment concrétiser tout cela. On imagine comment moduler le site internet, comment il devra apparaître sur l'écran d'ordinateur, les tablettes et les smartphones... Et surtout que tout ça soit fonctionnel. Ce qu'il faut comme qualités pour faire mon job ? Il faut principalement de la curiosité. Le monde du web va à 200 à l'heure, il faut toujours s'informer, chercher de nouvelles choses, imaginer ce que sera demain... C'est d'ailleurs ça qui me prend tout mon temps. " (rires)

Il aime faire la fête, la musique techno, la peinture : " Et voyager ! J'ai un projet que j'essaie de mettre en oeuvre afin de partir 6 mois en Asie avec mon sac à dos pour voir autre chose, me changer les idées et vivre une vraie expérience de vie. " 

Il n'aime pas la bêtise humaine et le conformisme sociétal : " Toutes ces règles que les gens suivent bêtement tel que le métro/boulot/dodo m'exaspère profondément car pour moi c'est un frein à la créativité et à la liberté. " 

Es-tu heureux aujourd'hui ? 
" Oui carrément, je suis en vacances pour une semaine. " (rires)

Une personne qui t'a marqué ou t'influence encore aujourd'hui ? 
" Claude Monet. C'est le premier peintre que j'ai découvert, j'avais 6 ans et pour moi ses peintures ont été un choc visuel  tellement c'est beau... il m'a donné envie de peindre ! "

Le mot de la fin ?
" Amour ! " 

Merci Yann et bonne chance pour ton projet en Asie.


PS: Je reviens lundi, ma fille est malade et donc je la garde demain et vendredi.


A.



Bonsoir à tous, 

Ce soir j'ai chassé l'inconnu à Haluchère et il ne m'aura pas fallu bien longtemps pour trouver l'inconnu du jour, certes au départ il était un peu méfiant voire dubitatif, mais il a fini par se prêter au jeu de l'interview.

Je vous présente Kévin, 30 ans.

Dans la vie Kévin est chef dans une cuisine : "J'aime mon job même s'il est parfois dur. J'aime partager, faire découvrir des saveurs, et surtout j'aime créer. Par contre le revers de la médaille c'est que, bien que ce soit un super job dans lequel je m'épanouis, et bien il m'épuise moralement, physiquement. Et puis il y a les horaires qui m'empêchent de pouvoir avoir une vie de famille. Une vocation ? Non pas vraiment, c'est juste que ce job m'a permis de m'en sortir, à un moment qui tombait à pic ... C'était ça ou le placard ! " 

Je lui demande de m'apprendre un truc sur son métier ? 
" Une astuce ça te va ? J'ai une technique pour faire une bonne poche à douille sans air et bien compacte. Je prends une boite de conserve, je découpe les extrémités et j'y glisse ma poche à douille. Une fois la poche à douille à l'intérieur, je me sers des bords de la boite de conserve pour bien rabattre ma poche et bien serrer. 
Bon je suis désolé Kévin, j'espère avoir bien retranscrit ton astuce parce que moi qui ne cuisine jamais, j'ai eu du mal à visualiser. 
Ce qu'il faut pour être un bon chef en cuisine ? Il faut de la rapidité, être ponctuel, bien organisé, sérieux et de la minutie. "

Il aime le sport : " Mon job me prend pas mal de mon temps mais dès que je peux je vais faire de la musculation et du fitness. Et sinon passer un maximum de temps avec ma mère. "

Il n'aime pas le mensonge, l'hypocrisie, le manque de stabilité dans sa vie en ce moment, se démener comme un fou chaque jour au boulot : " Mais ce qui me pèse le plus c'est ne pas réussir à avoir une stabilité dans ma vie perso, quand je vois les gens avec leurs copines et leurs gosses... Je me dis que je vais avoir 30 ans et que j'aimerais bien rencontrer quelqu'un ! "

Es-tu heureux aujourd'hui ? 
" Oui, même si ma vie de célibataire me pèse un peu. " 

Une personne qui t'a marqué ou t'influence encore aujourd'hui ? 
" Ma maman. Pourquoi elle ? Tout simplement car elle a beaucoup souffert, je l'ai aussi beaucoup fait souffrir et j'en suis désolé, il n'y a pas un jour où je ne regrette pas mes choix : et je l'aime mais je suis incapable de lui dire. " 

Le mot de la fin ? 
" La vie est dure mais je m'accroche car il faut que je tienne bon ! "

Merci Kévin, je te remercie d'avoir été mon inconnu du jour, d'avoir attendu un peu sur le quai avec moi en tout cas je te souhaite le meilleur et j'ai hâte que nos chemins se recroisent.

A.



Bonsoir à tous, 

En ce moment j'ai plus de temps après le boulot pour traîner un peu sur les quais et dans les tramways, donc je prends mon temps. Et c'est après de longues minutes à observer les gens que je finis par me décider et me lancer.

Je vous présente Eric, 35 ans.

Dans la vie Eric est dans le milieu du bâtiment : " Je suis échafaudeur. Je monte et démonte des échafaudages pour les ouvriers : couvreurs, ravaleurs, etc. Peu importe la hauteur, on monte et démonte et le plus haut échafaudage que j'ai monté c'est 54 étages pour un château d'eau à Orléans. Si j'aime mon job ? Disons que pour le moment ça va. C'est un métier dur très physiquement, on porte des charges lourdes tout le temps et j'ai l'âge qui avance ; je sais que je ne pourrai pas faire ça toute ma vie. De plus, c'est un métier où l'on est très souvent en déplacement, donc pour la vie de famille c'est bof ! Mais ça me permet de vivre correctement, je ne suis pas dans le besoin et m'estime donc heureux. Je pense essayer de me réorienter en suivant une formation, mais il faut que je réfléchisse encore pour savoir vers quoi je me dirige : peut-être la mécanique. "

Je lui demande de m'apprendre un truc sur son métier ? 
" Il faut toujours être en binôme, on ne peut pas être seul pour monter les charges. On a bien des poulies et des treuils mais tout seul ce n'est pas possible ! Il faut donc bien s'entendre avec son collègue. (rires) 
Et puis on monte des échafaudages pour des façades, des tours d'esclaiers, des volets d'escalade pour les ingénieurs qui vont sur les chantiers et des podiums : ce n'est pas toujours la même chose. 
Une qualité pour faire mon job ? Il faut être courageux et c'est un métier qui s'apprend sur le tas. " 

Il aime le foot - il supporte Marseille et le Réal de Madrid, le sport en général, les soirées avec les copains, la nature, les balades à la mer ou dans les parcs, les voyages : " Et passer du temps avec ma famille et ma femme. " 

Il n'aime pas l'hypocrisie, les huîtres : " Et le système camerounais. Je suis camerounais d'origine et je ne comprends pas comment c'est possible que je ne connaisse qu'un seul président : plus de 35 ans au pouvoir. Ce n'est pas ça la démocratie pour moi ! "

Es-tu heureux aujourd'hui ? 
" A moitié ! La vie ne me rend pas tout à fait heureux ... Je vais tout te raconter. Tu sais j'étais en couple avec une femme et nous avions décidé d'avoir un enfant. Malheureusement pour nous, il nous a quitté au bout de 9 mois ... J'ai beaucoup souffert de la perte de mon enfant. Maintenant, je ne suis plus avec ma compagne et je suis de nouveau avec quelqu'un et nous attendons des jumeaux ou jumelles, et je suis triste de savoir qu'ils ne se connaîtront jamais, qu'ils ne jouerons jamais ensemble. 
- Tu sais Eric, je ne raconterai pas ça sur le blog ça reste entre nous. 
- Non vas-y marque-le, je suis heureux que ça sorte aujourd'hui, j'ai trop gardé ma peine pour moi et je suis soulagé d'en parler enfin à quelqu'un : ça me fait du bien ! "

Une personne qui t'a marqué ou t'influence encore aujourd'hui ? 
" Mon papa : Paul. Il m'a éduqué, transmis des valeurs de force et de courage et comme ont dit chez nous au Cameroun : Il faut consommer le fruit de tes efforts. Malheureusement pour moi, il est décédé il y a 15 ans. " 

Le mot de la fin ? 
" Merci d'avoir échangé avec moi, c'était une superbe rencontre. " 

Merci à toi Eric de t'être confié et je suis ravi que tu ai vécu cette interview comme un exutoire ... J'espère que ta peine se soulagera avec le temps. En tout cas je suis très heureux de t'avoir rencontré aujourd'hui. 


A.

Bonsoir à tous, 

Après avoir rechargé les batteries hier, je suis reparti aujourd'hui très motivé et j'ai donc décidé d'aborder le premier inconnu qui croiserait mon regard. Coup de chance pour moi, ça a fonctionné du premier coup !

Je vous présente William, 28 ans.

Dans la vie William est magasinier : " Je bosse pour la clinique qui est juste à côté, j'ai toujours aimé travailler dans la logistique ; il faut dire que j'ai un bac commerce et industrie et donc c'est un peu ce que je souhaitait faire. (rires) Pourquoi ce job ? J'aime les gestion de marchandise, gérer les stocks, un boulot dynamique c'était pour moi une évidence. " 

Je lui demande de m'apprendre un truc sur son métier ?
" Mon job est assez varié je ne fais pas que de la gestion de stocks, je fais aussi de temps en temps de la préparation de commandes de produit 
S non alimentaires et non médicaux, tout ce qui touche à l'entretien, aux outils, à la vie de la clinique. Et parfois on doit préparer nos commandes et les amener directement aux blocs opératoires... Bosser dans le médical ce n'est pas commun et ça demande du sérieux et être propre. A la clinique rien ne doit trainer, pas de cartons
, déchet plastique, il y a aussi l'image à gérer ce n'est pas comme d'un entrepôt lambda. 
Ce qu'il faut pour être un bon magasinier ? Il faut être, d'après moi, assidu, précis, et concentré. "

Il aime les sorties, aller au restaurant, mater des films et des séries - en ce moment il regarde Game Of Thrones, Marco Polo, Empire, et le foot : " Mes équipes favorites ? Manchester United et le Réal de Madrid. " (rires)

Il n'aime pas le mensonge, le jugement hâtif, les préjugés : " Et ce qui m'insupporte le plus ce sont les gens qui ne se lèvent pas quand il y a une agression ... Laisser faire alors que l'on peut intervenir sous prétexte de ne pas être dérangé ou que ça ne les regarde pas ... ça, ça m'agace ! "

Es-tu heureux aujourd'hui ? 
" Oui parce que je suis en vie, j'ai la santé et j'ai 3 magnifiques filles : 2, 3 et 6 ans. je suis quelqu'un de très positif et je ne me prends jamais la tête. Tu sais j'ai pas mal voyagé que ce soit dans mon pays d'origine le Congo, la Thaïlande, le Cambodge, et différents pays d'Afrique et je relativise énormément sur 'nos' problèmes d'occidentaux. Il y a des gens qui n'ont même pas la moitié de ce que nous avons et qui sont bien plus heureux que nous. Donc moi je suis Peace & Love. " (rires)

Le mot de la fin ? 
" Il faut que les gens se parlent plus et ça rendra, je l'espère, le monde meilleur. " 

Merci à toi William et au plaisir de te recroiser dans les transports prochainement.


A.


Bonsoir à tous, 

C'est sur le chemin du retour que j'ai abordé mon inconnu du jour, j'attendais tranquillement au terminus de la ligne 1 quand j'ai décidé de choisir au hasard parmi les quelques personnes présentes sur le quai. 

Je vous présente Matthieu, 20 ans.

Dans la vie Matthieu est étudiant : " Je suis actuellement en vacances, nantais d'origine mais en études à Beauvais. Je suis en école d'ingénieur dans la géologie, et actuellement en 3ème année. Si j'aime ce que je fais ? Totalement ! A la base je ne pensais pas faire ça même si j'étais sensible à ce qui touche de près ou de loin à la nature, la terre, etc. Et puis c'est à la suite d'un stage en planétologie que j'ai effectué quand j'étaisau collège : tout cela a un pris un sens pour moi. Ce stage et divers exposés réalisés au lycée ont vraiment influencé mon choix. 
Ce qui m'a plu dans la géologie ? La recherche et l'exploration. On effectue des stages sur le terrain que ce soit en France ou à l'étranger et ça c'est vraiment génial. d'ailleurs je pars bientôt en Espagne pour étudier le sol. "

Je lui demande de m'apprendre un truc sur ses études ? 
" Rapakivi : C'est du granit altéré, appelé aussi granit pourri. (rires) C'est une roche que l'on étudie, un peu commune, mais je ne sais pas pourquoi celle là je l'ai bien assimilée et c'est la première qui me vient à l'esprit là. 
Une qualité pour être un bon géologue ? Je dirais qu'il faut aimer aller sur le terrain, et aimer étudier la terre. 
J'aimerais plus tard travailler dans la recherche de carrières, pour y trouver différents minéraux et c'est dans cette branche-là que l'on voyage le plus. J'ai vraiment envie de voyager et allier le boulot plus parcourir le monde me plaît énormément. "

Il aime les jeux vidéo - il joue à 'League of Legends', les sorties avec les copains et aller à la plage.

Il n'aime pas apprendre ses cours par cœur, ranger sa chambre, les parisiens (rires), les champignons et les personnes qui se la raconte trop. 

Es-tu heureux aujourd'hui ? 
" Oui ! Il fait beau et je suis en vacances, tout va bien ! "

Une personne qui t'a marqué ou t'influences encore aujourd'hui ? 
" Il y a plusieurs profs qui m'ont marqué. Pourquoi eux ? Parce qu'ils avaient une vraie façon d'enseigner, pas cette méthode académique absurde où tu suis bêtement un cours. Ils aiment leur métier, et te l'enseigne leur matière différemment ... Ils arrivent même à te faire aimer leur matière alors qu'au début tu n'y arrivais pas ! "

Le mot de la fin ? 
" Il faut profiter de la vie ! "

Merci Matthieu et au plaisir de te croiser de nouveau dans le tramway.


A.


Bonsoir à tous,

Ce matin je suis allé faire un tour au terminus de la ligne 3 ‘Neustrie’, j’avais un peu de temps et j’avais envie de rétablir un peu de parité. Je trouvais que j’avais interviewé beaucoup d’hommes ces derniers temps : je voulais faire le portrait d’une femme. J’attends un peu, repère une jeune femme sur le quai et m’assieds en face d’elle. Malheureusement pour moi elle refuse, surtout à cause de la photographie.
A l’opposé de nous se trouve une jeune femme qui nous écoute attentivement et c’est l’inconnue qui vient de refuser qui l’interpelle et lui demande si elle souhaite prendre sa place : elle accepte.

Je vous présente Orlane, 18 ans.

Dans la vie Orlane est étudiante en publicité : «  Je suis en DUT information et communication – option publicité. J’adore ce que je fais !

Une vocation ? Pas vraiment, à la sortie du lycée on nous met énormément la pression sur nos choix, notre avenir, mais c’est difficile de se projeter. J’avais d’abord pensé à la Fac de Droits, mais c’est un peu ma mère qui m’en a dissuadee, elle savait que la Fac ne me conviendrait pas alors qu’une filière créative m’intéresserait plus. C’est comme ça que j’ai suivi cette filière, et j’en suis plus que ravie : c’est génial. C’est super complet comme formation, on parle beaucoup de culture générale, de la société en elle-même, etc.

Si c’est dur ? Pour moi oui ! Pas du point de vue scolaire mais plutôt du point de vue humain, car c’est un milieu où il faut un peu cacher ses émotions, et moi qui suis hyper sensible… C’est dur ! » (rires)

Je lui demande de m’apprendre un truc sur ses études ?
«  Les recommandations publicitaires : C’est une sorte de grand exposé, un briefing de l’agence qui souhaite mettre en avant un produit. Notre job après cet exposé, c’est d’analyser et de comprendre l’ADN du produit en 2 points :
1 – la reflexion
2 – le créatif
Moi je suis plutôt sur la partie analyse du produit, ça me passionne !
Une qualité pour faire mes études ? Il faut de la détermination et un moral d’acier. »

Elle aime écouter de la musique - ses goûts musicaux vont du classique au metal en passant par le rap - et écrire : «  J’ai commencé a écrire des petits poèmes et petit à petit j’ai écrit des petites nouvelles. J’ai créé un page facebook ou je publie mes écrits ALECTO. J’écris beaucoup autour de la mythologie, j’ai été pas mal influencée par des bouquins que je lisais adolescente : chair de poule. » (rires)

Elle n’aime pas les personnes qui se disent tolérantes alors qu’elles ne le sont pas, la viande : «  Je me rends compte que je passe mon temps à me plaindre mais que je suis incapable de te dire ce que je n’aime pas ! » (rires)

Es-tu heureuse aujourd’hui ?
« J’angoisse un peu mais ça va ! En fait, je suis très timide et le fait de me retrouver ce soir dans un covoiturage avec des gens que je ne connais pas, et bien j’appréhende énormément. Je n’aime pas la foule, me sentir dans un endroit clos avec des gens c’est un peu compliqué… ça m’angoisse énormément et je peux me mettre à pleurer comme ça, mais je travaille sur moi,  hein ! » (rires)

Une personne qui t’a marquée ou t’influence encore aujourd’hui ?
«  Un ami : Mathieu. Pourquoi lui ? On est très proche, c’est assez compliqué comme relation amicale/amoureuse sans l’être… Je crois que je le considère un peu comme ma muse, on a de l’admiration mutuelle. »

Le mot de la fin ?
« ODEZENNE. C’est un groupe qui influence pas mal mon écriture actuellement, j’aime leur style. »

Orlane m'a envoyé un message privé sur Facebook car elle avait oublié de me parler d'un sujet, que je soutient entièrement : 

J'ai complètement oublié de te dire quelque chose de très très très important pour moi : le combat pour la femme. C'est aussi une grande source d'inspiration pour mes textes, une vocation dans laquelle j'aimerais pouvoir m'investir au maximum dans les années à venir. Je pense sincèrement que l'égalité des sexes est encore loin de nos principes fondamentaux en France. Mais j'insiste tout de même sur ma vocation à remettre la femme au même niveau que l'homme dans les mentalités, et non pas à descendre le sexe masculin pour revaloriser le sexe féminin. "

Merci Orlane et pour quelqu’un d’hyper sensible et timide, je te trouve super courageuse d’avoir accepté d’être mon inconnue du jour.

Bon weekend à tous et à lundi.



A.


Bonsoir à tous, 

Ce matin j'ai rencontré l'inconnu du jour à PIRMIL, il accepte volontiers, même s'il m'avoue n'avoir dormi que 2h et donc faire un effort parce que la démarche lui parle.

Je vous présente Mathieu, 35 ans.

Dans la vie Mathieu bosse dans la démolition : " C'est un job alimentaire, même si j'y trouve totalement mon compte parce qu'il faut bien bosser, que l'ambiance est cool. Mais à la base je suis paysagiste. Je ne fais pas que de la démolition, je fais aussi de la rénovation, du traitement de charpente. Donc comme je te le disais : à la base,  je suis paysagiste de formation et suite à différentes choses dans ma vie à un moment il fallait travailler pour manger et payer ses factures : c'est comme ça que je suis tombé dans le bâtiment. Aujourd'hui, ça fait 10 ans que je fais de l'intérim et que je ne suis plus du tout au niveau, il faut des nouvelles certifications que je n'ai pas et donc voilà ! Mais je te rassure je prends quand même plaisir à aller au travail ! " (rires)

Je lui demande de m'apprendre un truc sur son métier ?
" La démolition c'est cool, ça défoule ! (rires) Mais la démolition c'est plus subtile qu'il n'y parait car ce n'est pas que taper fort et tout casser : Il y a différents paramètres à prendre en compte comme : 
- le type de mur à casser,
- si c'est un mur porteur, 
- s'il y a de l'electricité ou de l'eau qui passe par ce mur, 
- etc.
C'est un job de brute mais technique, c'est ce que j'aime d'ailleurs. "

Il aime le dessin, la peinture, lire, se promener dans la nature : " Et je suis un peu geek au sens large car j'aime bidouiller des ordinateurs, jouer aux jeux vidéo, les jeux de rôles, les jeux de cartes à jouer ou à collectionner, etc. "

Il n'aime pas le sucre blanc, l'individualisme : " Je dis toujours que l'on gagne plus à aller vers les autres et/ou l'inconnu, car on ne reste pas bêtement fermé sur nos positions/préjugés. Moi j'aime rencontrer des gens, j'aime parler, j'aime m'intéresser aux autres. 
Alors ça n'a pas toujours été simple pour moi, parfois je me suis aussi senti renfermé pour différentes raisons mais là maintenant ça va mieux. "

Es-tu heureux aujourd'hui ? 
" Je suis très fatigué car comme je te l'ai dit je n'ai dormi que 2 heures, mais sinon ça va ! Je travaille depuis quelques temps sur mon bonheur. "

Le mot de la fin ? 
" Il faut être toujours positif, cela n'a pas toujours été mon cas mais j'ai fait un gros travail sur moi-même. C'est marrant ton truc j'ai l'impression de me faire interviewer pour une émission de télévision ! " (rires)

Merci Mathieu et à une prochaine dans le tramway.


A.


Bonsoir à tous, 

Ce matin j'ai rencontré l'inconnu du jour sur le quai de l'arrêt 'Chantiers Navals' et ce fut un oui du premier coup ! Malheureusement pour moi, il n'aura que 2 arrêts, ce sera donc une interview express.

Je vous présente Clément, 17 ans.

Dans la vie Clément est lycéen : " Je vais passer en Terminale S et j'aime cette filière, j'ai toujours su que je voulais suivre des études scientifiques. Mais là, les cours c'est terminé et je vais exercer mon autre passion : je suis bénévole secouriste sur différents événements, aujourd'hui je suis sur un événement sportif. " 

Ses cours étant terminés, je l'interroge sur sa passion pour le bénévolat secouriste : 
" C'est un peu un truc familial en fait, tout le monde en fait chez moi. Mais ce sont mes cousins qui m'ont motivé à en faire et ça m'a tout de suite plu car je me sens utile pour les autres. Malheureusement, notre travail est intéressant quand les gens se blessent ou sont en difficulté... C'est un peu le paradoxe du secourisme. (rires)
Une qualité pour faire du secourisme ? Il faut de l'empathie et de la motivation, car la formation est très dure. " 

Il aime faire du bateau, du kayak et lire. 

Il n'aime pas les carottes, le chou fleur : " Et je n'aime pas le racisme ! "

Es-tu heureux aujourd'hui ? 
" Oui ! Pourquoi ? Je suis en vacances, tout va bien. " (rires)

Le mot de la fin ? 
" C'est une très bonne démarche, tu as raison quand tu dis que les gens ne se parlent pas dans les transports. Moi je viens de Pau, je suis ici pour les vacances dans ma famille et je suis souvent à vélo, mais quand je viens à Nantes je constate aujourd'hui que dans le tramway les gens s'isolent sur leurs portables. "

Merci Clément et au plaisir de te recroiser dans le tramway.


A.



Bonsoir à tous, 

Cette inconnue du jour est un peu particulière car elle ne m'est pas trop inconnue, en fait. Je l'ai rencontrée hier au bureau : elle vient de Paris pour expliquer des process, leur rôle, une façon de travailler... En réalité je ne sais pas expliquer exactement, parce que je n'étais pas spécialement concerné. En tout cas, on a 'un peu beaucoup' ri à table ce midi, en faisant des blagues plus nazes les unes que les autres, et ils sont partis cet aprem'. Je dis 'ils' car vous ne le voyez pas, mais il y avait une autre personne : Samir, mais qui a refusé la photo.
Bref, je les ai recroisés par hasard dans le tramway et j'ai décidé de leur parler du projet : elle a accepté !

Je vous présente Mélanie, 32 ans.

Dans la vie Mélanie travaille pour une banque à Paris : " Je suis responsable d'une équipe infrastructure qui résout/communique sur les incidents mondiaux de la banque. En quoi consiste mon job ? Je gère à la fois l'équipe mais je suis aussi avec eux, pour les aider dans leur job. Un exemple d'incident que l'on peut gérer, ça te sera peut-être plus parlant : on peut être amené à communiquer sur un incident dans une salle de marché, que ce soit sur l'incident en lui-même, la cause, sa résolution et surtout prévenir/alerter les différentes structures, partenaires et services concernés. 
Si j'aime mon job ? Oui, mais... Oui, il y a un mais ! C'est un super job, mais disons qu'étant plus jeune, jamais je n'aurai pensé travailler pour une banque. A côté de mes études j'ai passé mon BAFA et j'adorais les métiers de l'animation, j'ai donc été animatrice en centre de loisirs, en colonies, etc... J'ai même été directrice d'une colonie de vacances ! Et puis forcément j'étais passionnée de voyages et comme ça coûte cher, que l'animation ça ne paie pas vraiment et bien voilà comment je suis arrivée à travailler dans la banque. " (rires)

Je lui demande de m'apprendre un truc sur son métier ? 
" Le VIGIPROD ! C'est un code couleur qui permet à n'importe qui dans le monde entier au sein de l'entreprise d'identifier s'il y a, ou non, une stabilité dans la production bancaire. Exemple : vert : tout va bien, et noir : plus personne ne touche à rien du tout ou n'envisage un changement majeur ! 
Une qualité pour faire mon job ?
Etre curieux, avoir de la résistance au stress, de la motivation et même si ce n'est pas toujours facile d'être une femme dans des métiers d'hommes... Je trouve notamment dans l'informatique, qu'avoir une femme dans son service c'est ultra positif ! "

Elle aime nager, lire, voyager : " Et j'aime rencontrer des gens, c'est pour ça que ta démarche me touche. "

Elle n'aime pas les gens qui rabaissent ou se moquent des autres pour se mettre en avant, entendre les gens mâcher, la pastèque et le concombre.

Es-tu heureuse aujourd'hui ? 
" Oui ! Pourquoi ? Je me sens sereine, mieux dans ma tête et mon corps que je ne l'ai été il y a quelques années et j'ai de beaux projets en prévision, donc tout va bien. " (rires)

Le mot de la fin ? 
" Merci beaucoup, j'adore ta démarche il en faudrait partout en France des gens comme toi qui parlent aux autres dans les transports en commun !! "

Merci Mélanie, c'était chouette de discuter avec toi, je te souhaite un bon retour à Paris.


A.



Bonsoir à tous, 

Après 2 jours de formation et hier où je n'ai pas pris le chemin du boulot pour cause d'enfant malade, il fallait que je trouve quelqu'un ce matin. Ce n'est jamais évident après une longue pause de remonter en selle, et j'essuie alors quand même 2 refus avant de trouver l'inconnue du jour.

Je vous présente Hélène, 23 ans.

Dans la vie Hélène est intérimaire : " Je viens de terminer mes études et j'ai décroché un poste pour dans une grande banque : j'ai commencé en mai dernier. Je travaille dans un service de paiement de titres et d'actions. Si j'aime ce que je fais ? Etonnemment, oui ! Tu te demandes pourquoi je dis 'étonnement' ? Et bien tout simplement car j'avais des idées arrêtées sur le monde de la banque, je pensais que c'était un milieu strict et austère, qu'il y avait une pression sur tes épaules, etc. Et je me rends compte que je me suis trompée, les gens sont tous sympas, détendus, et sans prise de tête... Je prends vraiment plaisir à venir travailler tous les jours et j'espère décrocher un CDI, qui sait ! "

Je lui demande de m'apprendre un truc sur son métier ? 
" Il y a beaucoup de jargon bancaire, le premier jour où on m'a parlé de mes tâches je pensais que je n'y arriverai jamais ... On me parlait en acronymes et jargon bancaire, j'acquiessais de la tête mais je ne comprenais pas un mot c'était du chinois ! (rires)
Et puis il y a cette facilité des gros montants, au départ on ne voit que des énormes chiffres, des milliers, millions, milliards defiler devant nos yeux, sur nos écrans ou sur des papiers... Et puis là je ne fais plus attention, je vois juste des suites de chiffres, on s'habitue en fait. (rires) Une qualité pour faire mon job ? Avoir un esprit d'analyse, car mon job ce n'est pas seulement appuyer sur des boutons c'est analyser les erreurs, etc. " 

Elle aime dormir, lire, être dehors dans la nature, tous ces événements à Nantes, faire du roller : " Je ne suis pas de Nantes, je suis originaire d'un petit village de 900 habitants dans le Sud-Ouest et j'adore Nantes. Au début ça a été un choc, mais je trouve que cette ville est toujours en mouvement c'est génial car on ne s'ennuie jamais. "

Elle n'aime pas les fruits de mer, le fromage, faire les courses : " Et je déteste le mec qui a inventé cette phrase : le client est roi ! Pourquoi ? Parce qu'à cause de ça les gens sont infects dans le commerce, j'y ai bossé suite à mes études en école de commerce et je trouve que cette phrase permet aux gens de te parler comme une merde. J'avais beau expliquer que ce n'était pas de ma faute s'ils n'avaient pas leur produit dans les temps, et bien je me faisais limite insulter ! Alors que bon, ça change quoi qu'il ait son canapé ou son meuble après-demain au lieu de demain. " 

Es-tu heureuse aujourd'hui ? 
" Oui ! J'ai passé une super soirée hier avec mes amis c'est pour ça que je suis un peu crevée là. (rires) J'aime mon job, il fait beau, j'adore l'été et puis je n'ai pas à me plaindre je suis jeune tout va pour le mieux pour le moment ! " 

Une personne qui t'a marquée dans ta vie ou t'influence encore aujourd'hui ? 
" Une prof de français que j'ai eu pendant 3 ans au collège : Mme Sanchez. Pourquoi elle ? C'était une petite bonne femme, très dure, qui me terrorisait, mais elle a su m'inculquer des valeurs de travail et de réussite. Elle pouvait rester après les cours plusieurs heures avec moi pour me montrer où j'avais faux, afin que je comprenne mieux et que je n'échoue pas... Je pense souvent à elle, à cette volonté de vouloir m'apprendre des choses... Je crois que je ne l'a remercierai jamais assez, en plus elle a été là pour moi à un moment ou c'était compliqué dans ma vie. " 

Le mot de la fin ? 
" La vie a infiniment plus d'imagination que toi ! Je trouve que cette phrase est à la fois belle et triste car parfois la vie t'en fait voir de toutes les couleurs dans le bon et le mauvais sens. " 

Merci Hélène et peut-être à demain à la machine à café, car oui, je ne vous en ai pas parlé en début d'interview mais Hélène travaille au même endroit que moi. Donc nous avons passé un long moment ensemble et ce jusqu'à notre lieu de travail, c'était vraiment une belle rencontre.


A. 


Bonsoir à tous,

Ce matin j’ai laissé volontairement passer un tramway… pourquoi ? Aucune idée, si ce n’est que je n’étais pas spécialement pressé d’aller au boulot ! Bah oui, il y a des jours comme ça.
Et puis, j’aime avoir un quai vide pour pouvoir sauter sur le premier inconnu qui arrive !

Je vous présente Aldy, 33 ans.

Dans la vie Aldy est magasinier/cuisinier : «  Je travaille pour une cuisine d’entreprise mais je ne fais pas que cuisiner, je range les denrées, gère les stocks, etc... J’aime ce que je fais ! Une vocation ? Non pas du tout, mais un choix réfléchi. A la base j’ai suivi des études en informatique à la Réunion - oui je suis réunionnais - mais par faute de trouver du travail, et après avoir enchaîné pas mal d’intérim dans le BTP, j’ai choisi de venir en métropole me former (CAP cuisine) et travailler : cela fait 6 ans que je suis ici. »

J’en profite pour lui demander pourquoi il n’a pas trouvé de travail à la suite de ses études d’informatique ?
« En fait c’est le problème actuel pour pas mal de jeunes, on te demande de l’expérience alors que toi, tu cherches ton premier job pour te faire de l’expérience ! »

Je lui demande de m’apprendre un truc sur son métier ?
« Il faut être organisé et rapide ! Et comme disent les anciens au boulot : il faut taper dedans ! (rires) C’est un métier qui peut être parfois difficile physiquement, dans l’établissement où je suis on sert pas loin de 400 couverts par jour. Pourquoi j’aime ce job ? Tout simplement car j’aime faire de bonnes choses à manger, mon chef aime d’ailleurs travailler des produits frais donc c’est un challenge tous les jours de faire de la cuisine d’entreprise avec de bons produits ! »

Il aime passer du temps avec sa famille et la course à pied – il court une fois par semaine une quinzaine de kilomètres.

Il n’aime pas les cons, les gens obtus d’esprit, les gens faux et malhonnêtes.

Es-tu heureux aujourd’hui ?
«  Même si les fins de mois sont difficiles, je reste optimiste car j’ai vu et je vois des gens qui parfois sont dans des situations pires que la mienne donc tout va bien ! »

Le mot de la fin ?
« Tu vois je descends ici car je bosse là »

Merci Aldy et au plaisir de te recroiser dans le tramway !


A.


Bonsoir à tous,


J’ai retrouvé Allan à l’arrêt Diderot de la ligne 3. Nous avons fait connaissance, c’est plus facile pour partager ce moment ! Sur ses conseils, nous sommes allés à l’arrêt Pont Rousseau de la ligne 2.
C’est fou comme il doit tenir compte de plusieurs paramètres pour que sa demande d’interview soit acceptée.
Nous avons décidé que c’était Allan qui aborderait les gens, car je pense que je n’aurais pas été à l’aise pour expliquer la démarche. Allan a abordé une jeune femme qui était d’accord pour l’interview mais elle ne voulait absolument pas être prise en photo. Nous la laissons tranquille et nous nous retournons pour aborder un jeune homme en train de lire. Il a accepté d’emblée, avec un grand sourire.

Nous vous présentons Matthieu, 24 ans.

Il vient de La Montagne (dans le Sud Loire) où il y a vécu toute son enfance. Il est étudiant en 3è année de Biologie à la Fac de Sciences. Il termine ses examens. Il espère enchaîner sur un Master. A l’issue, soit il retentera Médecine qu’il reprendrait en 2è année, soit il fera de la Recherche.
En parallèle, il est aide-soignant en maison de retraite. Cela fait 3 ans qu’il y travaille les week-ends et vacances. Cela l’a fait grandir sur le plan humain. Il a tenté d’autres emplois, notamment dans la monétique, mais cela ne lui a pas du tout plu.
Il nous dit que c’est très dur de mener de front ses études et un emploi. Mais il a besoin de se sentir utile aux autres, et c’est un peu ce qui lui manque à la Fac. C’est pour cela qu’il aimerait bien retourner en Médecine.

Tu as des loisirs ?
« Je fais de l’escalade et de l’alpinisme et aussi du longboard. Il n’y a pas beaucoup d’endroit avec des pentes à descendre, il y en a quelques-uns à La Montagne. »

Quelle est ta plus grande fierté ?
« J’ai fait un périple dans les Alpes jusqu’à 4000 mètres. C’était tranquille. Tu t’oublies toi et tu fais partie du Tout. On a voulu tenter l’ascension du Mont Blanc mais nous avons dû abandonner car des membres du groupe étaient malades. »

Quel serait ton regret ?
« Je n’ai pas assez travaillé mes cours et je me retrouve au rattrapage des examens.
Il y a eu une réforme et je dois passer un concours pour continuer. J’ai peur de ne pas l’avoir et comme j’ai déjà quelques années de retard dans ma scolarité, cela m’inquiète. »

Qu’est-ce que tu écoutes comme musique ?
« Je suis allé au Hellfest hier et j’ai bien aimé, même si je ne connaissais pas très bien certains groupes. « 

Qu’est-ce qui t’insupporte ?
« Je me pose beaucoup de questions et parfois c’est un handicap. Mais j’aimerais bien que les gens se posent plus de questions parfois, qu’ils aient un esprit critique. »
Il n’aime pas : « Le roquefort, tous ces fromages qui ont un goût fort. »

Est-ce qu’à cet instant même tu es heureux ? Pourquoi ?
« Oui je suis heureux car je vais réviser. »

Par quelle(s) personne(s) as-tu été influencé dans ta vie ?
« Ma copine Lydia qui est douce et patiente. Elle a une telle ouverture sur le monde, que ça remet à sa place. »

Apprends-nous un truc sur ton job :
« Il faut être à l’écoute et très patient avec les personnes âgées.
Il ne faut pas prendre pour soi ce qu’on nous dit car les gens sont désespérés, ils connaissent l’isolement. Quand on demande à leur rendre visite, s’ils disent non, c’est là qu’il faut y aller car ce refus est un appel à l’aide.
Aussi, j’ai appris sur le tas à soulever les personnes et mon dos en a pris un coup. Je n’ai pas eu de formation pour apprendre à le préserver, pourtant il faudrait. »

Si tu avais le pouvoir de changer quelque chose, ce serait quoi ?
« Ce qui fait les guerres, car les gens ont besoin de se rassurer. »

Quel est ton mot de la fin ?
« Ça m’a fait plaisir, cette démarche »

*  *  *  *  *

Je suis très heureuse et fière d’avoir vécu cette expérience. Nous avons le nez penché sur nos livres ou nos téléphones et une simple conversation avec l’autre devient très rare.
Lorsque mon nom a été tiré au sort, je n’y croyais pas car je ne suis pas très chanceuse. J’étais très curieuse et impatiente de vivre ce moment et ne m’y suis pas vraiment préparée. Je comptais improviser selon la personne en face de moi, et j’étais rassurée car Allan était tout près.
Le temps a passé tellement vite ! Je suis bluffée par la grandeur d’âme de cet étudiant travailleur qui, il faut bien l’avouer, m’a touchée.
Rencontrer Allan et Matthieu a rechargé mon énergie à bloc !
Pfiou, quelle belle aventure ! Je souhaite à tous mes successeurs de la vivre aussi intensément.


Anne.