vendredi 26 août 2016

Conúil


Bonsoir à tous, 

Avec un jour de retard, je vous présente mon inconnu d'hier ! Un garçon sympathique, souriant, transpirant (comme moi, nous avions chaud hier dans le tramway sans climatisation haha!) et irlandais !

Je vous présente Conúil, 27 ans.

Dans la vie, Conúil est professeur d'anglais : "Je suis en France depuis 1 an et j'enseigne l'anglais! Ce que je faisais avant? Et bien j'étais aussi prof, mais de littérature dans un lycée, mais en Ecosse. Pourquoi être venu en France? Ma copine est française, nous nous sommes rencontrés en Ecosse et je l'ai suivie. Ça n'a pas été simple, mon arrivée, car je ne parlais pas un mot de français et il n'y avait pas d'équivalence pour moi ici. Donc j'ai choisi le classique 'irlandais' qui est prof d'anglais. (rires)
Pourquoi prof? Ma mère est aussi professeur et c'est le seul truc que j'ai toujours voulu faire depuis tout petit, c'est une vocation."

Je lui demande de m'apprendre un truc sur son métier : "Il faut aimer lire, enseigner, aimer parler et surtout il faut de la patience! (rires)
Sinon je pourrais t'apprendre la différence, que mes élèves français ont du mal à comprendre, entre : 
                      explain me et explain to me

Explain me : ça veut dire apprends-moi un truc sur toi, ta personne, ta personnalité, etc.
Explain to me : ça veut dire apprends-moi un truc."

Il aime les BD, écrire, les balades : "And drink coffee!" (rires)

Il n'aime pas l'intolérance et il n'aime pas cette façon que les anglophones ont de tout regrouper avec un mot : "Par exemple les oranges/mandarines/clémentines et bien pour eux ce n'est qu'une seule et même chose. Alors que vous, en France, vous faites bien la distinction entre chaque fruit avec un mot différent.
Et un autre truc que je n'aime pas ici : il fait trop chaud! Le climat est trop chaud par rapport à l'Ecosse!" (rires)

Une personne qui t'a marqué dans ta vie ? 
"Un prof que j'ai eu, je ne me rappelle plus son nom, mais il était passionné par l'enseignement. Je pense qu'il m'a motivé dans mon choix car je me suis retrouvé dans sa personnalité."

Es-tu heureux aujourd'hui ? 
"Oui! Je suis bien, je travaille, j'ai une copine, même si mon français n'est pas parfait il s'améliore et je suis ravi de pouvoir tenir une conversation avec toi."

Le mot de la fin ?
"Go raibh maith agat : c'est irlandais et ça veut dire MERCI."

Et bien merci à toi et j'espère te voir aux 3 ans du blog avec ta copine au Bar Ephémère : le 2 septembre à 19h.

A.


Je reviens jeudi car j'ai 3 jours de congés la semaine prochaine.





mercredi 24 août 2016

Marie


Bonsoir à tous, 

Ce n'est donc pas ce matin que j'ai croisé l'inconnue du jour, mais hier ! Pourquoi ? Et bien tout simplement parce que hier soir je me suis battu avec une selle de vélo. Et comme je suis super doué avec des outils, le "10 minutes" s'est transformé en "2 heures" ! Je suis plus à l'aise avec un appareil photo qu'une clé de 13. 

Je vous présente Marie, 36 ans.

Dans la vie, Marie est infirmière : " 13 ans que je suis infirmière et je prends toujours autant de plaisir à exercer ce métier. Depuis l'âge de 10 ans, je veux travailler dans le médical. J'aurais aimé être puéricultrice mais l'idée de voir des enfants souffrir m'a finalement orientée vers les patients adultes. Et même si le milieu hospitalier est compliqué : conditions de travail difficiles, manque de personnel, ... et bien j'adore mon job !"

Je lui demande de m'apprendre un truc sur son métier : "Je travaille en chirurgie digestive et c'est quelque chose que l'on pratique régulièrement : La sonde naso-gastrique. C'est une sonde  qui passe par le nez et qui va jusque dans l'estomac afin de vidanger ce même estomac. Oui je sais, j'ai choisi un super exemple à 6h du matin !" (rires)

Elle aime faire de la marche en montagne, passer du temps avec ses enfants qui ont 3 et 6 ans : "Et j'aime, pour mon plaisir personnel et celui de mes proches, fabriquer des bijoux. C'est ma petite activité créative à moi !" (rires

Elle n'aime pas la méchanceté gratuite, l'impolitesse et la viande rouge. 

Es-tu heureuse aujourd'hui ? 
" Oui, parce que c'est mon dernier matin avant mes vacances. En fait je suis infirmière de nuit, mais afin de pouvoir prendre mes vacances comme je le voulais, il a fallu que je passe du matin pour arranger tout le monde. Pourquoi vouloir travailler la nuit ? Je trouve que tu n'es pas dans le rush, et la nuit on arrive plus facilement à prendre le temps pour les soins."

Une personne qui t'a marquée dans ta vie ? 
"Mon premier patient sur qui j'ai effectué ma première transfusion ! À chaque fois que je transfuse quelqu'un j'ai une pensée pour lui."

Le mot de la fin ?
" MERCI ! "

Merci à toi Marie et bonnes vacances alors !


A.


PS : on oublie pas les 3 ans du blog au bar l'éphémère et c'est ICI pour m'informer de ta présence.

lundi 22 août 2016

Léonard, le retour


Bonsoir à tous, 

On me demande souvent si je recroise des inconnus ? Et je leur réponds toujours que oui, pour preuve mes nombreux #selfietram sur instagram. Mais depuis peu, et quand l'occasion se présente je refais une interview "1 an après". 

Je vous présente donc un ancien inconnu : Léonard, 36 ans.

Toujours cuistot Léonard ? 
" Oui, ça ne change pas je prends toujours plaisir à cuisiner dans la maison de retraite. " 

Parle-moi de ton interview, qu'est ce que tu en gardes comme souvenir ? 
" Je me souviens avoir été surpris par ta démarche, surtout si tôt (il était 6h du mat' !!), et puis le soir j'ai foncé sur mon ordinateur voir ton blog. J'ai lu plusieurs portraits et j'ai trouvé ton idée géniale, j'en ai parlé à mes proches qui sont aussi allés voir. " 

Un truc qui t'a marqué ? 
" Tu as interviewé 2 personnes qui travaillent au même endroit que moi, c'est dingue ! Un qui est aussi cuistot avec moi et qui en arrivant un matin me dit : ' Y a un mec qui m'a interviewé dans le tram et il te connait, c'est vrai ?? ' (rires)
Et une jeune demoiselle qui était terrorisée à l'idée de commencer en tant qu'aide soignante, j'ai adoré lire son portrait. " 

Ton ressenti, 1 an après : ton regard à changé sur les autres usagers ? 
" Oui totalement, disons qu'avant j'étais dans ma bulle avec ma musique sur les oreilles. Maintenant, je fais plus attention aux autres, je me sens moins isolé. Ils sont comme moi ces gens, pour la plupart, ils vont au travail pas réveillés ! " (rires)

Le mot de la fin ?
" Je passerai pour les 3 ans du blog, et c'est toujours un plaisir de répondre à tes questions. "

Merci encore Léonard et on se revoit autour d'un verre pour les 3 ans au 'Bar Ephémère' sur l'île de Nantes.


A.


jeudi 18 août 2016

Noémie


Bonsoir à tous, 

C'est encore une fois à Haluchère, après un refus, que j'ai abordé une jeune femme sur le quai. Elle a trouvé le concept du blog intéressant et s'est laissée prendre au jeu de l'interview.

Je vous présente Noémie, 18 ans.

Dans la vie Noémie sort d'un Bac Professionnel : " J'ai eu mon Bac Pro Métiers de la Mode et je suis actuellement en attente de réponses pour des écoles. Comme je souhaite changer de voie et partir plutôt dans le commerce, il faut que je fasse des lettres de motivation pour expliquer pourquoi je change de voie. 
A la base je voulais faire esthétique mais les grandes écoles coûtent cher, donc je me suis redirigée dans la mode et puis à la fin de mon BAC PRO je me suis rendue compte que ça ne me correspondait pas. Donc aujourd'hui j'aimerais vraiment travailler dans le commerce mais toujours dans le domaine de l'esthétique : j'adore la féminité, le maquillage, prendre soin des gens et les conseiller. "

Parle moi de ton attente d'école ? 
" Pour moi ça prend plus de temps car je n'ai pas les bases de la vente et donc les chefs d'établissements ne me placent pas en priorité. Mais c'est ça que je souhaite faire et rien d'autre ! Et si c'est négatif ? Et bien je vais chercher du travail tout simplement, mais cela serait une grande déception pour moi. En tout cas c'est une situation difficile car c'est dur de ne pas pouvoir se projeter puisque je n'ai pas d'établissement scolaire pour l'année prochaine. "

Elle aime passer du temps avec ses amis, sa famille, sortir, faire la fête et le sport : " Je suis inscrite en salle de sport mais là ce sont les vacances donc je n'y vais pas trop ! Mais promis septembre j'y retourne. " (rires)

Elle n'aime pas le manque de respect, l'égoïsme : " Mais ce que je déteste le plus ce sont les personnes qui te jugent sans te connaitre. Je sais de quoi je parle car mon frère est handicapé et il est souvent montré du doigt alors que ce n'est pas de sa faute ! En plus il est génial on s'entend super bien. "

Es-tu heureuse aujourd'hui ? 
" Bof ! Des petits problèmes perso qui me donnent le cafard aujourd'hui mais ça va s'arranger, hein ? " (rires)

Une personne qui t'a marquée ou influencée dans ta vie ? 
" Ma meilleure amie : Annick. Pourquoi ? Parce qu'elle a toujours été là dans les moments difficile. Et puis il y a aussi mes parents qui sont très importants aussi. "

Le mot de la fin ?
" Il faut toujours croire que tout va s'arranger ! Et puis c'est vraiment sympa de discuter avec un inconnu, c'est fou comme le temps passe vite. "

Merci Noémie et bon courage pour la suite.


A.

mercredi 17 août 2016

Kaiss


Bonsoir à tous, 

Ce matin je suis parti à la chasse à l'inconnu, je vais sur la ligne 1 et j'aborde un homme. Je l'interviewe, tout se passe très bien et une fois arrivé à son arrêt il me demande : " En fait c'est possible que tu ne diffuses pas mon portrait ? Je le sens pas ton truc et je pense ne pas apprécier de voir ma tête sur internet ? " 
Et dire que je pensais avoir trouvé l'inconnu du jour, comme quoi rien n'est acquis et ce, même après avoir pris la photo et avoir demandé 'le mot de la fin' haha !
C'est donc sur le chemin du retour que j'ai trouvé un jeune homme qui a accepté de jouer le jeu.

Je vous présente Kaiss, 21 ans.

Dans la vie Kaiss (qui se prononce Kaïss) est en recherche d'emploi : " Je sors d'un apprentissage en création de terrasses et jardins et je cherche un emploi. Une vocation ? Non pas du tout, il faut bien trouver un travail et c'est un peu par hasard que j'ai découvert ce métier. J'y trouve mon compte car c'est très varié comme métier on fait aussi bien du jardinage, que les plans de la terrasse ainsi que la conception. Et puis pour moi, avoir un métier c'est une façon de m'en sortir et d'aider mes parents financièrement. Ce qui me plait dans ce métier ? J'aime le côté créatif, j'aime faire plaisir aux gens qui nous ont commandé une terrasse et je suis très fier de faire du bon travail. "

Je lui demande de m'apprendre un truc sur son métier ? 
" La base du métier c'est de mettre à niveau le terrain si tu ne veux pas une terrasse gondolée ou pas droite ! (rires)
Une qualité ? Il faut être organisé, faire les choses par étape et dans le bon ordre. "

Il aime le sport - boxe et course à pied, les voyages - son dernier voyage c'était en Espagne, écouter de la musique : " J'aime passer du bon temps et rigoler, la vie est faite pour rire ! "

Il n'aime pas le manque de respect, les gens qui parlent derrière ton dos et les critiques gratuites.

Es-tu heureux aujourd'hui ? 
" Oui ! Je ne manque de rien, si ce n'est d'un emploi, mais j'ai un toit, je mange tous les jours et j'aime la vie tout simplement. "

Le mot de la fin ?
"Il faut écouter son cœur malgré les épreuves de la vie. "

Merci Kaiss et je te souhaite de trouver un travail rapidement.


A.

mardi 16 août 2016

David


Bonsoir à tous, 

Et oui, je suis de retour après 3 semaines de vacances, je suis super content de reprendre le blog, surtout que nous approchons des 3 ans du blog. En effet, j'ai besoin d'objectifs pour avancer dans le projet, et 3 ans c'est une sacrée étape pour mon blog, non ? Bref, c'est en allant au travail que j'ai abordé mon inconnu du jour.

Je vous présente David, 42 ans.

Dans la vie, David est agent de fabrication : " C'est un bien grand mot, agent de fabrication ! En fait je suis employé par un patron qui possède plusieurs entreprises et qui fait de l'insertion professionnelle pour personnes handicapées. Pour faire simple je suis travailleur handicapé et mon patron nous fait travailler sur différents emplois, sur différents sites et tout ça sur des postes adaptés à notre handicap. C'est très intéressant car il faut être polyvalent : un jour je peux construire des pièces mécaniques et le lendemain construire des présentoirs pour magasins. "

Parle moi de toi ?
" Et bien, une entreprise normale, même si ça tend à changer, voit souvent le handicap comme quelque chose de néfaste et nous sommes tout aussi bon qu'un valide, voire meilleurs ! (rires)
Mais ce qui prime aujourd'hui quand on parle de handicap, c'est du mépris, de la peur, de la méconnaissance et ça c'est dur à accepter pour nous. Et puis le mot handicap veut tout et rien dire, c'est très vaste et il y a des tonnes de pathologies : réfugiés de guerre qui ne parlent pas français, et oui, c'est considéré comme un handicap ; des gens qui ne savent ni lire ni écrire, des troubles psychologiques, des problèmes physiques, etc.
Moi je vois souvent des personnes avec de lourds handicaps qui font un travail sensationnel à condition d'avoir un poste adapté. Mais en France nous avons du mal avec ça, on veut absolument mettre les gens dans des cases, mais un handicap, ça, les administrations françaises n'aiment pas ça ! Donc on nous juge, on nous montre du doigt et on essaie de nous oublier pourtant nous sommes des êtres humains comme tout le monde ! Et je peux te le dire, j'en ai vu des jeunes finir dans la rue car la société ne les accepte pas comme ils sont ... C'est ça aujourd'hui notre société et c'est bien triste."

David qui me parle avec passion de son travail aime aussi : " J'aime passer du temps avec ma fille et faire du dessin/peinture avec elle. Et ma résolution prochaine sera de me remettre au sport : musculation et/ou course à pied. Je veux casser la gueule à mon handicap et surmonter mes peurs par le sport ! Avant je n'étais pas prêt mais là je le suis. Il me reste 2-3 petits trucs à régler et je m'y remets, je veux me prouver que j'en suis capable. " (rires)

Il n'aime pas : " Je déteste que les gens oublient les grandes choses : comme certaines catégories de personnes dans l'Histoire. Certains combattants qui ont combattu pour la France, ou le fait d'aider quelqu'un et que cette même personne oublie ce que l'on a fait pour elle ... Je déteste cet oubli général ! "

Es-tu heureux aujourd'hui ? 
" Oui ! Pourquoi ? Je suis content de t'avoir rencontré c'est courageux ce que tu fais d'aller vers l'autre. " 

Le mot de la fin ?
" Il ne faut pas perdre l'espoir. "

Merci David pour être qui tu es, malgré ce qui t'es arrivé je suis ravi d'avoir croisé quelqu'un de si optimiste et tolérant.


A.

samedi 23 juillet 2016

Céline & Adrien


Bonsoir à tous, 



C'est sur le chemin du retour que j'ai abordé une jeune femme à l'arrêt 'Halvêque'. Jeune femme qui fut rejointe 2 minutes après par son chéri, je n'ai pas eu à les convaincre : ils ont accepté d'être mes inconnus du jour.


Je vous présente Céline et Adrien, 33 et 39 ans.


Dans la vie ils sont : 

C : "Je suis auxiliaire de puériculture (depuis 11 ans) dans une crèche associative, j'insiste sur le 'associatif' car ce n'est pas du tout le même fonctionnement qu'une crèche classique. Les parents ont des choses à faire au quotidien avec nous et nous n'avons pas la lourdeur d'une administration. Disons que le rapport est différent entre notre hiérarchie et aussi avec les parents car ils sont impliqués dans la vie de la crèche.
Une vocation ? Non, pas vraiment car je voulais être institutrice et j'ai un peu abandonné au fil des années et des études. Et c'est suite à un stage de découverte que j'ai pu m'initier à ce métier, ça a été presque un coup de foudre ! (rires) Et aussi suite à ma rencontre avec la personne qui m'a formée à ce métier qui m'a donné envie de faire ce job."
A : "Je suis charpentier depuis 7 ans. Je me suis reconverti car avant j'étais mécano, et j'en ai eu marre car je faisais toujours la même chose : vidange et pneus ; c'est d'ailleurs ça qui m'a démotivé. Pourquoi charpentier alors? J'aime la construction, j'aime le côté créatif, j'aime être dehors et j'aime travailler en équipe!" (rires)


Je leur demande de m'apprendre un truc sur leurs métiers :

C : "L'adaptation : C'est la chose la plus importante dans la vie d'un enfant quand il vient à la crèche. C'est quand tu laisses ton enfant pour la première fois mais par petits moments : au départ 1h, puis 2h, puis une demi-journée, etc. Dans le but d'y aller progressivement et que tout se passe bien. Une adaptation qui se passe mal peut avoir des conséquences tout au long de l'année. C'est un moment stressant pour les parents mais aussi pour nous, c'est 50-50!" (rires)
A : "La ferme : C'est la structure porteuse d'un toit en forme de triangle. Ce qu'il faut pour faire mon job? Avoir le sens de l'équilibre et ne pas avoir le vertige." (rires)


Ils aiment :

C : "J'aime profiter de la vie, de mes amis, les soirées entres potes, les pique-niques et depuis peu je me suis mise au footing et j'y prends goût!" (rires)
A : "Je suis papa et j'aime passer du temps avec mon petit bout, les barbecues, les soirées et surtout passer du temps avec Céline." (rires)


Ils n'aiment pas : 

C : " Les gens qui font la gueule dans le tramway, les gens qui ne te laissent pas descendre du tramway, les travaux du tramway et les heures d'été qui font que tu arrives en retard au boulot, le navet, le chou."
A : "Les escargots, les gens qui n'avancent pas sur la route et je déteste rentrer de vacances!" (rires)


Sont-ils heureux aujourd'hui ? 

C : "Oui! Il fait beau, je viens de boire un verre avec une amie que je n'avais pas vue depuis longtemps et là on va rejoindre d'autres amis et se faire un resto!"
A : "Oui! Malgré mon statut d'intérimaire, qui est un choix pour le moment, j'ai trouvé une certaine stabilité et puis surtout parce que j'ai trouvé l'Amour."


Une personne qui vous a marqués dans vos vies ? 

C : "Ma maman : Marie-France. Je l'ai perdue il n'y a pas longtemps, il n'y a pas un jour où je ne pense pas à elle ; je lui dois tout !"
A "Ce n'est pas une personne en particulier mais un groupe de personnes que j'ai rencontré en Inde et qui m'a appris la méditation. Et ça a changé ma vie, la méditation : grâce à eux, je suis plus serein!"


Le mot de la fin :

C : "Le soleil est enfin là!"
A : "Amuse toi!"

Merci à vous 2, passez un bon weekend et à une prochaine peut-être.
Bon weekend à tous, je mets le blog en pause pour 3 semaines.
Je suis officiellement en vacances vendredi prochain, mais j'ai besoin de me reposer et de profiter de ma famille.
Je reviens donc le mardi 16 août.

Bonnes vacances à tous et profitez du soleil car à mon retour on fêtera les 3 ans du blog avec un apéro !


Allan


jeudi 21 juillet 2016

Giorgio


Bonsoir à tous, 

Après quelques refus ce matin, j'ai fini par descendre du tramway à la 'Gare Sncf' pour une dernière tentative. Et c'est donc à cet arrêt que j'ai trouvé l'inconnu du jour, un sympathique italien de Venise en vacances en France.

Je vous présente Giorgio, 42 ans.

Dans la vien Giorgio est dans l'administration publique en Italie : "J'habite à Venise, c'est une magnifique ville que tout le monde connaît. Je suis dans un service qui travaille avec la commission européenne ; c'est très intéressant, très riche dans le travail, car on s'occupe aussi bien des banques que de l'agriculture et des commerces. C'est un métier que j'aime beaucoup, cela fait 8 ans que je suis à ce poste là." 

Je lui demande de m'apprendre un truc sur son métier : "C'est un métier technique on travaille pour l'Etat et en accord avec l'Europe. Et même si l'Europe, en ce moment, suscite pas mal de polémiques, cela reste très intéressant dans mon travail, même si ce n'est pas toujours simple car il y a beaucoup de règles pour tout. C'est d'ailleurs ce que je reproche à l'Europe d'aujourd'hui, c'est d'être une Europe économique et non des peuples comme ça aurait dû l'être ; ce n'est que mon avis personnel !" (rires)

Il aime la voile, la moto, faire de la gondole à Venise, passer du temps avec ses amis : "Et voyager! Je suis à l'auberge de jeunesse depuis 1 semaine, j'étais à Brest pour voir BREST 2016, puis je suis passé à Vannes et cela fait une semaine que je suis à Nantes! Très jolie ville d'ailleurs." (rires)

Il n'aime pas le manque de sens civique chez les gens en Italie, et le manque d'ouverture d'esprit chez les gens : "Un légume que je n'aime pas? Le melon je déteste ça!" (rires)

Une personne qui t'a marqué dans ta vie ? 
"Une fille : Francesca. On a choisi à un moment de partir dans des sens opposés et donc nous nous sommes séparés, c'est dommage mais c'est la vie." 

Es-tu heureux aujourd'hui ? 
"Oui ! Je suis indépendant, bien dans ma peau, j'ai beaucoup d'amis et j'ai la chance de vivre à Venise ... je n'ai pas à me plaindre !"

Le mot de la fin : "Il faut échanger plus avec les peuples, on ne peut que grandir en s'intéressant aux autres!"

Merci Giorgio, j'espère que tu m'inviteras un jour à Venise haha ! 


A.


mercredi 20 juillet 2016

Caroline


Bonsoir à tous, 

Ce matin je me suis enfin décidé à franchir les travaux de la ligne 1 et je suis allé dans l'autre sens - Direction 'François Mitterrand' et non 'Beaujoire'. Je dois bien avouer que ces travaux me freinent dans le blog car cela me fait marcher pas mal pour aller sur les autres lignes et je n'ai pas forcément le temps parce que je dois aller au travail après! Et c'est à l'arrêt 'Gare Maritime' que j'ai abordé l'inconnue du jour.

Voici Caroline, 30 ans.

Dans la vie, Caroline travaille dans la restauration : "Je bosse dans un petit restaurant concept, je suis polyvalente dans mon job c'est ce qui est intéressant : caisse, service, etc. Si ça me plait? C'est une opportunité que j'ai saisie au bon moment, et c'est super car les clients sont sympas (souvent des habitués) et mon patron super cool! Nous ne sommes que 2 et l'ambiance est vraiment très agréable. Ce vers quoi j'aimerais aller? La création de vêtements. J'ai un petit contrat, une trentaine d'heures, et ça me permet de rencontrer des gens dans le cadre de mon travail et d'avoir du temps libre à consacrer à la création."

Je lui demande de me parler de sa passion, la couture : "Pourquoi la couture? C'est venu très tôt, j'étais très jeune quand j'ai su que je voulais faire ça! Je fais actuellement une veste de costume sur mesure pour un homme, et c'est vraiment un chouette projet. J'échange énormément avec la personne sur ses besoins, ses attentes, etc. Pour le moment ce projet est tout neuf, donc ça avance petit à petit, j'ai encore beaucoup de choses à faire. J'ai quelques lacunes sur le patronage donc je me forme là-dessus, puis après je m'occuperai de mon site internet, facebook, instagram, etc. (rires)
Si mon patron est au courant? Oui carrément, je lui montre d'ailleurs régulièrement mes créations, ou ce sur quoi je travaille actuellement, ça ne lui pose aucun souci!" 

Elle aime la mer, la voile, la plongée : "Et ma grande passion depuis 3 ans : la revue transformiste. Je suis dans une troupe de transformistes au sein de laquelle on monte un spectacle chaque année et on reverse tous les bénéfices pour la lutte contre le SIDA. C'est aussi un hasard, j'ai une amie qui y était, qui m'a proposé en tant que costumière et par la force des choses j'ai fini sur scène et c'est génial! On fait des chorégraphies, on danse, on chante, on fait du burlesque et surtout on s'amuse. Ça s'appelle 'les plus belles girls'!"

Elle n'aime pas trop le sport, niveau nourriture c'est une grande difficile donc il y a pas mal de choses qu'elle n'aime pas : "Et je n'aime pas la connerie humaine et surtout ce qui se passe actuellement avec les attentats!" 

Es-tu heureuse aujourd'hui ? 
"Disons qu'il me manque une chose pour être heureuse... un homme dans ma vie! Sinon tout va bien pour moi!" (rires)

Le mot de la fin : "MERCI!"

Merci à toi Caroline d'avoir joué le jeu de l'interview et à bientôt peut-être dans le tramway.


A.





lundi 18 juillet 2016

Pierre


Bonsoir à tous, 

Ce matin je suis allé faire ma chasse au Pokémons... euh... aux inconnus ! Et c'est sur le quai de l'arrêt 'Gare Sncf' que j'ai interviewé l'inconnu du jour.

Je vous présente Pierre, 26 ans.

Dans la vie, Pierre est assistant de vie à domicile : "Je m'occupe de personnes handicapées et de personnes en fin de vie. J'adore mon travail, même si cela commence à devenir dur moralement! Pourquoi ce job? Je ne sais pas, c'est devenu presque une évidence pour moi, je me suis occupé de mon arrière-grand-mère jusqu'à l'âge de 11 ans puis après il a fallu faire un choix professionnel. J'ai pensé à des études de sport/études, et puis voir mon père travailler au contact des personnes en tant qu'auxiliaire de vie, le voir fier d'aider les gens malgré la difficulté de son métier, ça m'a poussé à aller dans cette voie professionnelle.
Je me suis donc orienté naturellement dans l'aide auprès des gens, j'ai essayé les grandes structures, mais pour moi, l'humanité n'y était pas ; d'où le choix de travailler pour une association. Ça a été mon premier job et cela fait 5 ans que ça dure! Et puis j'ai besoin de savoir que je suis utile pour les autres : aider les autres c'est le plus important pour moi et de toute façon on ne travaille dans le social pour l'argent." (rires)

Je lui demande de m'apprendre un truc sur son métier : "Il faut être à l'écoute des gens, bien portant physiquement car je travaille essentiellement pour des personnes défavorisées qui n'ont pas de matériel médical évolué, donc c'est moi qui porte les gens dont je m'occupe. Il faut aussi être bien dans sa tête et avoir du recul face à certaines situations, car bien souvent ces personnes sont seules, ont un vécu difficile, etc. C'est un beau métier mais qui peut être dur psychologiquement. "

Mis à part sa passion pour son métier, Pierre aime faire du jardinage, la nature, Star Wars -dont c'est un grand fan, que ce soit les films mais aussi les romans, les comics, etc. : "Mais mon échappatoire c'est la musique! Je joue de la basse et j'adore ça. Je suis venu à la basse par le Metal, mais aujourd'hui je suis plutôt Jazz et Funk, je ne conçois pas ma vie sans musique! J'ai commencé une chaîne youtube pour le plaisir et sans prétention." ici )

Il n'aime pas les gens qui cherchent des histoires pour rien : "Et surtout je suis végétarien donc je n'aime plus la viande! Suite à une grosse prise de conscience sur la condition animale, les abattoirs, et tout ce que l'on voit sur l'industrie agro-alimentaire, j'ai arrêté de manger de la viande du jour au lendemain. Il y a eu comme une sorte de dégoût et rejet de la viande."

Es-tu heureux aujourd'hui ? 
"Oui, j'essaye en tout cas de l'être! Ce n'est pas toujours simple car je suis quelqu'un de très angoissé par les problèmes de santé et j'ai peur de la mort. Ce sont des choses qui me hantent vraiment, mais ça va je le vis bien !" (rires)

Le mot de la fin : "Tu as illuminé ma journée, ça fait du bien de parler avec un inconnu. Et que la force soit avec toi !" (rires)

Merci Pierre et j'espère à une prochaine dans le tramway !


A.

vendredi 15 juillet 2016

Géraldine


Bonsoir à tous, 

En ce triste lendemain de 14 juillet, je pense, comme après chaque tragique événement, aux familles et aux victimes. C'est encore une fois la bêtise humaine qui aura ôté la vie à des hommes, des femmes et surtout des enfants. Heureusement pour moi je n'ai eu vent de cet attentat qu'une fois au travail! A ce moment-là j'avais encore la 'patate' pour chercher l'inconnu du jour.  Et je dois bien avouer que nous avons bien rigolé dans le tramway malgré l'horloge qui indiquait 6h15.

Je vous présente Géraldine, 22 ans.

Dans la vie Géraldine est étudiante infirmière : "Je passe en troisième et dernière année d'école! Ce métier est un choix mûrement réfléchi, c'est une vocation qui est arrivée à la fin du collège. J'ai des personnes de mon entourage et de ma famille qui travaillent dans le milieu para-médical et qui m'ont montré l'importance d'être au contact des gens. J'ai donc tenté le concours d'infirmière, que j'ai eu, et voilà, j'ai su que c'était pour moi! (rires)
Je commence en septembre un stage aux urgences du CHU et il me tarde de commencer, c'est vraiment un service où je rêve d'aller."

Je lui demande de m'apprendre un truc sur son métier : "Un truc tout con! Quand un médecin te prescrit un doliprane et du N-acétylcystéine, surtout ne les prends pas en même temps. Car le N-acétylcystéine c'est l'antidote du doliprane! On en prescrit souvent aux personnes qui ont des tendances suicidaires et qui essaient de se suicider au doliprane, on leur donne ça pour contrer l'effet.
Une qualité? L'écoute, et savoir déceler les symptômes avant l'arrivée du médecin afin de lui donner quelques billes sur le patient."

J'en profite pour lui demander si en tant que jeune infirmière, elle est assez préparée pour affronter certaines pathologies? "On est jamais vraiment préparé, mais le plus dur quand on est jeune, c'est de voir des jeunes de notre âge qui sont un peu mal en point ou pire qui refusent de se soigner. On essaie de se détacher de ça, de ne pas faire un transfert de son quotidien avec celui du patient. Mais les premières fois c'est un peu dur, après on se blinde et ça va mieux." 

Elle aime sortir, faire du vélo - même s'il est cassé actuellement, le longboard qu'elle a essayé il y a peu, et surtout : "passer du temps avec ma bande de copains infirmiers. On est une quinzaine, on est jeunes, on essaie d'en profiter un maximum et on s'éclate à passer du temps ensemble."

Elle n'aime pas les gens qui font du bruit quand ils mangent, les gens pas reconnaissants : "La viande! Je ne suis pas encore à 100% végétarienne mais je tends à le devenir. On n'a pas besoin de manger de la viande tous les jours, une fois par semaine c'est suffisant en comblant avec d'autres protéines." 

Es-tu heureuse aujourd'hui ? 
"Même si je ne suis pas réveillée et que je vais au travail si tôt, je suis heureuse de faire un truc qui me plaît. Et puis je vais bien, mes amis et ma famille aussi donc c'est super !" (rires)

Une personne qui t'a marquée ou t'influence encore aujourd'hui ?
"Ma belle-mère : Barbara. Pourquoi? Parce qu'elle m'a toujours encouragée à faire ce que je voulais et sans jamais me juger et pour ça je la remercie."

Le mot de la fin : "Ravie de t'avoir rencontré, je suis surprise et je ne m'y attendais vraiment pas! " (rires)

Merci Géraldine et bon weekend à tous, je reviens lundi pour un nouvel inconnu du tramway. On n'oublie pas l'Inconnu du Hellfest dimanche ! 


A.




mardi 12 juillet 2016

Magalie


Bonsoir à tous, 

Après avoir essuyé quelques refus à Haluchère, je suis remonté dans un tramway et je suis descendu à l'arrêt 'Landreau', et c'est là sur le quai que j'ai rencontré l'inconnue du jour.

Je vous présente Magalie, 26 ans.

Magalie, dans la vie, est employée administrative : "Je suis opératrice de saisie dans la fonction publique. Mon travail consiste à rentrer des données papier dans nos base de données. Je travaille pour un ministère public en tant que contractuelle ; je n'ai pas le concours de la fonction publique mais je suis inscrite pour la prochaine session de septembre. Je ne me fais pas trop d'illusion car il y a énormément de monde pour très peu de places, mais on ne sait jamais hein!
J'ai toujours voulu travailler dans la fonction publique, je trouve ça gratifiant!"

Je lui demande de m'apprendre un truc sur son métier : "C'est dur comme ça quand c'est spontané ! (rires) Je sais pas si c'est parce que je suis jeune, mais j'ai toujours été bien reçue en tant que contractuelle dans les différents Ministères où j'ai travaillé. Et dans les services il y règne une très bonne ambiance. Et selon moi pour être une bonne opératrice de saisie il faut être rapide, rigoureux et consciencieux." 

Elle aime la danse - modern/jazz, les balades, le shopping, le cinéma, jouer avec ses neveux, profiter de sa famille : "Et j'aime beaucoup faire de la photo pour mon plaisir personnel. J'aime les levers/couchers de soleil!" (rires)

Elle n'aime pas les gens irrespectueux, se lever tôt le matin et les coquilles saint-jacques : "Y a beaucoup de choses que je n'aime pas manger, mais ça c'est sur le haut de la pile!" (rires)

Une personne qui t'a marquée ou t'influence encore aujourd'hui ? 
"Ma maman : Patricia. Pourquoi elle? Elle est toujours là! Dans les bons et les moins bons moments, quand j'ai un coup de blues, quand j'ai besoin de conseils, etc. Je suis très proche d'elle!"

Es-tu heureuse aujourd'hui ? 
"Oui ça va, je n'ai pas à me plaindre. Ça pourrait être mieux certainement, mais pour le moment tout se passe bien pour moi."

Le mot de la fin : "Demain est un autre jour."

Merci Magalie et bonne chance pour ton concours en septembre.


A.

lundi 11 juillet 2016

Yakhouba


Bonsoir à tous, 

Et oui! Me voilà de retour après quelques jours de repos et je dois avouer que ça m'a fait un bien fou. Bref, c'est plus motivé que jamais que je suis parti à la chasse à l'inconnu! Et c'est à l'arrêt de la gare que j'ai fait la rencontre d'un jeune homme très sympathique.

Je vous présente Yakhouba, 27 ans.

Dans la vie, Yakhouba travaille dans le bâtiment : " Je fais de la manutention sur les chantiers et/ou dans les travaux publics. C'est un métier que j'apprécie, même s'il est difficile car je porte des choses lourdes toute la journée.
Une vocation ? Non pas vraiment, je fais ça car je n'ai pas le choix il faut bien travailler, je suis sur des chantiers d'insertion. Et puis travailler c'est important pour moi, ça me permet d'être libre et indépendant financièrement. "

Yakhouba a un accent et je lui demande de me parler de lui : "Je suis de la Guinée Equatoriale, j'ai fui mon pays à l'arrivée du nouveau Régime, il y a 3 ans. Il fallait que je parte car je voulais être libre et faire ce que bon me semble. J'ai mis plus d'un an pour arriver en France, ça n'a pas été simple, je suis passé par le Sénégal et le Maroc. D'un côté, il fallait que je parte pour gagner une certaine liberté, et de l'autre côté ça a été un déchirement de quitter ma famille dont je suis très proche. Je n'y suis toujours pas retourné mais il me tarde de revoir ma famille! Ça n'a pas été un choix facile à faire... Et qui me hante parfois."

Il aime rencontrer des gens, voir ses amis, lire les journaux gratuits dans le tramway le matin, danser, aller en boîte de nuit : "Et j'aime le foot, je suis tellement déçu que nous n'ayons pas gagné! Oui je supporte la France, ma terre d'adoption."

Il n'aime pas l'injustice, la ségrégation, les gens chiants et de mauvaise humeur : "Et je n'aime pas le gombo ."

Une personne qui t'a marqué ou t'influence encore aujourd'hui ? 
"Ma mère : Fanta. Pourquoi? Et bien parce que c'est ma mère tout simplement! Elle m'a tout donné et elle me manque énormément."

Es-tu heureux aujourd'hui ? 
" Je me sens mieux depuis que je suis dans le monde actif. Même si ce sont des missions d'intérim de quelques mois, ça fait du bien au moral et j'ai l'impression de retrouver ma liberté."

Le mot de la fin : "Ravi d'avoir parlé avec toi !"

Merci Yakhouba et j'espère vraiment te revoir dans le tramway.


A.

lundi 4 juillet 2016

Léa


Bonsoir à tous, 

Ce matin je suis descendu à l'arrêt de la 'Gare Sncf', oui cet arrêt me manquait je dois bien l'avouer. Pour ceux qui ne le savent pas, j'ai pris tous les matins le tramway à cet arrêt depuis le début du blog. Ayant déménagé il y a 2 mois, ce matin j'avais envie d'y retourner et c'est à cet arrêt que j'ai rencontré l'inconnue du jour !

Je vous présente Léa, 25 ans.

Dans la vie Léa est interne en médecine : " Je suis actuellement en 1ère année d'internat et néo-nantaise : je suis venue à Nantes pour mes études ; je viens de Rouen (76). J'aime apprendre de nouvelles choses, de nouvelles techniques, j'aime ce sentiment d'être utile pour les gens et j'aime aussi le coté scientifique du métier. Pourquoi ce métier ? J'ai su que je voulais devenir médecin à l'âge de 8 ans ; à la base je voulais être pédiatre mais c'est plus tard et après un voyage au Cameroun que j'ai voulu être urgentiste. C'était très enrichissant humainement, je n'étais qu'une enfant, je ne connaissais rien de ce pays et ce qui m'a frappée c'est cette pauvreté de la population et notamment des enfants. Et à travers ce métier de médecin, je me disais que je pourrais les aider. Bon c'était un peu utopique, mais je n'avais que 8 ans ! " (rires)

Je lui demande de m'apprendre un truc sur son métier : "L.A.T.A - Limitation et Arrêt des Thérapeutiques Actives, c'est un terme que l'on utilise en réanimation. C'est une décision du corps médical en accord avec la famille d'arrêter le traitement. On fait ça quand on ne peut plus rien faire pour soigner/aider le patient et qu'il est temps de le laisser partir. Attention, cette décision ne se prend jamais à la légère et n'est jamais simple à expliquer aux familles." 

Mis à part son métier, Léa aime les voyages - ses dernières destinations : Berlin & Rome ; mais aussi le cinéma : "Et j'aime la danse, qu'elle soit contemporaine, modern-jazz, classique, africaine. Bon je dois bien avouer que depuis que je suis en internat je n'ai plus trop de vie sociale ! "(rires)

Elle n'aime pas le racisme, l'avocat : "Et ce qui m'insupporte le plus en ce moment, c'est quand je rentre dans la chambre d'un patient et que je ne peux pas être le médecin. Un médecin chez certaines personnes c'est forcément un homme, et ça m'agace ! Parce que je suis jeune, métisse, et une femme alors je ne peux pas être autre chose qu'une infirmière ou aide-soignante ? Ces clichés ont la dent dure dans les hôpitaux et ça m’énerve !!" (rires)

Une personne qui t'a marquée ou t'influence encore aujourd'hui ?
"Ma maman : Nathalie. Pourquoi elle? Parce que je suis contente de l'éducation qu'elle m'a donnée, qu'elle est épanouie dans sa vie professionnelle et de couple, qu'elle a toujours plein de projets et que c'est une femme indépendante. J'ai beaucoup d'admiration pour ma maman ; en plus je te dis ça, je l'ai pas vue depuis quelques mois et elle me manque! On est très famille, avec mes parents et mon frère, ils sont très importants pour moi." (rires)

Es-tu heureuse aujourd'hui ? 
"Oui, parce que j'ai fait le choix de venir vivre à Nantes, que je fais un stage en réanimation qui n'est pas simple mais que j'aime, que j'ai de super amis, que je viens de rencontrer un garçon et c'est génial! Et puis là, je pars en vacances voir des amis en Haute-Savoie, tout va bien pour moi. "

Le mot de la fin : "SOURIRE !"

Merci Léa et à une prochaine peut-être dans le tramway !


A.