Bonsoir à tous, 

Cela faisait un petit moment que j'essuyais des refus tôt le matin et cette malédiction est enfin levée, merci à mon inconnue du jour. Certes ce n'était pas gagné car se faire interviewer par un inconnu, qui plus est un homme et à 6h45 du matin ... C'est pas gagné au premier abord, haha !!

Je vous présente Cloé, 27 ans.

Dans la vie Cloé est conseillère service usagers pour un grand organisme qui aide des personnes : " En quoi ça consiste mon job ? Je conseille les personnes, ça peut être par téléphone ou via l'accueil physique, sur l'utilisation du site internet. 
Si ça me plait ? Oui carrément, je me sens utile tous les jours, on ne s'ennuie jamais car chaque jour est différent et j'aime être au contact des gens. 
Vocation ? Non pas vraiment, hasard total. A la base j'étais intéressée par la coiffure, la vente et par plein d'autres choses ... Puis j'ai découvert une annonce pour le poste que j'occupe, j'ai postulé et ça fait 2 an et demi que j'y suis. " 

Je lui demande de m'apprendre un truc sur son métier ? 
" On a tendance à a penser que les gens qui viennent nous voir sont tous dans le besoin, alors que non, c'est faux. On reçoit aussi bien des chômeurs, que des étudiants, des ouvriers, des cadres, ... 
Ce qu'il faut pour faire mon job ? Il faut de la patience, de la rigueur, l'esprit d'équipe et de la neutralité. La neutralité c'est important : on ne juge personne, c'est la base. " 

Mon inconnue du jour en dehors de son métier aime les sorties avec ses amis, la course à pied, le shopping et écouter de la musique. 

Elle n'aime pas les brocolis, étendre le linge, les gens lunatiques : " Et ce qui me révolte actuellement, c'est la difficulté à trouver un logement à Nantes. Trop de barrières, trop d'épreuves pour avoir le droit de nous louer un appartement, que ce soit dans le privé ou pour une demande en logement social : 3 mois de loyers, dossiers pharaoniques à fournir, 1 garant, être en CDI - pourtant elle est en CDI... C'est compliqué pour un jeune et je suis dans ce cas-là : je galère ! "

Es-tu heureuse aujourd'hui ? 
" Non ! J'ai eu une soirée très compliquée ... Mais ça va aller mieux, je relativise ! Hier était hier, ... c'est passé. "

Une personne qui t'a marquée ou t'influence encore aujourd'hui ? 
" Une amie qui m'a ouvert les yeux sur pas mal de choses, et par elle j'ai pu sortir un peu de ma réserve : je me sens mieux grâce à elle. "

Le mot de la fin ? 
" On fait notre vie en s'ignorant les uns les autres, c'est bien ce que tu fais de parler aux inconnus !! "

Merci Cloé, au plaisir de te recroiser dans le tramway ou sur le quai !


A.


Bonsoir à tous, 

Enfin !! Après plusieurs journées compliquées pour trouver l'inconnu du jour, la chance m'a de nouveau souri! J'aborde un jeune homme sur le quai à 'Hotel Dieu', il me dit qu'il descend dans 2 arrêts et ne pas encore très bien maîtriser le français. 

Je vous présente Ivan, 23 ans.

Dans la vie Ivan est étudiant : " Je suis espagnol et suis ici avec ERASMUS pour faire mon Master 1 en économie, je suis arrivé en France il y a 2 semaines. Si ça me plait ? Je ne suis pas tout à fait sur en fait. (rires) Disons que j'ai choisi cette filière pour comprendre mieux les enjeux économiques d'aujourd'hui et que j'apprends surtout l'économie générale ce qui ne reflète pas, pour le moment, la réalité. "

Je lui demande de m'apprendre un truc sur son arrivée en France ? 
" Comme je te le disais, je suis en ERAMSUS et j'avais choisi la France ou l'Italie. J'avais une préférence pour la France car j'adore cette langue, d'ailleurs je m'excuse de parler aussi mal. " (rires)

Il aime découvrir de nouvelles choses, écouter de la musique, rire : " J'adore lire et profiter de la vie. "

Il n'aime pas le racisme, les insectes : " Et Macron ! Avec sa phrase stupide qu'il a dite à ce jeune homme comme quoi pour travailler il fallait traverser la rue. "

Es-tu heureux aujourd'hui ? 
" Oui.
- Pourquoi ? 
- Et pourquoi pas ! (rires)
Plus sérieusement, je suis étudiant et j'ai mes préocupations d'étudiants, ça ne va pas être simple tous les jours mais je n'ai pas à me plaindre. " 

Le mot de la fin ? 
" Bizarre ! Surprenant de se faire interviewer ... Je ne m'y attendais pas. " 

Merci Ivan et bonne continuation dans tes études, j'espère que nous nous recroiserons.


A.


Bonsoir à tous, 

Avec mon trajet en chronobus je gagne pas mal de temps le matin et le soir, ce qui me permet de trainer un petit peu en fin de journée sur le quai du tram. Et c'est donc sur le quai de l'arrêt 'Hotel Dieu' que j'ai rencontré mon inconnue du jour, coup de chance pour moi elle avait déjà lu quelques articles de presse à mon sujet ! 

Je vous présente Marylène, 58 ans.

Dans la vie Marylène est secrétaire médicale depuis 41 ans : " J'adore ce métier ; c'est, tu peux le dire, une vocation. A l'époque j'hésitais entre le métier de sage femme ou secrétaire médicale, il faut quand même que je te dise qu'à l'époque j'ai passé le baccalauréat de secrétaire médicale... et oui, ça existait ! (rires)
- Et donc pourquoi as-tu choisi ce métier, qu'est-ce qui te plait ? 
- Le rapport aux autres, la prise en charge des patients, je suis au contact des gens et on créé du lien car on connait leur histoire. " 

Je lui demande de m'apprendre un truc sur son métier ? 
" Et bien ça ! Le rapport humain. Je travaille avec le même chirurgien depuis 29 ans et forcément des patients pour de longs traitements j'en vois passer, parfois pendant plusieurs années, et malheureusement d'autres moins longtemps. Je travaille dans un service où l'on reçoit des patients atteints de tumeurs donc ce sont généralement des traitements longs et on arrive comme ça à créer du lien avec le patient ou avec la famille. Ça doit être un des derniers services de l’hôpital, où l'on crée encore quelque chose avec les patients, et que l'humain prime au détriment du rendement et c'est tant mieux car le rétablissement passe aussi par le rapport humain. Et j'espère pouvoir continuer à dialoguer avec ces patients, ces familles encore longtemps !
Ce qu'il faut pour faire mon métier ? Etre disponible, discrète, avoir du respect envers les patients et savoir être à l'écoute. 
Oui, tu as raison de le souligner parfois c'est aussi dur émotionnellement car je rentre chez moi avec toutes ces émotions et ce n'est pas toujours facile. Mais le lendemain c'est passé et je retourne au travail toujours avec autant de plaisir en espérant pouvoir aider ces personnes. " 

Mis à part son métier elle aime jardiner, écouter de la musique, le basket qu'elle a longtemps pratiqué : " Mais ma grande passion c'est le ski que j'ai découvert un peu par hasard quand j'étais jeune (rires) et donc chaque année j'attends avec impatience d'y aller. " 

Elle n'aime pas le racisme : " Il m'arrive régulièrement d'en voir et ça me fait bondir ! " 

Es-tu heureuse aujourd'hui ? 
" Oui, je suis bien entourée : amis, famille, mes enfants sont heureux et épanouis. Je n'ai besoin de rien d'autre pour être heureuse. Je suis quelqu'un qui voit toujours le verre à moitié plein, plutot que vide ! "

Le mot de la fin ? 
" C'était sympa cette rencontre ! " 

Merci Marylène pour ta bonne humeur, j'espère que nous nous recroiserons.


A.



Bonsoir à tous,

Après un début de semaine catastrophique en inconnu, les refus se multipliant plus vite que la lumière, j'ai été 'ENFIN' chanceux ce soir en sortant du boulot. ( Oui derrière mon inconnu à gauche, c'est là où je travaille ) Même si faire une interview dans un chronobus c'est toujours galère parce que ça bouge beaucoup, j'étais super content que la malédiction soit levée.

Je vous présente Nemni, 20 ans.

Dans la vie Nemni est en intérim : " Actuellement, je suis magasinier sur des chantiers. Une vocation ? Non mais j'essaie des choses ! Actuellement, je mets des sous de côtés et après je me laisse un peu de réflexion concernant vers quoi je souhaite aller. J'ai à la base un baccalauréat STMG, puis je suis allé à la faculté mais je me suis rendu compte que ce n'était pas pour moi, la fac et les études de manière générale : j'avais envie de faire quelque chose concrètement. Tu sais je bosse depuis tout petit, j'ai commencé sur les marchés avec mon père pour lui donner des coups de main le weekend, et ce, dès l'âge de 10 ans. Donc je travaille depuis 2 ans, j'ai déjà essayé tellement de choses... mais je n'ai pas encore trouvé celui qui me passionnera toute ma vie : commercial, vendeur à domicile, les marchés, l'associatif : les restos du coeur, l'aide au devoir, ... et aide à domicile. 
Pour le dernier cité, c'est une micro entreprise que l'on a montée à 4 personnes et qui aujourd'hui perdure encore. C'est juste que je m'en suis retiré car j'avais envie de voir autre chose. Oui, je sais on me dit souvent quand on regarde mon CV qu'on ne me croit pas quand on voit mes expériences. 
- Et donc pourquoi aujourd'hui les chantiers ? 
- J'avais envie d'essayer quelques mois, histoire de voir aussi si ça me plairait ... Pour le moment, même si c'est physique, j'aime bien et après on verra. "

Je lui demande de m'apprendre un truc sur son métier ? 
" Bon là, cette mission d'intérim ça ne fait que 3 jours que j'y suis mais j'ai été surpris par l'ambiance qui règne sur le chantier : détendue. Comme je te disais, j'ai bossé dans le tertiaire l'année dernière en tant que commercial et tout de suite on te met la pression, l'obligation de résultat ... Là c'est le contraire. Attention je ne dis pas qu'on me dit de prendre mon temps, mais on me dit de faire mon job de façon sereine et surtout en sécurité ! 
Une qualité pour faire ce métier ? Il faut avoir de la patience, de la motivation et être toujours de bonne humeur. "

Mis à part son métier mon inconnu du jour aime le sport il pratique le MMA, la boxe anglaise et la musculation : " Mais surtout j'aime organiser des soirées ! On est une bande de potes qui aiment faire des soirées différentes dans lesquelles on kifferait aller, donc on fait des fêtes un peu à l'américaine dans des lieux insolites : chateaux, péniches, ... Et c'est extra ! " 

Il n'aime pas les gens fermés, l'acharnement sur les gens, les légumes de manière générale : " Et l'injustice ! " 

Es-tu heureux aujourd'hui ? 
" Oui. Pourquoi ? Je ne sais pas, tout va bien pour moi, je n'ai pas à me plaindre et je trouve ça cool de parler avec un inconnu. " (rires)

Une personne qui t'a marqué ou t'influence encore aujourd'hui ? 
" Je dirai une personne qui m'a marqué, un ami d'enfance : Merlin. 
- Pourquoi lui ? 
- Nous sommes nés à 3 jours d'intervalles au même endroit et on ne s'est plus quittés jusqu'à nos 14 ans ... On était pourtant différents, pas le même style, pas la même musique mais on passait tout notre temps libre ensemble et je pense que ce sont nos différences qui nous ont rapprochés. Après, il a déménagé ... Entre temps il est revenu vivre à Nantes et on s'appelle de temps en temps. " 

Le mot de la fin ? 
" Merci ! " 

Merci à toi Nemni, au plaisir de te recroiser dans le chronobus ou en soirée qui sait ! En tout cas c'était super intéressant de discuter avec toi ! 


A.







Bonsoir à tous, 

En regardant le site web hier soir, je me suis aperçu que j'avais eu beaucoup de garçons dernièrement en interview, je voulais donc rétablir la balance et partir à la chasse d'une inconnue. Et c'est sur le chemin du retour que j'ai abordé mon inconnue du jour, dans le tramway. Au premier abord, surprise puis amusée elle a accepté de jouer le jeu ! 

Je vous présente Morgane, 22 ans.

Dans la vie Morgane est assistante comptable et logistique : " En quoi ça consiste ? Et bien je vérifie les commandes/devis des commerciaux, ainsi que les factures des fournisseurs. Si j'aime ce que je fais ? Oui carrément ! Ça fait un an que je fais ce job et j'avoue que je trouve ça super de travailler au contact de commerciaux et des fournisseurs : c'est très enrichissant. Même si parfois il faut se battre avec les commerciaux parce qu'ils ont fait des erreurs dans leurs devis auprès de leurs clients. (rires)
Vocation ? Non, du tout ! Le hasard, j'ai fait des études en me laissant porter par la chose, c'est d'ailleurs comme ça que je me suis retrouvée en BTS assistante de gestion. Mais comme quoi le hasard fait bien les choses, parce que je prends plaisir à faire mon travail. " 

Je lui demande de m'apprendre un truc sur son métier ? 
" Ohlala, je ne sais pas quoi t'apprendre ! C'est dur comme question. (rires) 
Avec quoi je travaille ? Et bien un logiciel qui permet de comparer les factures et les devis entre eux. 
Une qualité pour faire mon métier ? De la rigueur et de la patience. " 

Mis à part son métier Morgane aime sortir avec ses amis, mater des séries - actuellement elle regarde 13 Reasons Why - et le basket : " Je ne me rappelle pas pourquoi j'ai choisi ce sport, mais je le pratique depuis l'âge de 5 ans. Cette année est la première où je ne prends pas ma licence, pour cause d'emploi du temps compliqué avec mon travail mais sûrement l'année prochaine ! " 

Elle n'aime pas les gens qui ne sont pas à l'heure, la betterave : " Et je déteste la solitude et rester chez moi à ne rien faire ! " 

Es-tu heureuse aujourd'hui ? 
" Oui ! 
- Pourquoi ? 
- Parce que je parle avec un inconnu dans le tramway et que le temps passe carrément plus vite. " (rires)

Une personne qui t'a marquée ou t'influence encore aujourd'hui ? 
" Mon petit ami : Valentin.
Pourquoi lui ? Parce qu'il est présent pour moi, il me soutient et que j'aime passer du temps avec moi. " (rires)

Le mot de la fin ? 
" Prise au dépourvu. " (rires)

Merci Morgane et au plaisir de te recroiser dans le tramway, passe un bon weekend.


A.

Bonsoir à tous, 

Aujourd'hui, il m'aura fallu 3 refus avant de trouver mon inconnu du jour. De prime abord, il était un peu réticent à l'idée de se laisser photographier mais une fois la démarche expliquée , la confiance s'installe et il accepte.

Je vous présente Jérôme, 24 ans.

Dans la vie Jérôme travaille dans l'informatique : " L'intitulé de mon poste actuellement est ingénieur logiciel. En quoi ça consiste ? Je bosse sur de la conversion de modèles du .UML vers du .XSD, voir du .XML. Ouais, c'est compliqué à expliquer ! (rires) 
Si j'aime ça ? Non pas vraiment. En fait ce n'est pas mon domaine car je suis spécialisé dans l'intelligence artificielle, et après une longue période d'inter-contrat j'ai accepté cette mission ... Mais c'est loin d'être ce que j'aime faire. " (rires)

Je lui demande de me parler de l'intelligence artificielle ? 
" Actuellement ce qui fait le plus de 'buzz' c'est l'apprentissage profond du réseau neuronal. Mais ce que peu de gens sait, c'est que cela existe depuis très longtemps mais sous des formes différentes. Forcément, c'est une technologie puissante, dans l'air du temps et qui fait peur au grand public, mais c'est passionnant ! Après je reconnais que ça pose des questions éthiques et que bien sûr, il faut que l'on se pose ce genre de questions, c'est important ! "

Il aime les jeux vidéo, le basket, le sport en général : " Et j'aime écrire des romans, l'écriture c'est aussi une autre de mes passions. " 

Il n'aime pas l'indifférence et toutes les formes de discrimination.

Es-tu heureux aujourd'hui ? 
" Oui. Pourquoi ? Je trouve que parler avec un inconnu dans un tramway ça change de la routine et je dois bien avouer que ça me rend heureux, une telle démarche. "

Une personne qui t'a marqué ou t'influence encore aujourd'hui ? 
" Ma copine : Carolane.
Pourquoi elle ? Parce que j'aime passer du temps avec elle, discuter, nos moment de réflexion et ses encouragements qui m'aident à avancer dans la vie, elle est toujours de bon conseil : elle est importante pour moi ! "

Le mot de la fin ? 
" Merci. " 

Merci à toi Jérôme et n'hésite pas à me contacter pour ce dont je t'ai parlé dans le tramway.


A.




Hello à tous, 

Je n'ai pas choisi cette image par hasard, vous vous en doutez bien. Vous l'aurez deviné, je parle bien sûr des 5 ans du projet : HAPPY BIRTHDAY l'inconnu du tramway ! J'en profite donc, ce soir, pour vous remercier de me suivre dans mes aventures tramw'esques.

Cette aventure je l'ai un peu commencée par hasard, sur un coup de tête sans savoir si cela marcherait, sans savoir si l'idée nantaise plairait et trouverait ses lecteurs, et surtout sans aucune arrière-pensée. J'insiste sur le fait de m'être lancé sans aucune envie de réussite, car c'est l'essence même du projet : faire ça de façon altruiste.
Et ainsi que je suis parti à la chasse à l'inconnu, et même si ce fût fastidieux, j'ai fini par trouver mon premier inconnu le 3 septembre 2015. Une réussite ! Je parle bien de réussite, car je ne sais pas si j'aurais eu le courage de retenter le lendemain si j'avais commencé par un échec. 

La première année passe, les inconnus se suivent mais ne se ressemblent pas, j'arrive au terme de l'année et pense arrêter comme tout bon projet photo (en général dans la photographie, peu de projets durent plus d'un an, car il faut bien l'avouer ce n'est pas évident de tenir la cadence) ... Mais je n'ai pas pu stopper, j'avais compris quelques temps auparavant que je n'étais plus dans un projet photo-humain, mais bien dans un projet humain-photo.
Cette histoire vous la connaissez, j'en parle régulièrement dans les interviews que je donne dans le cadre du projet et je ne vais pas tout vous répéter. Avec du recul, je dois bien avouer que continuer a été plus que bénéfique pour moi et le projet, quand on voit tout ce qui se passe depuis 5 ans.

Les années suivantes, même dynamique : je prends énormément de plaisir à chasser l'inconnu, la médiatisation est de plus en plus présente et je passe même au 20h de TF1. Moment de fierté dont je me rappellerai toute ma vie. Ce téléphone qui n'arrêtait pas de sonner : la famille, les amis, les connaissances, les collègues, et puis vous, lecteurs : les notifications facebook n'en finissaient plus, la boite mails se remplissait à vue d’œil avec des provenances de France, de Belgique, de Suisse, du Qatar, du Canada, etc... Bref, je ne pensais pas pouvoir dire ça un jour, mais TF1 a bien réussi à donner une dimension folle à mon projet. Après cette étape, il y a eu l'inconnu du Hellfest et c'était aussi un superbe projet... Je suis toujours surpris que l'on m'en parle encore et ça me touche, je me dis que, encore une fois, j'avais vu juste dans mon idée de lutter contre les préjugés. 

D'ailleurs si vous avez des idées de thèmes où il y a des préjugés contre lesquels lutter, je suis preneur. J'en ai quelques-unes que je garde sous le coude, mais je suis toujours à l'écoute de nouvelles idées.

2016 a été aussi mon partenariat avec la marque photo Olympus, je suis extrêmement chanceux de pouvoir bénéficier d'un bon matériel photo gratuitement ; je sais que beaucoup de photographes rêveraient d'être dans ma position et sais donc à quel point je suis gâté. Mais Olympus, ce n'est pas qu'une marque, ça a aussi abouti humainement avec mon ami Thierry que je salue au passage !

Ah oui le "projet" - comme je le cite ce soir - vous avez peut-être noté que je ne parle plus de "blog" mais bien de "projet". Pourquoi ? Et bien pour la bonne raison que je ne suis pas pris au sérieux en disant que je suis blogueur ! Je profite donc de cet anniversaire pour mettre les points sur les 'i', ou les flammes sur les bougies, bordel de m***e !!
J'ai fait de superbes rencontres au travers de cette aventure, mais je dois bien reconnaître que lorsque je sollicite telle ou telle institution pour travailler en partenariat aujourd'hui, on ne me prend toujours pas au sérieux, comme si je n'étais qu'un gosse qui joue avec un smartphone sur snapchat.
Je vais donc me répéter : je travaille dans l'informatique mais je suis aussi photographe, j'ai un numéro SIRET, j'ai des charges ... Et oui, entretenir un projet comme celui-ci pendant autant d'années, et bien ça coûte de l'argent (hébergement du site web, impression des cartes de visites, etc.) J'ai 36 ans et je suis toujours pris pour un guignol par certaines personnes, ce qui a tendance à m'agacer :
" Ah oui ton projet c'est cool, on pourrait travailler ensemble ! C'est payant ? Comment ça ? Bah on se disait que vu que tu fais ça gratos dans le tramway, tu ferais ça gratuitement pour nous. 
- Bah comment te dire ... Oui, bien sûr, je vais venir avec ma voiture, utiliser ma carte bleue pour l'essence, payer un hébergement du site web, faire les photos, faire les retouches pendant 3 heures, la rédaction... et tout ça sur mon temps libre... je signe où ? Non, mais sans déconner c'est une blague ? "
hashtag : #cetaitlaminutecoupdegueule

Plus sérieusement, j'ai un numéro SIRET et suis donc disponible pour vos photos de mariages, séances familles et tout autre projet que vous aimeriez immortaliser. 
hashtag: #cetaitlaminutepromotion

Vous lisez ces lignes, sans doute que vous me voyez à la fois nostalgique et colérique, vous vous demandez quel est mon but? Où est-ce que je vous emmène ? 

Franchement ce projet est magique, j'ai rencontré tellement de gens adorables, fait tellement de belles rencontres, reçu tellement de messages sympathiques, exposé mon travail à Atlantis, réalisé une conférence TEDx à Lyon, ... mais j'ai surtout tissé du lien social dans un lieu qui ne s'y prête pas, et ça franchement c'est magique. 

J'ai toujours dit que j'arrêterai le projet le jour où je ne m'amuserai plus. Je vous rassure, je n'en suis pas encore là ... Je dois bien avouer que l'énergie me manquait avant les vacances d'été. Désormais les batteries sont rechargées, mais jusqu'à quand ? Aujourd'hui, je suis dans une optique un peu différente ... Disons que j'ai envie d'atteindre les 1000 interviews, sachant que je suis presque rendu à 800 - histoire de vous donner une idée d'où on est arrivés - et après je ne sais pas.
Là si vous me demandiez tout de suite une réponse, et bien je vous repondrais cash :
" J'arrête et j'écris un livre. "

Mais comme vous le savez aussi, je suis joueur et je ne suis pas à l'abri de faire une rencontre à la 'Sory', 'Farid', 'Marie-Claude', 'Maxime', etc... Vous savez, ce genre de rencontre qui change votre vie, votre vision de la vie humaine et de la générosité. Je ne serais pas étonné de continuer l'aventure, sachant que je prends tous les jours le tramway pour me rendre au travail. 

Vous voulez un scoop ? Un truc que vous ne savez pas ? Attendez, je réfléchis ! Ah oui, j'ai trouvé : Quand j'ai commencé l'inconnu du tram, c'est ma chérie qui corrigeait mes interviews car j'ai tendance à faire quelques coquilles quand j'écris. Et puis elle en a eu marre, haha ! Donc j'ai continué, mais avec quelques fautes, jusqu'à ce qu'une lectrice 'Marie' me contacte en me disant qu'elle aimait lire les interviews mais qu’elle avait remarqué que ses yeux saignaient à chaque lecture quelques fautes et proposait gentiment de me corriger. Une telle proposition, je ne pouvais pas refuser ! C'est comme ça que Marie est devenue une amie, qui corrige mes interviews chaque jour ... Merci donc aussi à elle ! Merci Mariiiiiiiiiiiiiiiiiiie. 


Bref, 5 ans ça passe vite à vos côtés, c'est super et l'aventure continue hein !

J'en profite aussi pour remercier tous les inconnus car sans eux, ce projet n'aurait jamais vu le jour, et Marie qui corrige mes interviews.


Allan.


Bonsoir à tous, 

Ce soir pour rentrer j'ai sauté dans le chronobus, je suis descendu à Hotel Dieu et comme j'avais un peu de temps j'ai observé les gens passer, déambuler devant moi ... J'adore observer les gens sur le quai et ne pas savoir qui je vais aborder. Un homme avec ses lunettes aux verres un peu fumés passe devant moi, je décide de lui sauter dessus avant que le tramway n'arrive, il accepte : " Je veux bien mais mon français n'est pas très bon, ça ira ?

Je vous présente Rabi, 28 ans.

Je le saurais plus tard dans l'interview mais Rabi est algérien, arrivé en France il y a 2 ans pour trouver du travail : " Je travaille dans le bâtiment, depuis 9 mois, je suis dans la peinture mais sinon je fais du coffrage. Une vocation ce métier ? Pas vraiment, disons que je n'avais pas trop le choix ! (rires) C'est mon père qui m'a dit de faire ce métier, il travaillait dans le bâtiment et donc il m'a obligé et appris tout ce que je sais. Si j'aime ce métier ? Ça dépend, il y a des jours avec et des jours sans, c'est comme ça ... Après je ne sais faire que ça, aussi, alors bon, on s'adapte. " 

Je lui demande de m'apprendre un truc sur son métier ? 
" Quand je fais du coffrage, on travaille souvent en hauteur et la base, la première règle avant de monter travailler c'est la sécurité. On ne part jamais sans avoir toutes les garanties que nous sommes en sécurité, pour ne pas tomber.
Ce qu'il faut comme qualités pour faire ce que je fais ? De la rigueur et être précis. "

Mis à part son métier Rabi aime les animaux, la musique et passer du temps avec ses amis.

Il n'aime pas la méchanceté et le mensonge.

Es-tu heureux aujourd'hui ? 
" Un petit peu, mais ça me fait plaisir qu'un inconnu soit venu me parler sur le quai du tramway ... C'est la première fois que cela m'arrive et c'est très sympa. " 

Le mot de la fin ? 
" Vive la France ! Je remercie ce pays pour qu'il me donne, et je suis fier d'y vivre, même si ce n'est pas simple tous les jours. "

Merci Rabi pour ta bonne humeur et je te rassure, même si tu cherchais parfois tes mots, tu parles très bien français.


A.

Bonsoir à tous, 

Comme vous pouvez le voir la photo est différente de d’habitude, un format portrait au lieu du paysage ... erreur ? nouveauté ? Non ! Je reste sur le format paysage mais c'est juste que j'ai oublié la carte mémoire de mon appareil photo chez moi, haha ! Bref, après avoir m'être confondu en excuses auprès de mon inconnu ... et dégainé mon smartphone en espérant pouvoir faire une photo 'potable', je commence l'interview.

Je vous présente Damien, 30 ans.

Dans la vie Damien est  conseiller  prévention santé : " En quoi consiste mon job ? Pour faire simple je coordonne, et organise différentes actions de prévention. En gros, j'organise et anime des ateliers, auprès des seniors, sur différents sujets tels que bien vieillir, l'activité physique, la nutrition. Si j'aime ce que je fais ? Oui, même si c'est tout nouveau car j'ai commencé il y a 1 mois. Pour tout te dire j'ai repris un Master Santé Publique après avoir exercé pendant plusieurs années le job de coordinateur enfance jeunesse. J'habitais en Normandie, ma conjointe ici ; j'ai donc décidé de la rejoindre et de reprendre mes études. Donc 2 ans de Master, j'écris ma thèse actuellement sur la santé dans le milieu rural, j'ai effectué un stage où je travaille et ils m'ont proposé ce poste. Coup de chance pour moi tout se goupille à merveille : études, thèse, boulot et je vais être papa en décembre. " 

Je lui demande de m'apprendre un turc sur son métier ? 
" Quand j'anime un atelier, peu importe la thématique, il faut savoir s'adapter à son public et le captiver, alors j'ai mes petits trucs à moi et notamment l'humour. 
Ce qu'il faut pour faire mon job ? Comme je te le disais, réussir à capter ton auditoire, avoir une capacité d'expression, de l'empathie naturelle car si tu n'aimes pas les gens, tu ne fais pas ce métier. " 

À part son métier il aime profiter de ses amis et de sa famille, l'actualité qu'elle soit politique ou sportive, et la littérature : " Je dévore littéralement depuis 2 jours le livre d'Olivier Guez : La disparition de Josef Menguele, c'est passionnant. " 

Il n'aime pas les choux de Bruxelles, le manque de naturel de certaines personnes : " Toutes ces personnes qui se donnent un rôle, qui prennent des postures insignifiantes pour se donner un genre. " 

Es-tu heureux aujourd'hui ? 
" Plutôt ! Pourquoi ? Je rentre du boulot, je vais me poser un peu et je vais continuer d'écrire ma thèse. " 

Le mot de la fin ? 
" Merci. " 

Merci à toi aussi Damien et au plaisir de se recroiser dans le tramway un de ces jours.


A.

Bonsoir à tous, 

Ce soir j'ai rencontré un jeune homme à l'arrêt 'Place Viarme', malheureusement ce sera une interview rapide car il descendra dans 2 arrêts et n'aura pas le temps de traîner avec moi quelques instants sur le quai.

Je vous présente Maël, 27 ans.

Dans la vie Maël est sociologue-éducateur : " C'est quoi ? Je m'occupe du développement de politiques de la ville dans le milieu de la jeunesse, pour la ville du Mans. Et je bosse sur ma thèse qui a pour thème la sociologie dans la religion. 
Pour être plus précis, je fais du diagnostic de territoire sur des quartiers prioritaires et on essaie d'identifier les problématiques/sujets afin de monter un ou plusieurs projets. Par exemple, en ce moment je bosse sur le projet du 'genre' garçons & filles ... C'est extrêmement enrichissant. Je travaille pour une association à la loi 1901 et donc en plus d'élaborer des projets, des axes de développement et bien l'autre partie du temps sert à chercher des subventions.  "

Je lui demande de m'apprendre un truc sur son métier ? 
" La deadline d'un contrat de ville dans le cadre du CUCS. 
C.U.C.S : Contrat Urbain Cohésion Sociale. " 

Il aime lire et chercher : " J'aime chercher ! Chercher des rencontres, chercher des informations, chercher des nouveaux lieux, etc. Je suis curieux et j'adore ça. " 

Il n'aime pas l'immobilité.

Es-tu heureux aujourd'hui ? 
" Oui et bien parce que je suis mobile, je fais ce que je veux quand je veux et c'est une chance énorme. " 

J'en profite pour lui demander ce qu'il fait à Nantes, vu qu'il me dit qu'il bosse au Mans ? 
" Je suis venu voir un pote illustrateur qui vit ici à Nantes et là, j'ai mon train à 18h donc je ne traîne pas. "

Le mot de la fin ? 
" Fraise. Pourquoi ce mot ? C'est le premier qui m'est venu à l'esprit. " 

Merci Maël et bon retour au Mans.


A.

Bonsoir à tous, 

C'est après avoir recroisé Malick, un ancien inconnu, que je descends à l'arrêt 'Beauséjour' pour chasser l'inconnu(e) du jour. J'observe quelques instants et aborde une femme qui est assise à côté de moi : " Ah j'ai déjà entendu parler de l'inconnu du tramway. Si j'accepte ? Oui avec plaisir. " 

Je vous présente Nelly-Cathy, 40 ans.

Nelly-Cathy actuellement ne travaille pas, ou plus pour être précis : " Je suis en invalidité suite à un accident du travail. Ce que je faisais avant ça ? Je travaillais dans la restauration et j'aimais ça ! J'ai toujours été attirée par le métier de la restauration parce que pour moi le repas c'est le partage, un moment important dans une journée, ça peut être simple ou élaboré mais le but final est toujours le même : faire plaisir. 
J'ai commencé ce métier à l'âge de 17 ans en apprentissage, toujours passionnée, toujours amoureuse de ce métier ... Une vocation ? Oui, c'est sûr ! Alors oui, aujourd'hui ma situation est compliquée. Même si j'ai accepté l'idée, je t'avoue que ça n'a pas été simple, de ne plus pouvoir exercer mon métier à cause des problèmes de dos et. Mais je garde le moral. 
Est-ce que c'est difficile la restauration ? Je pars du principe que si on aime son métier, ce n'est jamais dur ... En tout cas pour moi. " (rires)

Je lui demande de m'apprendre un truc sur son ancien métier ? 
" Ça ne coûte rien, mais qu'est ce que ça fait plaisir quand un client te remercie pour le repas qu'il a mangé. 
Une qualité pour faire mon 'ancien' métier ? Il faut aimer et savoir recevoir, l'un ne va pas sans l'autre. " 

Nelly-Cathy aime marcher, découvrir de nouvelles choses comme des lieux, des gens, etc, lire, la musique, que ça bouge tout le temps car elle n'aime pas rester statique : " Et j'aime tous les sports d'eau : canöe, kayak, plongée, aviron ... C'est simple dès qu'il y a de l'eau je suis fan ! " (rires)

Elle n'aime pas les incivilités ; le non respect, la méchanceté, l'égoïsme les carottes et les petits pois. 

Es-tu heureuse aujourd'hui ? 
" Oui. Pourquoi ? Il fait beau et même si ça a été dur de savoir que je ne pourrai plus faire mon métier et bien je me suis résolue à me dire que c'était écrit et que je dois de nouveau trouver un métier qui me passionne tout autant ... Bon, c'est quand même pas simple je ne vais pas te mentir. " (rires)

Une personne qui t'a marquée ou t'influence encore aujourd'hui ? 
" Ma Grand-Mère : Suzanne. Pourquoi elle ? Un pilier ! 
J'ai tout appris avec elle : respect, partage, ... Après j'aurais pu décider par moi-même où je voulais aller mais j'ai compris rapidement que ses conseils étaient bienveillants et que c'était pour mon bien. " 
Nelly-Cathy relève le bas de son pantalon et me montre son mollet : " Je me suis même fait tatouer cet arbre avec de longues racines et son prénom au milieu : Suzanne. Ca symbolise tout ce qu'elle représente pour moi. Elle n'est plus là aujourd'hui mais elle n'est jamais vraiment loin, je le sais. " 

Le mot de la fin ? 
" Merci et bonne journée. " 

Merci à toi Nelly-Cathy et au plaisir de te recroiser dans le tramway prochainement.


A. 



Bonsoir à tous, 

Me revoilà, bien reposé, après presque 4 semaines de pause estivale... Et entre nous, j'en avais bien besoin. Bref, c'est au terminus de la ligne 3 (après être sorti du boulot) que j'ai abordé un jeune homme sur le quai : " Ok j'accepte mais je suis conducteur de tramway, ça le fait ? Je commence sur le quai et on terminera dans le tramway, comme ça je laisserai ma porte ouverte et on pourra discuter. "

Je vous présente Hugo, 19 ans.

" Donc tu es conducteur de tramway à 19 ans ? 
- Oui, mais je suis aussi étudiant. Je ne sais pas si tu avais vu qu'ils (ndlr : La Semitan) embauchaient des étudiants pour conduire des trams pendant l'été et les samedis, et bien je fais partie de ces 8 jeunes qui ont postulé et qui ont été pris. Donc je suis en études de notariat (BTS) et je cherchais du travail pour l'été j'ai donc tout naturellement postulé au Quick et quand j'ai entendu que la Semitan cherchait des étudiants j'ai tenté ma chance. Pour la petit histoire on était plus de 400 et ils n'en ont retenu que 8, c'est dingue. 
Surtout qu'en plus, je suis le plus jeune conducteur de la 'Semitan' ! Donc là, je travaille cet été pour un mois et après 1 semaine à chaque petites vacances, plus 3 samedis sur 4 : franchement c'est super top ! 
Ce que j'aime? Déjà, voir l'envers du décor car je suis usager à la base et là, en devenant conducteur, je comprends tellement plus de choses ... Et puis c'est un job étudiant vraiment atypique qui est, sur un CV, je trouve, super gratifiant en terme de responsabilités. 
Et à côté de ça je continue mes études en notariat, et ça me plait moyen. A la base je souhaitais une filière plus immobilière en alternance mais faute d'entreprise j'ai dû choisir une filière un peu par dépit, tout en essayant quand même de rester pas trop loin de l'immobilier et espère donc rebondir par la suite. "

Je lui demande de m'apprendre un truc sur son métier de conducteur de tramway ? 
" 2 trucs qui m'ont surpris : 
- Le temps de parcours, que ce soit d'un bus ou d'un tramway, est géré par un logiciel qui malheureusement ne prend pas en compte énormément de paramètres, comme une voiture qui est en travers des rails, une personne qui bloque les portes, etc. Ca peut donc être très stressant parce qu'il faut suivre la cadence et ne pas mettre les autres tramways derrière en retard car tout peut aller crescendo rapidement. 
- Le comportement des gens qui ne se rendent pas compte qu'ils se mettent en danger en traversant devant un tramway, en courant, en ayant leur casque de musique sur leurs oreilles ... Je conduis quand même un véhicule de 52 tonnes et que je ne peux pas arrêter comme je veux, il me faut une certaine distance avant de m'arrêter. 
Ce qu'il faut comme qualités pour faire mon job ? Etre calme, gérer ses émotions et son stress, être vigilant, savoir anticiper le comportement des usagers en permanence. " 

A part son métier et ses études, Hugo aime les sorties avec les copains, sa ville Nantes qu'il découvre de plus en plus en conduisant des tramways : " Mais ma grande passion c'est le foot ! Je supporte le FCN parce que je suis nantais et que je suis nostalgique de la grande équipe nantaise mais j'aime toutes les équipes qui offrent du beau jeu. Je suis licencié du club d'Orvault Sport et même si je n'ai plus le temps, j'aimais entraîner les petits au foot. " 

Il n'aime pas le jugement hâtif, les gens qui se regardent d'un mauvais oeil, les fruits de mer : " Et même si je suis un peu flemmard, je n'aime pas rester à ne rien faire ! " 

Es-tu heureux aujourd'hui ? 
" Oui, je n'ai pas à me plaindre. J'ai un super taf, je suis en vacances quand même, je fais ce que je veux : je me sens libre et ça c'est plutôt cool. " 

Une personne qui t'a marqué ou t'influence encore aujourd'hui ? 
" Mon deuxième grand-frère : Théo. Pourquoi lui ? J'adore mes 4 grands frères, mais Théo m'a énormément influencé et on partage pas mal de trucs. J'ai 4 grands frères qui ont 42, 38, 25 et 23 ans. J'ai une famille exceptionnelle, je pense que je n'aurai pas été le même sans eux, ce sont mes modèles. "

Le mot de la fin ? 
" Un plaisir de t'avoir rencontré, et si un jour tu me vois dans le tramway vient toquer à la porte de la cabine, ça fait toujours plaisir de discuter. " 

Merci Hugo et bonne continuation pour la suite.


A.