Bonsoir à tous, 

Ce matin quand je suis arrivé sur le quai du tramway c'était blindé de gens, c'était trop compliqué d'aborder quelqu'un. J'ai donc décidé d'attendre le prochain tramway qui arrivait 6 minutes après, et de voir qui se passerait sur le quai. Une jeune fille approche alors, se positionne pas trop loin de moi et fixe son téléphone : je l'aborde, elle accepte avec un peu de méfiance.

Je vous présente Laurine, 17 ans.

Dans la vie Laurine est lycéenne : " Je suis en 1ère ST2S (Sciences et Technologies de la Santé et du Social). En quoi ça consiste ? C'est lié au médical. Une vocation ? Oui, tout à fait ! J'ai depuis longtemps su que je voulais faire ça comme métier, je souhaite devenir infirmière puéricultrice. Mes parents sont tous les 2 infirmiers, et j'aime être au contact d'enfants donc c'était une évidence pour moi. "

Je lui demande de m'apprendre un truc sur ses études ? 
" La paraplégie : C'est la paralysie plus ou moins complète des deux membres inférieurs. 
Une qualité pour faire mes études ? Je dirais qu'il faut aimer le travail en équipe. " 

Elle aime les sorties avec ses amis, le sport - elle pratique la natation depuis l'âge de 8 ans, les voyages - son dernier voyage était la Malaisie : " C'était super chouette ! Là bas les gens sont souriants, accueillants, avenants... Ce n'est pas comme ici tout le monde fait la tête ! " (rires)

Elle n'aime pas les inégalités, les cours de biologie et le navet. 

Es-tu heureuse aujourd'hui ? 
" Oui ! Je suis bien entouré (famille/amis), tout va bien pour moi. " 

Une personne qui t'a marquée ou t'influence encore aujourd'hui ? 
" Ma mère : Dominique.
Pourquoi elle ? C'est un exemple pour moi. Elle a perdu son papa jeune et a toujours su se relever, elle ne baisse jamais les bras et ce, peu importe la situation : j'aimerais être comme elle plus tard. " 

Le mot de la fin ? 
" Il faut ne pas avoir peur d'aller vers les autres ! " 

Merci Laurine d'avoir joué le jeu de l'interview, même si j'ai bien vu que tu n'étais pas très rassurée et que tu ne savais pas trop dans quoi tu t'engageais avec un parfait inconnu ! 
Au plaisir de se recroiser.



A.



Bonsoir à tous, 

Ce matin j'ai abordé un homme un peu en retrait du quai en train de fumer sa cigarette, je décide de l'aborder : il accepte, mais descend dans 2 arrêts, ce sera donc une interview éclair haha !

Je vous présente Christophe, 47 ans.

Dans la vie Christophe est formateur : " Je suis formateur dans l'informatique pour tout ce qui concerne la bureautique, les logiciels tels qu'ACCESS et les réseaux sociaux auprès de tout public. C'est d'ailleurs le point positif de mon boulot : je rencontre des gens de tous milieux, de tous horizons et ça c'est extra ! "

Je lui demande de m'apprendre un truc sur son métier ? 
" Je fais partie d'une SCOP : une société coopérative et participative. On a monté ça avec des potes suite à notre licenciement économique de notre précédente entreprise. 
Pourquoi ce statut ? Parce qu'il n'y a pas de chefs, un homme = une voix, on a tous notre mot à dire et la vie est beaucoup plus agréable. Chaque décision est prise d'un commun accord et de façon libre, c'est l'intérêt collectif qui prime. 
Ce qu'il faut pour être un bon formateur ? Je dirais aimer le côté théatral, j'aime jouer avec les gens pour capter leur intérêt, il faut que ce soit vivant sinon c'est chiant ! " (rires)

Il aime faire de la photo - les portraits, les jeux vidéo - en ce moment il joue à 'PREY', les balades : " Et j'aime aller dans les troquets à la rencontre des gens, m’asseoir et voir ce qu'il va se passer en discutant : faire des rencontres, c'est exceptionnel. " 

Il n'aime pas l'indifférence, l'intolérance et le racisme ambiant. 

Es-tu heureux aujourd'hui ? 
" Oui ! Pourquoi ? Parce que je sais où je vais. 
- Et tu vas où ? 
- Au taf ! Et ça me rend heureux tout simplement, je sais que je vais passer une bonne journée ça me suffit. " 

Le mot de la fin ? 
" Bonne journée et bon courage pour la suite. "

Merci à toi Christophe et au plaisir de te recroiser dans le tramway !


A.


Bonsoir à tous, 

C'est sur le chemin du retour que j'ai décidé de partir en chasse, juste après être allé boire un coup avec un ancien inconnu : Guillaume. Et après un premier refus sur le quai à Hotel Dieu, j'ai décidé de laisser passer le tramway qui arrivait en espérant avoir plus de chance quelques instants plus tard. Et c'est exactement ce qui s'est passé !

Je vous présente Bernard, 49 ans.

Dans la vie Bernard est dans l’événementiel : " J'organise des soirées, des concerts, des concepts, et cela depuis plus de 20 ans dans la région. J'adore ce que je fais ! Si j'avais voulu bien gagner ma vie je n'aurais pas choisi ce métier mais je m'éclate donc c'est le plus important ! (rires) Je prends plaisir à rassembler les gens, à organiser en amont un événement et que ce soit musical ou non, le plaisir c'est de partager. Je bosse principalement avec des bars, des clubs ou dans des lieux précis. " 

Je lui demande de m'apprendre un truc sur son métier ? 
" Il faut savoir écouter tout le monde : le client, les gens qui viennent, les musiciens, les festivaliers, etc. L'écoute c'est primordial pour que l'événement se passe le mieux possible. Et puis c'est un job très agréable mais qui peut être stressant, fatiguant, usant mentalement... Il faut bien récupérer et se préparer avec une soirée par exemple. " 

Il aime les balades avec son chien 'Looping', passer du temps avec ses amis, faire la fête : " Et avec des amis, il y a déjà quelques années, on a acheté un petit voilier en commun et j'adore faire des sorties en mer avec les potes ! " 

Il n'aime pas les cons, la bêtise humaine, le jugement hâtif et les choux de bruxelles.

Es-tu heureux aujourd'hui ? 
" Oui. Pourquoi ? Et bien parce que je ne suis pas malheureux ! " (rires)

Une personne qui t'a marqué ou t'influence encore aujourd'hui ? 
" Il y en a beaucoup ! Des potes, des gens connus comme Desproges ou Coluche. J'ai rencontré Desproges une fois dans ma vie ; et puis Coluche pour les restos du Coeur, c'est quand même un exemple pour beaucoup je pense. " 

Le mot de la fin ? 
" Enchanté de t'avoir rencontré. "

Merci Bernard et au plaisir de te recroiser dans le tramway ou dans une soirée !


A.


Bonsoir à tous, 

Ce matin c'est à l'arrêt '8 Mai' que j'ai rencontré mon inconnu du jour, il a tout de suite adhéré au concept et s'est prêté volontiers à l'interview : " Bon je rentre seulement de soirée et je n'ai qu'un arrêt, mais s'il le faut on peut rester sur le quai ! "  

Je vous présente Jordan, 24 ans.

Dans la vie Jordan est en CFQ Barman : " C'est quoi la CFQ ? Certification Qualification Professionnelle pour devenir barman, mais c'est tout récent j'ai commencé hier ! On a passé la journée et puis avec les autres personnes de la formation on s'est tout de suite bien entendu et on a fêté ça hier soir ... Et là je rentre simplement ! " (rires)

Je demande à Jordan de me parler de son parcours pro. 
" J'habite Nantes depuis 4 mois, je viens de Vendée et à mon arrivée ici j'ai fait un stage pole emploi dans 2 bars et ça a été le déclic. J'ai adoré ce métier, le contact avec les gens, le côté festif, ça bouge, on me fait confiance et surtout on se fout de mes origines et de ma couleur de peau !
Pour tout te raconter j'ai bossé dans le bâtiment (maçonnerie) et à l'usine avant de trouver cette formation. Et  j'ai été dégoûté par mon expérience dans le BTP, j'ai été humilié, insulté et on me donnait les pires trucs à faire alors que d'autres ne foutaient rien... Une expérience qui m'a profondément marqué et je ne pensais pas qu'en 2017 on pouvait se faire insulter de 'bougnoule' ! Surtout que la maçonnerie j'aimais ça mais je crois que le BTP dans les campagnes que tu sois métisse, noir ou d'une quelconque origine c'est faire face à ce genre d'insultes gratuites et traumatisantes. " 

Il aime faire du sport - course à pied et un peu de musculation, et le cinéma : " J'adore les films d'horreur ! " 

Il n'aime pas les préjugés et le racisme. 

Es-tu heureux aujourd'hui ? 
" Totalement ! Je fais enfin un truc qui me passionne et même si j'ai quelques verres dans le nez je trouve super cool ce que tu fais. " 

Une personne qui t'a marqué ou t'influence encore aujourd'hui ? 
" Mon père : William. Pourquoi lui ? C'est un exemple pour moi, il a toujours été là, même quand pour lui c'était compliqué et je l'en remercie ! " 

Le mot de la fin ? 
" Ça fait plaisir de parler avec un inconnu de bon matin et même quand on a fait la fête et que j'ai envie d'aller me coucher. " (rires)

Merci Jordan et au plaisir de te recroiser dans le tramway ou dans un bar.


A.

Bonsoir à tous, 

Ce matin c'était la reprise après 15 jours sans interview et je n'ai pas trop perdu la main, tant mieux pour moi haha ! Parfois, quand je stoppe trop longtemps j'ai du mal à trouver mes mots, je peux bafouiller un peu et oublier ma façon d'accrocher... Mais pas ce matin ! Bref, j'ai abordé une femme qui, une fois que j'avais expliqué la démarche, a décidé de faire confiance à un parfait inconnu.

Je vous présente Ariane, 50 ans.

Dans la vie Ariane est chargée de clientèle : " Je réponds aux clients, que ce soit par téléphone, mail ou courrier. Si ça me plait ? Plus ou moins, disons que j'ai aimé ce que je faisais et qu'aujourd'hui ce n'est plus comme avant. Pourquoi ? Les conditions de travail se dégradent, on nous met la pression, on nous demande de faire toujours plus, avec moins de moyens, moins de personnel et ceux qui partent à la retraite ne sont pas remplacés... Aujourd'hui, ça devient difficile. "

Je lui demande de m'apprendre un truc sur son métier ? 
" Le développement commercial : c'est un terme que je déteste. En gros on nous oblige à vendre des services, de plus en plus de choses, alors que moi je ne fais pas ce métier pour ça, à la base ce n'était pas comme ça. On aidait les gens, on les conseillait... Et ce n'est pas dans le jargon de la direction : il faut VENDRE ! 
Une qualité pour faire mon métier ? Il faut avoir de la patience. C'est assez étrange que je te dise ça, car c'est ce que l'on me reproche. Oui, tu as bien compris, c'est un métier pas simple tous les jours, où l'on doit être patient et écouter le client mais oui, on me reproche de trop prendre mon temps et de ne pas suffisamment vendre.  "

Elle aime faire du vélo, faire de la marche, lire, rire, jardiner... Toutes ces activités lui permettent de décompresser : " J'aime aussi créer des diaporamas pour des amis, de la famille. J'aime bien assembler, faire des montages sur mon ordinateur en mettant de la couleur, des photos, de la musique, etc. J'aime créer ! " 

Elle n'aime pas les choux de bruxelles, les épinards, la jalousie : " Et cette société actuelle qui précarise de plus en plus de jeunes, ça : ça me révolte au plus haut point ! " 

Es-tu heureuse aujourd'hui ? 
" Franchement, je rentre de congés, je vais au boulot et comme tu l'imagines je ne suis pas spécialement emballée. " (rires)

Une personne qui t'a marquée ou t'a influencée ? 
" Pas spécialement à vrai dire. Je ne m'identifie pas trop aux autres, je laisse glisser et je ne m'en porte pas plus mal. " (rires)

Le mot de la fin ? 
" J'espère que 2018 sera une belle année et qu'il y aura de moins en moins de précarité ... Même si je n'y crois pas trop ! " 

Merci Ariane et au plaisir de te recroiser dans le tramway.


A.

Bonsoir à tous, 

Je reprends le blog demain après 15 jours sans interview en cette période de fêtes de fin d'année. J'en profite donc pour vous souhaiter à tous une bonne et heureuse année 2018 et pour vous parler du blog, de ce qu'il s'est passé en 2017 et ce qu'il se passera lors de cette prochaine année.

On commence par 2017, encore une année bien riche humainement mais surtout marquée par l'incroyable rencontre avec mon ami SORY qui a déclenché ce fabuleux mouvement de solidarité sur twitter... solidarité qui aura même donné lieu à un article de presse : ici. Et surtout par ses mots lors de nos retrouvailles, qui m'ont profondément touché et qui m'ont fait encore plus prendre conscience de ma démarche et de ce projet un peu fou qui aura 5 ans en septembre prochain. 

Et oui, le 2 septembre 2018 le blog aura 5 ans : 5 ans d'interviews, de rigolades, de coups de gueule, et surtout 5 ans de rencontres, et ça c'est super cool, non ? 

J'ai beaucoup de chance dans ce projet, car même si cela fait 5 ans que je me dis que je devrais faire un dossier de presse afin de faire connaitre le projet encore un peu plus, afin que d'autres se l'approprient dans d'autres villes, et bien même sans ce dossier, on parle encore du projet dans les médias.
De cette année je retiendrai l'article du 'Nouvel OBS' (ici), qui a entendu parler du projet en faisant des recherches Internet sur les rencontres humaines. Comme quoi, tout peut arriver par hasard ! Mais oui, je le sais, un jour je ferai un dossier de presse ... Qui s'y connait et souhaite m'aider ? 

En 2017, j'ai aussi frôlé l'idée de pouvoir rencontrer Marie Dinkle avec un inconnu qui me disait la connaitre. Est-ce qu'en 2018 cette rencontre sera possible ? Je l'espère ! 
On monte une équipe de recherche ?

Mais s'il y a bien un truc que j'ai adoré cette année c'est de vous avoir invités avec moi chasser l'inconnu chaque mois. Même si durant novembre et décembre je n'ai pas pu le faire à cause de mes changements professionnels, je ne compte pas m'arrêter là et essayer de vous amener avec moi en 2018. Je vais sûrement arrêter le tirage au sort, et essayer de trouver une façon différente pour vous faire participer. 

Pour 2018, comme je ne sais jamais de quoi sera faite l'année et comme je le dis à chaque fois : je ne prévois jamais rien, arrivera ce qui arrivera ! Mais comme je suis sympa et que j'ai une vague idée des choses qui peuvent arriver et bien je vous annonce qu'en 2018 il y aura au moins une seconde exposition de l'inconnu du tramway à Nantes.


En tout cas, merci de continuer à suivre l'inconnu du tramway et bonne année 2018 ! 



Allan.







Bonsoir à tous, 

Ce matin j'ai décidé de descendre à l'arrêt 'Place Viarme', après avoir essuyé le refus d'une jeune femme je décide d'aller aborder un homme plus loin sur le quai : il accepte !

Je vous présente Anass, 30 ans.

Dans la vie Anass est en recherche d'emploi : " J'ai de multiples choix qui s'offrent à moi et je suis un peu en réflexion sur la direction à prendre, dans quoi m'engager. Je suis prof de français en lycée pour des établissements privés ou rédacteur dans la communication. Je viens de terminer un MASTER dans l'information et la communication. Je pensais que ce MASTER parlerait plus d'un truc qui me passionne : le marketing digital, mais en fait non, pas trop ! Donc je me forme en autodidacte aux outils tels qu'illustrator et photoshop. 
J'ai quand même un parcours atypique, j'ai suivi un cursus littéraire, puis j'ai été rédacteur en freelance et aujourd'hui je me cherche encore. " (rires)

Je lui demande de me parler du job de ses rêves ? 
" Idéalement, je crois que je souhaite enseigner, j'adore transmettre, j'aime l'approche pédagogique, analyser les besoins des élèves donc je pense que je vais m'orienter vers cette voie professionnelle plutôt que la communication ! " 

Il aime l'Art sous toutes ses formes, écrire de la poésie, la musique : " Je joue de la guitare, j'ai d'ailleurs enseigné un peu ! " 

Il n'aime pas : " Mis à part les oignons, le reste je m'en fiche, je ne suis jamais dans le jugement ! " 

Es-tu heureux aujourd'hui ? 
" Oui ça va ! Pourquoi ? Et pourquoi pas ! " (rires)

Le mot de la fin ? 
" Je ne sais pas trop quoi te dire là ! Carpe Diem, ça te va ? " (rires)

Merci Anass et au plaisir de te recroiser ; bonne chance pour tes recherches.


A.


PS : Je vais profiter de ma famille la semaine prochaine, car même si je n'ai pas de vacances cet hiver, et bien je n'ai pas envie d'écrire le soir pendant les vacances de Noël ! Je suppose que vous me comprenez ? En tout cas, je vous souhaite à tous de très bonnes vacances de fin d'année... Et le premier qui me dit : " A l'année prochaine !! " Risque de passer un sale quart d'heure ! HAHAHAHA


Bonsoir à tous, 

Ce matin j'ai abordé un jeune homme sur le quai du tramway et ça a 'encore' fonctionné du premier coup, comme quoi le mauvais début de semaine est déjà loin derrière moi !

Je vous présente Pierre, 20 ans.

Dans la vie Pierre est en CAP menuiserie : " J'ai découvert ce job un peu par hasard et je dois dire que c'est vraiment ça que j'aime faire ! En plus, je trouve que c'est un diplôme utile et qui m'offrira pas mal de débouchés surtout pour un jeune de 20 ans qui n'a pas trop d'expérience dans la vie active. "

Je lui demande ce qu'il faisait avant, étant donné qu'il a 20 ans et qu'il commence seulement son CAP : " J'étais jeune quand j'ai arrêté l'école, c'était à la fin de la troisième ! Après je me suis cherché, oui tu peux le dire : j'ai glandé. Après j'ai fait mon service civique dans un EHPAD, c'était super intéressant mais l'ambiance entre collègues m'insupportait, j'ai préféré arrêter. Et puis j'ai rencontré un conseiller en orientation, qui m'a dirigé vers ce métier et ça a été le déclic. J'ai suivi un stage dans l'association 'Quai 2 L'île', et découvrir l'atelier, les outils, l'odeur du bois et les différentes essences de bois m'ont fasciné. " 

Je lui demande de m'apprendre un truc sur son métier ? 
" Hier, j'ai utilisé un peigne sur ma toupie pour faire une rainure c'était chouette ! 
Une qualité pour faire mon job ? La minutie. " 
Pierre me montre alors des photos du peigne et de la toupie pour que je comprenne mieux ce dont il me parle.

Il aime le cinéma, les randonnées, marcher, prendre le temps et ne pas se sentir oppressé : "  Sinon je fais partie d'une association qui aide les personnes en précarité, ça s'appelle 'action froid' . On fait des maraudes auprès de SDF. "

Il n'aime pas conduire, les faux culs : " Et je n'aime pas le fromage ! Un truc qui me révolte ? Quand il y a énormément de fromage ! " (rires)

Es-tu heureux aujourd'hui ? 
" Je suis malade, j'ai peu dorm, mais ouais ça va plutôt pas mal ! Pourquoi ? J'avance bien sur le meuble sur lequel je bosse et je sais que ma journée va être cool. " (rires)

Le mot de la fin ? 
" Antilope ! Hier soir on a eu un délire avec un pote à moi et on a déliré sur ce mot, c'est donc le premier mot qui me vient à l'esprit. " 

Merci Pierre et au plaisir de te recroiser dans le tramway.


A.





Bonsoir à tous, 

Ce matin dans le tramway c'était pas mal blindé et donc difficile d'aborder quelqu'un. J'avais donc décidé de faire l'interview sur le chemin du retour ... Et puis en attendant le bus 50 à Sillon de Bretagne, je me retrouve seul sur le quai avec une jeune femme, je décide donc de l'aborder : elle accepte facilement surtout que j'ai interviewé un de ces amis il y a déjà quelques temps ! 

Je vous présente Angie, 33 ans.

Dans la vie Angie est en reconversion professionnelle : " Depuis lundi dernier je suis une formation pour être conseillère dans l'assistance téléphonique et c'est vraiment sympa ! Je travaillerai auprès de mutuelles/assurances et donc auprès de gens pour les aider, les conseiller.
Ce que je faisais avant ? Je travaillais auprès de personnes handicapées, aussi bien par handicap physique que moteur, c'était un boulot génial : je me sentais utile. Mais suite à des problèmes de santé, j'ai dû me reconvertir, donc quand je suis allée à Pole Emploi, je voulais un job dans l'assistance aux personnes mais à distance, car mon corps ne me permettait plus d'être physiquement à côté d'eux. Je suis donc très contente de cette formation car je vais pouvoir continuer à me sentir utile pour les autres ! " 

Je lui demande de m'apprendre un truc sur son métier de conseillère à distance ? 
" En formation on nous apprend à travailler avec différents logiciels, mais aussi à être à l'écoute de l'autre : on nous apprend par exemple à conseiller la personne, à l'écouter mais aussi à avoir un point de vue et à l'affirmer.  " 

Elle aime tout ce qui touche au culturel (musique, expo, etc.), passer du temps avec mes enfants et les soirées soundsystem : " Ca fait un an que je suis à Nantes, je viens de Grenoble et les soirées reggae/soundsystem il n'y en avait pas, alors je revis ici ! " (rires)

Elle n'aime pas les abats, le non-respect et l'égocentrisme. 

Es-tu heureuse aujourd'hui ? 
" Oui ! Pourquoi ? Et bien parce que je suis ravie de cette nouvelle vie qui s'offre à moi, heureuse d'avoir cette formation, je n'ai pas de raison de me plaindre, tout va super bien ! "

Une personne qui t'a marquée ou t'influence encore aujourd'hui ? 
" Nelson Mandela. Pourquoi lui ? Pour tous ses combats, pour ses actions pacifistes... Un sacré modèle pour les hommes. " 

Le mot de la fin ? 
" L'important n'est pas de convaincre mais de donner à réfléchir ! "

Merci Angie et au plaisir de se recroiser à l'arrêt de bus !


A.



Bonsoir à tous, 

Ce matin, comme hier d'ailleurs, j'ai bien galéré pour trouver l'inconnu du jour ! J'ai essayé différents arrêts de tramway, abordé des gens dans les rames... mais rien n'y faisait ! Je commençais à être court niveau horaire pour aller au taf mais je décide de faire une dernière tentative à l'arrêt 'Beauséjour' et coup de bol ça fonctionne !

Je vous présente Georges-Antoine, 48 ans.

Dans la vie Georges-Antoine est ingénieur conseil en éclairage public : " Travailler dans le conseil en éclairage public, c'est conseiller les communes sur des gros projets d'éclairages public sur différents thèmes comme la rénovation de l'éclairage, l'économie d'énergie, la préservation de la faune, la lumière bleue, etc. J'aime ce que je fais, et encore plus depuis que j'ai quitté mon ancienne boite ou le stress était permanent ! Aujourd'hui, il n'y a presque plus de stress et je me porte beaucoup mieux. Et puis aujourd'hui je travaille sur des projets super intéressants et je voyage beaucoup, ça c'est cool : je reviens d'Outre-Mer j'ai de la chance ! " 

Je lui demande de m'apprendre un truc sur son métier ? 
" Quand on rénove une rue on ne s'occupe pas que de changer les lumières, il y a énormément de paramètres à prendre en compte, notamment si c'est une rue utilisée par des voitures. Il faut réussir à créer un éclairage uniforme pour ne pas fatiguer les yeux de l'automobiliste, et pour qu'il réussisse à bien voir tout ce qui s'y passe ! Et puis, autre point : on conseille au sujet de l'éclairage les communes qui ne sont pas du tout conseillées par les grandes entreprises. Celles-ci ne voient que leur porte monnaie et perturbent la faune aux alentours : l'éclairage attire les oiseaux ou bête en tous genres ou empêche les poissons de dormir ... 
Ce qu'il faut comme qualité pour faire mon job ? Il faut aimer le contact avec les gens, aimer les nouvelles technologies et il faut beaucoup de rigueur. " 

Il aime voyager, les jeux vidéo - en ce moment il joue au dernier Assassin's Creed -, faire de la veille technologique sur son métier concernant les nouvelles ondes, les nouveaux wifi et lumières bleues : " Comme tu le sais, on va de plus en plus vers des objets connectés et ce même dans l'éclairage ; et je dois dire que ça me passionne, toutes ces technologies nouvelles. Donc je m'informe énormément. "

Il n'aime pas la cervelle, être enfermé dans un cadre professionnel : " Et j'ai un très gros problème avec l'autorité ! Je travaille sur moi, mais ce n'est pas facile ! " (rires)

Es-tu heureux aujourd'hui ? 
" Oui ! Pourquoi ? Parce qu'aujourd'hui, je n'ai plus de stress lié au travail et ça me fait vraiment du bien. Parce que je gagne bien ma vie, même si j'aimerais toujours en avoir un peu plus, et parce que je voyage pas mal... Je n'ai donc aucune raison de me plaindre, je m'estime chanceux ! "

Le mot de la fin ? 
" Ça fait plaisir de voir que l'on arrive à se parler encore aujourd'hui et même dans un tramway, c'est sympa ce que tu fais ! "

Merci Georges-Antoine et à une prochaine dans le tramway.


A.


Bonsoir à tous, 

Ce matin j'ai rencontré mon inconnu du jour sur le quai du tramway à Commerce, quand je l'ai abordé il m'a tout de suite souri et a accepté sans souci de parler avec moi et de se faire photographier : " Avec plaisir j'accepte ! "

Je vous présente Eric, 40 ans.

Dans la vie Eric est technicien poseur vitrage : " Je m'occupe de réparer le pare brise d'automobile. Si j'aime mon métier ? Ça déchire carrément (rires), j'adore mon travail !  Une vocation ? Non le hasard total car à la base j'étais peintre carrossier, j'en ai eu marre de ce métier je voulais changer mais surtout, je voulais rester dans l'automobile : les voitures c'est ma passion depuis toujours. 
A un moment de ma vie j'en ai eu marre de la peinture, ça devenait de plus en plus difficile de pratiquer, les peintures évoluaient de plus en plus... On me demandait de devenir chimiste à la fin et ça ne me faisait plus rêver. Donc je suis allé voir Pole Emploi, j'ai expliqué ma situation et on m'a parlé de faire une formation de 4 mois : j'ai accepté ! Attention, c'est pas simple comme formation, il y a un diplôme à passer sans ça tu ne peux pas travailler dans mon domaine et je suis fier d'avoir réussi j'ai même eu 91/100 ! "

Je lui demande de m'apprendre un truc sur son métier ? 
" Quand on démonte le pare brise on utilise une machine sur pivot qui va découper de l'intérieur : easywire. Ce qu'il faut comme qualités pour faire mon métier ? Il faut être soigneux, attentif et surtout ne jamais brûler les étapes ! "

Il aime passer du temps avec ses enfants - 17 ans, 12 ans et 11 mois, la moto et les voitures bien évidemment : " Je fais partie d'un club Volkswagen, moi le passionné de GOLF 1, 2, 3 et 4 ! Et je fais de la course automobile avec la FFSA ( Fédération Française de Sport Automobile), je gère les runs de départs arrêtés et accessoirement je pilote aussi mon petit bolide de 800 cv : une Golf 1. C'est un petit bijou que j'ai monté et assemblé moi même, aidé de quelques amis. "

Il n'aime pas l'hypocrisie, les faux culs, les brocolis, les guerres : " Et démonter les pare brise de la Nissan Cube ! C'est une saloperie cette voiture, rien ne marche comme on veux ! " (rires)

Es-tu heureux aujourd'hui ? 
" Tu sais tous les jours il y a 2 choses qui me rendent heureux : 
1 - Aller au travail
2 - Chaque soir retrouver mes enfants et passer du temps avec eux ! 

Une personne qui t'a marqué ou t'influence encore aujourd'hui ? 
" Mon Grand-Père : André. Pourquoi lui ? Il m'a tout appris, moi qui ai grandi sans vrai père ! Enfin j'en ai un, je ne l'ai jamais connu il a été incarcéré quand j'avais 2 ans, il a prit 25 ans, forcément ça calme. Il n'a jamais endossé le rôle de père mais il a toujours été de bon conseil avec moi, il m'a transmis ses valeurs, ses passions comme la pêche et surtout sa voiture : sa GOLF 1. Tu comprends que c'est cette voiture que j'aime le plus au Monde parce que c'est à lui, et tu comprendras aussi qu'à sa mort je n'ai pas été bien, j'ai touché le fond, le moral à 0 ... voire pire ! Il est décédé jeune, il avait encore beaucoup de choses à m'apprendre mais c'est comme ça, aujourd'hui je suis heureux et c'est grâce à lui et je l'en remercie du fond du coeur. "

Le mot de la fin ? 
" J'aime mon travail, mais j'ai peur qu'un jour on soit remplacé par des machines ... Dans l'automobile c'est la tendance de remplacer l'homme pas des robots ! J'espère ne jamais être remplacé. " 

Merci Eric et au plaisir de te recroiser dans le tramway prochainement !


A.






Bonsoir à tous, 

Ça y est ! J'ai retrouvé mon appareil photo et mes notes dans mon bureau ... J'ai expliqué hier sur Facebook ma mésaventure : j'ai quitté le boulot et me suis aperçu une fois dans le bus que j'avais oublié au bureau mon sac, où se trouvent mon appareil et mes notes. C'est pour cela que je n'ai pas pu vous présenter mon inconnue d'hier, mais c'est ce que je fais de ce pas ce soir.

Je vous présente Violaine, 31 ans.

Dans la vie Violaine est urbaniste : " Je dessine des quartiers et des rues au sein d'une agence d'urbanisme et de paysages. Si j'aime ce que je fais ? C'est 'vachement' bien ! (rires) J'ai suivi des études d'architecture et un choix s'est fait tout naturellement, le choix de l'urbanisme. Ca me parlait plus, je préfère dessiner des espaces publics plutôt des bâtiments privés. Pourquoi ? Je trouve que c'est moins contraignant, que j'ai plus de liberté dans mon travail. "

Je lui demande de m'apprendre un truc sur son métier ? 
" Le PLU - Le PLUI et le dernier le PLUM : Plan Local d'Urbanisme / Plan Local d'Urbanisme Intercommunal et le Plan Local d'Urbansime Métropolitain c'est la base de mon travail. 
Une qualité pour être une bonne urbaniste ? Je dirais, d'après moi, avoir le sens de la conception, savoir bien s'intégrer dans un territoire et bien lire le territoire... Prendre connaissance des hameaux, bocages, plaines, etc. "

Elle aime les voyages - son dernier voyage Lisbonne - , les balades en Bretagne avec son chéri, le sport - le yoga et un peu de course à pied : " J'aime aussi le rock des années 60/70, la couture, le tricot et même le crochet avec les copines ! Une passion découverte totalement par hasard : une amie a ramené ses aiguilles une fois à la maison et on a été plusieurs à essayer... depuis on a jamais trop arrêté ! " (rires)

Elle n'aime pas l'injustice et la bêtise mais elle essaie de ne pas y prêter trop d'intérêt, d'ailleurs Violaine m'explique que le yoga l'aide à aller dans se sens et surtout de ne pas s’énerver avec des choses insignifiantes : " Un aliment que je n'aime pas ? Je suis enceinte et je ne peux plus, pour le moment, manger de plats en sauces, des plats gras ... ça ne passe plus du tout ! " (rires)

Es-tu heureuse aujourd'hui ? 
" Oui. Pourquoi ? Je n'ai aucune raison de me plaindre tout va pour le mieux, j'ai une vie bien remplie et je trouve ça sympa de parler dans le tramway, le trajet passe plus vite. " 

Une personne qui t'a marquée ou t'influence encore aujourd'hui ? 
" Tous mes amis ! On se connait tous depuis l'adolescence, on a grandi ensemble, on a connu des grands moments joyeux, d'autres un peu plus triste... Je me suis construite grâce à eux et avec eux mais à différents moments de ma vie... Et aujourd'hui on est toujours amis, et ce même si on a fait des choix différents : on ne se juge pas. "

Le mot de la fin ? 
" On a fait, avec mon chéri, le choix d'avoir un enfant donc j'espère que le Monde ira, dans l'avenir, mieux que ce qu'il est aujourd'hui ! "

Merci Violaine et encore désolé, en général je publie l'interview le jour même.


A.


Bonsoir à tous, 

Ce matin j'ai abordé la seule personne qui était sur le quai au même moment que moi sur le quai du tramway. Amusé, il a accepté instantanément ! 

Je vous présente Valentin, 20 ans.

Dans la vie Valentin est étudiant : " Je suis en BTS électro technique. C'est quoi l'électro technique ? C'est l'étude des systèmes mais en plus poussé, et aussi des schémas électriques. Ca résume pas trop mal je trouve. 
C'est pour faire quel type de job, ces études ? Ça permet de travailler dans des bureaux d'études ou être électricien. Si ça me plait ? Disons que j'y ai trouvé un intérêt, cela ne me passionne pas plus que ça mais ça va, j'aime bien... C'est juste assez pour me faire continuer dans cette voie. (rires) J'ai choisi cette filière à un moment de ma vie où je ne savais pas quoi faire, j'étais un peu perdu : alors quand j'ai su que dans cette branche je n'aurais pas de difficultés pour trouver un emploi j'ai foncé. Le choix pratique plutôt que le choix du cœur ! " 

J'en profite de cette histoire de choix du cœur pour qu'il m'en dise plus : 
" Mon rêve ? Je rêve d'être forgeron ! J'aime ce métier, que j'ai découvert par quelqu'un de ma famille. J'ai tout de suite été fasciné dans son atelier par l'odeur, les métaux, le feu, l'eau,  les outils, l'enclume... et par l'atmosphère qui règne dans une forge. 
Donc comme aujourd'hui je sais que c'est presque impossible d'en vivre, et bien je décide d'en faire mon loisirs. Donc chez moi j'essaie avec mes petits moyens de me former et de m'équiper pour d'exercer au mieux cette passion. "
J'ai un ami à moi qui est coutelier, donc je lui en parle : " Ah la coutellerie, c'est superbe, par contre moi je suis pas assez précis, j'aime les grosses pièces de métal sur lesquelles on peut taper comme une brute ! " (rires)

Je lui demande de m'apprendre un truc sur sa passion ? 
" Le trempage ! C'est quand tu trempes un morceau d'acier que tu as travaillé avec le feu, aux alentours de 1000 degrés et qu'il devient jaune ou blanc, et que tu l'immerges dans un bac d'huile ou d'eau. Cela permet de durcir le métal, mais on ne trempe jamais tout l'acier, seulement une partie. 
Ce qu'il faut comme qualité pour être un bon forgeron ? De la patience ! Parce que c'est très long et encore plus quand on a pas du matos de professionnel. " (rires)

Mis à part sa passion pour le métier de forgeron, il aime lire des mangas (Naruto/One Piece) et aller à la salle de sport faire de la musculation.

Il n'aime pas les fruits et les violences faites aux animaux : " C'est inhumain de faire ça, elles ne peuvent pas se défendre, ça me révolte ! " 

Es-tu heureux aujourd'hui ? 
" Oui ! Pourquoi ? Je le suis grâce à toi... Je trouve ça sympa de parler comme ça avec moi dans le tramway, même s'il est tôt. Je trouve ton initiative top ! "

Une personne qui t'a marqué ou t'influence encore aujourd'hui ?
" Bien évidement ma maman : Anne-Marie. Pourquoi elle ? Pour sa force de caractère, les valeurs qu'elle m'a inculquéesw et sa personnalité un peu 'brut de pomme'. C'est quelqu'un qui n'a peur de rien et de toujours très franc ! Un peu comme moi ? Oulala non pas du tout ! Moi je suis timide, réservé mais je l'admire pour ça. " (rires)

Le mot de la fin ? 
" C'était vraiment un grand plaisir de bavarder avec toi ! " 

Merci à toi Valentin et on se tient au courant pour que je te présente mon pote coutelier : Yann.


A. 



Bonsoir à tous, 

Ce matin je suis descendu volontairement à Commerce et afin de trouver l'inconnu(e) à cet arrêt et donc de prendre le prochain tramway. Le tramway arrive, je suis à la fin de la rame et un homme est à côté de moi, je décide de voir où il s'installe... S'il s'installe à un siège seul, je force le destin et je me mets en face de lui... c'est exactement ce qui s'est passé ! 

Je vous présente Vedrine, 49 ans.

Dans la vie Vedrine est agent de sécurité dans un supermarché : " Plus de 30 ans que je fais ce job et ça me plait toujours autant. A la base j'habitais Paris, j'étais à la sécurité dans un club-house dans le 16ème Arrondissement, et puis par Amour je suis arrivé à Nantes. Par amour de la ville ? Ah non ! Par Amour, le vrai : j'ai rencontré ma femme et je l'ai suivie ici... Bon aujourd'hui nous sommes divorcés mais c'est la vie. (rires)
Et je suis resté, ici c'est paisible la vie... Moins de stress ! 
Pourquoi avoir choisi cette voie professionnelle ? Franchement, je vais tout te raconter je suis un flic qui a échoué à l'examen ! (rires) J'aurais aimé être policier pour protéger/servir les gens mais je n'ai pas réussi, alors j'ai trouvé un autre travail qui me permet de me sentir utile : la sécurité. 
Et la sécurité c'est super intéressant, humainement c'est très riche même si on est souvent pointés du doigt, on a une mauvaise réputation c'est dommage. Je suis dans un supermarché, donc mon job est d'empêcher les vols, mais c'est aussi beaucoup de dialogue, de compassion, et surtout beaucoup de respect. Certaines personnes ne volent pas par plaisir, donc leur histoire me parle, me touche, mais moi j'ai une famille à nourrir aussi... Je dois faire mon job, je suis moi même surveillé ! Si je ne le faisais pas, si ça se trouve, je finirais à leur place. Tout peut basculer très vite aujourd'hui, ta situation, ta santé, etc. Je n'ai malheureusement pas le choix, c'est comme ça ! " 

Je lui demande de m'apprendre un truc sur son métier ? 
" Il faut rester humble, respectueux et avoir un bon regard. Tu sais, aujourd'hui tout va très vite, dans la violence je parle.  La sécurité c'est aussi être confronté à la misère sociale et je suis triste de voir de plus en plus de jeunes dans une si grande précarité... Quand j'ai commencé il y a 30 ans, ce n'était pas les mêmes profils de personnes que j'attrapais : aujourd'hui c'est une sorte de jeunesse perdue. " 

Il aime passer du temps avec sa famille, ses enfants : " J'adore le cinéma, j'aime tout ! Quel genre de films j'aime ? Je suis dingue de dessins animés, pire que mes enfants ! " (rires)

Il n'aime pas la canelle et le non respect : " Le non-respect des autres, mais aussi de soi ! Mais aussi je déteste le racisme, les préjugés et l'hypocrisie française avec les immigrés : on ne les met en avant que lorsque ça les arrange, quand je dis "on" je parle bien sûr des politiques et des médias. " 

Es-tu heureux aujourd'hui ? 
" Oui ! Je suis un éternel optimiste, toujours heureux... Même si intérieurement ça ne va pas parce que j'ai aussi des soucis, et bien je ne le montre jamais. "

Le mot de la fin ? 
" Je suis enchanté de te connaître ! " 

Merci Vedrine et au plaisir de te recroiser dans le tramway ou peut être un jour sur ton lieu de travail ! 


A.