Bonsoir à tous, 

Après une semaine passée sans interview, ce n'était pas de tout du repos car je devais finaliser/rectifier mon script pour mon intervention lors de la TEDxINSA à Lyon. Donc ça a été correction sur correction ; répétitions, etc., pour finalement arriver devant 150 personnes et oublier mon texte !! Je suis donc parti pour 12mn d'improvisation vous aurez la chance de voir ça dans quelques mois car il y a du montage à faire ... haha ! 
Bref, j'étais de retour dans le tramway ce matin et c'est à l'arrêt Gare SNCF que j'ai abordé l'inconnue du jour. 

Je vous présente Bénédicte, 44 ans. 

Dans la vie Bénédicte est comptable : "19 ans que j'exerce ce métier, dont 6 effectuées dans le Var, avant de revenir dans ma contrée d'origine la Loire Atlantique. (rires) Pourquoi comptable ? Parce que comptable aujourd'hui ce n'est pas seulement des chiffres et des tableaux, mais c'est un métier polyvalent. D'autant plus que je travaille dans une petite structure, je suis amenée à travailler en relation directe avec les salariés, collaborateurs et avec la direction. J'ai commencé il y a quelques années en bas de l'échelle ; et petit à petit j'ai su saisir quelques opportunités, ce qui est rare aujourd'hui !" 

Je lui demande de m'apprendre un truc sur son métier ? "La compta ce n'est pas austère ! Ce n'est pas que les chiffres et le plan comptable. (rires) Comme je te le disais il y a 2 minutes, on travaille au sein de l'entreprise : c'est de la gestion, on gère aussi l'humain, on valide ou non l'embauche d'un nouveau collaborateur, etc., on touche vraiment à tout ! D'ailleurs je me sens plus gestionnaire que comptable tellement mon job est varié. Une qualité ? Le relationnel ! On travaille avec différents services, différentes personnes, etc."

Elle aime le cinéma, les petits moments simples de la vie, filer des coups de main aux amis/famille - tels que les déménagements ou les petits travaux : "Et j'aime les sorties entre amis, les discussions où l'on parle de nos emmerdes du quotidien... on se remonte le moral ensemble !" (rires) 

Elle n'aime pas l'hypocrisie, le manque de conviction : "Quand je parle du manque de conviction, ce serait plutôt le manque d'engagement, de révolte chez certains jeunes par exemple, un peu comme si le fatalisme était une évidence. Un aliment que je n'aime pas ? La viande rouge." 

Es-tu heureuse aujourd'hui ? 
"Oui ! Il y a eu des périodes plus compliquées mais tout ça c'est derrière moi, aujourd'hui je suis bien dans ma peau et je n'ai pas besoin de plus." 

Une personne qui t'a marquée ou t'influence encore aujourd'hui ? "Mon père : Michel. Pourquoi lui ? Parce qu'il a quitté l'école à 13 ans juste après la Seconde Guerre Mondiale, qu'il a été agriculteur, qu'il a fait la guerre d'Algérie et qu'il s'est toujours battu pour nous. On en parle souvent avec mon frère, car aujourd'hui il est en maison de retraite et malade, mais il nous a offert ce qu'il y a de plus beau pour ses enfants : la liberté de faire ce que l'on voulait ! On s'occupe du mieux qu'on peut car on lui doit bien ça." 

Le mot de la fin ? 
" Bonne journée, bonne semaine et bon courage pour la suite." 

Merci Bénédicte et à bientôt dans le tramway. 

A.

Bonsoir à tous,

Ce matin j’étais décidé à trouver l’inconnu(e) du jour, je voulais absolument terminer la semaine en beauté et avoir ma 600ème interview ! Je suis donc allé à ‘Commerce’ et à peine arrivé j’ai remarqué une jeune femme sur le quai qui portait un énorme casque audio blanc. Je n’avais pas encore décidé ou non si j’allais l’aborder, me voilà à hésiter et puis nos regards se croisent et elle me fixe. Je me décide à l’aborder, je me présente à peine et elle m’interrompt : «  L’inconnu du tramway ? trop cool ! Si j’avais su qu’un jour je me ferais interviewer ! Surtout que je ne prends jamais la ligne 1 ! Tu as interviewé une amie à moi : Charlotte. » (rires)


Je vous présente Lénaïg, 24 ans.
Dans la vie Lénaïg est étudiante en histoire de l’Art : « Je suis actuellement en 3ème année, ça me plaisait mais cette année est de trop je pense pour moi. Je crois que ça ne me correspond plus, c’est trop scolaire on ne nous laisse pas assez de place à notre liberté intellectuelle ni à développer notre réflexion.»

Et donc tu comptes t’orienter vers quoi là ?
« C’est la grande question ! (rires) A la base je faisais le conservatoire de danse et j’ai dû arrêter car je ne pouvais pas tout faire : les études, job étudiant et le conservatoire. À un moment il m’a fallu faire un choix, de plus j’enchainais les blessures avec mes 7 entorses… Mettre mon rêve de danseuse de côté me paraissait, à l’époque, plus judicieux. Après ça me manque, on ne va pas se mentir, hein ! J’envisage peut-être de travailler dans une compagnie ou autre, je suis en réflexion. Tu sais j’ai eu mon BAC à 18 ans, j’ai fait une année en psycho parce que j’ai été mal orientée à la sortie du lycée, après j’ai fait des petits boulots pendant 1 an, des stages et 3 ans d’Histoire de l’Art ; je n’ai que 24 ans je suis encore jeune j’ai le temps de trouver ma voie !»

Je lui demande de m’apprendre un truc sur ses études ?
« Un truc qui m’a choquée la première année d’Histoire de l’Art : lire la bible. En fait, moi je suis athée je n’ai pas compris tout de suite pourquoi on nous demandait cela. Lire la Bible pour moi c’était impossible, j’ai donc acheté une bible pour les enfants, avec plein de dessins, et même ça je n’ai pas réussi à la terminer. Et puis je me rends compte qu’en 3ème année c’est super important de la connaître car il y a des tonnes de références dans les peintures, les œuvres, etc. Mais je ne l’ai toujours pas lue !  (rires)
Et il faut, selon moi, être curieux, passionné et s’intéresser aux différents artistes. »
Elle aime la danse, la musique, les festivals : « Avec un père fan du HELLFEST j’écoute forcément du rock, après j’aime bien le reggae et la dub. Et puis j’aime la bière ! » (rires)
Elle n’aime pas les courgettes, la citrouille, les maths, l’incivilité et l’individualisme.

Es-tu heureuse aujourd’hui ?
« Oui ! Je commence à me découvrir, je me sens bien, je suis bien entourée, je n’ai pas à me plaindre ! »

Une personne qui t’a marquée ou t’influence encore aujourd’hui ?
« Sans hésiter : Pina Bausch. C’est une danseuse allemande qui allie le théâtre et la danse, tout ce qu’elle fait est magnifique et très profond, je conseille à tout le monde de découvrir ce qu’elle a fait ! »


Le mot de la fin ?
« Sympa et agréable ! Et puis au moins ça évite d’attendre 8 minutes sur le quai, renfermée sur moi-même avec ma musique. Je rajoute aussi que je suis super contente d’être la 600ème inconnue. »




Merci Lénaïg pour ta bonne humeur, bonne chance pour la suite et bon weekend à tous !





A.

Bonsoir à tous, 

Comme vous le savez, je galère un peu en ce moment, cela doit être du au manque de soleil et au fait que j'aborde les gens très tôt ces temps-ci haha ! Bref, après l'échec d'hier je devais à tout prix ne pas revenir bredouille. La journée commençait mal, 2 refus d'affilé en quelques minutes ! Je suis monté dans le tramway et je me suis assis en face d'un homme... il a accepté !

Je vous présente Philippe, 55 ans.

Philippe dans la vie est fonctionnaire d'état, il travaille pour les affaires étrangères : "Si j'aime ce que je fais? Oui, et puis ce n'est pas à mon âge que l'on se pose la question de se réorienter ou non! (rires)
En quoi consiste mon boulot? Je travaille dans un service où nous nous occupons de tous les actes : naissances, décès, mariage, etc. Et même les actes d'anciennes colonies qui ont plus de 100 ans! Nous sommes la plus grande Mairie de France. (rires)
Comment j'ai atterri là? Déjà, j'ai passé un concours, que j'ai eu bien évidemment car sans concours on ne peut pas rentrer dans la fonction publique, et puis j'ai toujours aimé voyager, l'histoire."

Et la retraite Philippe, c'est pour quand ? 
"Pas pour tout de suite il me reste encore quelques années et puis ma femme étant plus jeune que moi, je ne suis pas pressé. D'autant plus quand on voit le climat actuel difficile, je n'ai pas envie de partir trop tôt si c'est pour avoir une petite retraite !" 

Je lui demande de m'apprendre un truc sur son métier ? 
"Le mariage gris : c'est quand quelqu'un s'est fait avoir en épousant une personne qui ne voulait que la nationalité française. On les a parfois au téléphone, on a de la compassion pour ces personnes, même si on en peut pas faire grand chose. 
Une qualité pour faire mon job? il faut être intègre, honnête et comme pour tout boulot : le faire correctement." (rires)

Il aime le théâtre, la musique - plutôt le rock -, le cinéma : "Je suis projectionniste bénévole pour un petit cinéma et j'adore les vide grenier !"

Il n'aime pas l'intolérance, l'incivisme et l'extrémisme : "Tout ça est malheureusement trop d'actualité."

Es-tu heureux aujourd'hui ? 
"Oui! Pourquoi? Parce que je relativise au maximum, et qu'il y a des gens plus malheureux que moi." 

Le mot de la fin ? 
"Bonne journée, et ta démarche est amusante !"

Merci Philippe et au plaisir de te recroiser un matin dans le tramway.


A.

Bonsoir à tous, 

Comme vous le savez hier je n'ai eu personne, entre fatigue et manque de chance, il ne fallait pas que cette journée soit identique. J'ai donc pris ma motivation à 2 mains et c'est à l'arrêt 'Chantiers Navals' que j'ai chassé l'inconnu. J'ai d'abord enchaîné 3 refus d'affilé et c'est à la 4ème tentative que j'ai enfin pu interviewer quelqu’un qui, même si la photo à 6h30 ne l’enchantait guère, a fini par se laisser tenter par l'aventure.

Je vous présente Julie, 24 ans.

Dans la vie Julie est responsable dans une boutique de prêt-à-porter : "J'adore mon job ! Pourquoi ? Et bien parce que si c'est arrivé par hasard au fil des années et des rencontres, c'est un peu une revanche personnelle d'être arrivée responsable d'un magasin sans BAC et BTS, etc ! Les études ça n'a jamais été mon truc, j'en ai fait pour faire plaisir aux parents et parce qu'il faut bien quelques bases, mais dès que j'ai pu, j'ai arrêté ! Alors certes ce n'est pas tout rose, j'ai bossé dans la restauration rapide, en cuisine, j'ai même été chef dans un restaurant, etc. Autant d'épreuves que j'ai réussies, mais j'en ai eu marre à un moment de la restauration ; et j'ai rencontré quelqu'un qui bossait dans le commerce et qui m'a donné ma chance : 1 journée et ça a été lé déclic ! J'ai donc commencé en tant que simple vendeuse, et aujourd'hui je suis responsable et j'en suis très contente."

Apprends moi un truc sur ton métier ? 
"Il faut avoir de la patience et même si j'en ai peu, il en faut quand même ! (rires) mais il faut de la passion pour ce job, ce n'est pas simple tous les jours car on est debout tout le temps, les horaires peuvent être contraignants : tu vois ce matin je commence à 7h et parfois on peut terminer vers 21h voire 22h. Et puis il faut aimer le contact avec les gens car sans ça, ce n'est pas la peine de postuler !" (rires)

Elle aime les films, les séries - elle vient de terminer Daredevil -,  les sorties : "Et j'aime passer du temps en famille, je dois les voir au moins une fois par semaine. C'est super important pour moi la famille !" 

Elle n'aime pas l'hypocrisie et les oignons.

Es-tu heureuse aujourd'hui ? 
"Même si je suis fatiguée, qu'il est trop tôt pour une interview et une photo (rires) ... Oui, je suis heureuse. " 

Le mot de la fin ? 
"J'ai faim ! Mais ça va aller j'ai mon petit dej' dans mon sac que je vais prendre en arrivant à la boutique." (rires)

Merci Julie d'avoir accepté d'être ma 598ème inconnue ! Même si, oui je sais, tu es déçue de ne pas avoir été la 600ème haha ! En tout cas j'espère que tu as passé une bonne journée, au plaisir de se recroiser dans le tramway peut-être ?


A.




Bonsoir à tous,

Ce matin, je suis allé me promener tout au bout de la ligne 1 au terminus ‘JAMET’. J’ai rarement le temps d’aller sur d’autres lignes ou aux terminus et de changer, alors quand j’ai le temps j’essaie de varier.

A mon arrivée sur le quai, j’ai 2 possibilités : un groupe de 3 jeunes hommes ou un homme seul en train de fixer le tableau d’affichage. Le tramway arrive, je monte et m’assieds à son niveau dans le tramway, je l’aborde : il accepte ! «Je crois que ton visage ne m’était pas inconnu, que ton projet j’en ai déjà entendu parler et j’adhère à ce que tu fais !»

Je vous présente Gaël, 39 ans.

Dans la vie Gaël est chef de projet : « Je travaille dans le milieu bancaire : c’est un poste à cheval entre l’informatique et les utilisateurs, mon rôle est de faire en sorte que ces 2 mondes si différents arrivent à se comprendre… Et ce n’est pas toujours simple. (rires)
J’aime mon boulot ; même si le monde bancaire peut parfois peser par rapport à mes valeurs, mes convictions, etc. Mais mon job de chef de projet je l’adore ! Pourquoi ? Parce que j’aime les rencontres avec les gens et que chef de projet cela passe forcement par du relationnel et des rencontres.
Si c’est une vocation ? Non, pas vraiment, c’est arrivé par hasard. A la base j’avais fait des études comptables et financières, mais comme je me faisais chier j’ai cherché à changer de voie. Et j’ai découvert ce job, qui me permettait de changer les choses à ma façon, d’automatiser et de faire en sorte que l’on arrête de faire des tâches sans plus-values, alors qu’on peut le faire automatiquement. Je n’étais pas prédestiné à faire ça mais j’y trouve mon compte aujourd’hui ! »

Je lui demande de m’apprendre un truc sur son métier ?
« La méthode AGILE : c’est ce que l’on devrait faire normalement, mais qu’on a été obligés d’intégrer dans des processus aux noms douteux comme l’agilité, la méthode SCRUM, etc. (rires) comme rendre un projet en temps et en heure, montrer la plus value de notre service, répartir les tâches entre les différentes personnes, communiquer d’avantages, etc. Tout ça parait évident mais dans le monde de l’entreprise ce n’est pas toujours le cas ! 
Et puis la gestion de projet, c’est aussi donner des conseils avec toutes ces méthodes : ça rassure les clients, les employeurs, on valorise notre travail au travers de ces nouvelles méthodes.
Une qualité ? S’exprimer, suppléer et avoir de l’aisance dans le relationnel. »

Il aime le sport –basket et footing- , l’informatique, les jeux vidéo – il attend que toute la famille dorme pour s’adonner à ses jeux préférés : « Et bien évidemment ma femme et mes 2 enfants ! »

Il n’aime pas l’hypocrisie, la démagogie : « Et c’est bien actuel l’hypocrisie et la démagogie… On vit une sale période en ce moment ! »

Es-tu heureux aujourd’hui ?
« Oui ! Pourquoi ? Parce que je trouve que parler avec un inconnu ça égaye les transports, le trajet passe plus vite ! Je pense aussi que ne pas avoir de transports sous terre comme le métro, ça évite de trop se renfermer. J’ai vécu à Paris et je sais de quoi je parle ! »

Une personne qui t’a marqué ou t’influence encore aujourd’hui ?
« Mon père : Michel.
Pourquoi lui ? Parce qu’il était d’un milieu très agricole et qu’il a su dire non pour ne pas reprendre l’exploitation, et partir tenter sa chance à Paris. Je trouve que c’est un bel exemple de courage que de refuser de suivre la voie de ses parents. En plus il avait un CAP/BEP industriel et aujourd’hui il travaille dans le social : il est un exemple pour moi. »

Le mot de la fin ?
« Mais où allons nous !? Quand je dis ‘nous’ c’est de manière générale, de manière sociétale… On va peut-être droit dans le mur ?? » (rires)

Merci Gaël et à un de ces jours dans le tramway peut-être, je reviens lundi pour un nouvel inconnu du tramway.



A. 




Bonsoir à tous,

Alors que j’ai pris une bonne dizaine de refus à l’arrêt PIRMIL, j’ai décidé d’essayer ailleurs. Et comme j’avais un truc à faire à la gare de Nantes, j’ai donc décidé d’essayer cet arrêt. Et coup de chance ça a marché du premier coup !
Après mon accroche pour aborder les inconnus, je brise toujours la glace en leur demandant si on peut se tutoyer et dans 99.99% des cas ils acceptent… sauf aujourd’hui :

« Non, je préfère que l’on se vouvoie, on ne se connait pas assez pour se tutoyer.
- Aucun souci, je respecte votre choix. »

Je vous présente Solange, 30 ans.

Dans la vie Solange travaille pour une association qui s’occupe du périscolaire à Nantes : « Je travaille sur les temps du midi et du périscolaire matin/soir dans une école maternelle. Si j’aime ce que je fais? Oui, même si je commence un peu à saturer : cela va faire 7 ans que je fais ça et j’ai peut-être envie de voir autre chose.
Mais même si je sature du boulot, je prends toujours autant de plaisir à m’occuper des enfants! C’est d’ailleurs ce qui m’a amenée à faire ce job et puis les horaires sont intéressants.
Ce qui me plait dans ce job? Le contact avec les enfants, même si on répète 100 fois par jour qu’il faut dire ‘s’il te plait et merci’ (rires) mais ça fait partie de l’apprentissage! Et puis c’est génial de les voir grandir, on voit leur évolution tous les jours c’est extra. »

Je lui demande de m’apprendre un truc sur son métier ?
« Il ne faut pas bousculer les enfants sinon ils peuvent se renfermer sur eux-mêmes, il faut les écouter, être attentif et c’est à nous de nous adapter à leurs petites personnes et pas le contraire. Parfois certains oublient ça et pourtant c’est comme ça qu’il faut raisonner ! »

Elle aime cuisiner, danser, lire – romans, polars, biographie - : « Et chanter ! Je suis dans une petite chorale. Bon, à la base je ne voulais pas trop et puis ma sœur m’a un peu forcée ! »  (rires)

Elle n’aime pas les critiques, le manque de politesse, les gros mots et la betterave.

Es-tu heureuse aujourd’hui ?
« Oui ! Pourquoi ? Parce que ta démarche et tes questions me font sourire.»

Une personne qui t’a marquée en bien ou en mal ?
« Eh bien je dirais quelqu’un avec qui je suis sortie pendant 5 ans : Jonathan. Pourquoi lui ? Parce que c’est quelqu’un qui a compté pour moi et avec qui j’ai eu de bons souvenirs. »

Le mot de la fin ?
« Aimez-vous les uns et les autres. Enfin, commencez déjà par vous accepter et vous tolérer, ce sera déjà un bon début ! » (rires)




Bonsoir à tous,

Je suis allé d’abord à PIRMIL, puis après 2 refus je me suis dit qu’il fallait virer les ondes négatives de cet arrêt haha! J’ai donc jeté mon dévolu sur l’arrêt Vincent Gâche!
Pourquoi? Aucune idée, le feeling.

Je vous présente Daniel, 25 ans.

Dans la vie Daniel est étudiant en droit : «Je prépare actuellement l’examen du barreau, je suis en MASTER1, et je passe cet examen en septembre prochain. J’aime ce que je fais, sinon j’aurais arrêté bien avant ! (rires)
Qu’est ce qui a fait que j’ai choisi le droit? En fait, c’est un peu par hasard car à la base je souhaitais faire autre chose mais j’ai été refusé dans l’école que je voulais. Je me suis donc dit que j’allais aller en droit pour voir un peu, et je suis resté. Mais c’est un stage en 3ème année qui m’a donné le déclic et c’est à ce moment là que j’ai su que je voulais en faire mon métier, et celui d’avocat.»

Je lui demande de m’apprendre un truc sur ses études ?
«Récemment j’ai lu une jurisprudence sur le wwoofing. Le wwoofing : c’est aller à la campagne, se faire héberger/nourrir en échange de menus travaux et comme j’ai des amis à moi qui sont adeptes de cette pratique, j’ai pensé à eux. Car dans cette jurisprudenc, la justice donnait tort aux exploitants qui, pour le coup, exploitaient les gens qu’ils accueillaient.
Une qualité pour faire des études de droit? Il faut de la rigueur et être ouvert d’esprit.»

Il aime la musique, le cinéma, les expositions, les balades et la course à pied : « Je prépare le prochain marathon de Nantes, donc en ce moment j’accélère ma préparation, je cours 3 fois par semaine.»
Il n’aime pas la bêtise humaine.


Malheureusement, nous sommes arrivés à son arrêt, je descends avec lui, nous sommes à l'arrêt 'Saint-Mihiel' et je lui pose une dernière question :
«Le mot de la fin?
-Très belle rencontre, j’irai voir ton blog.»


Merci Daniel et à une prochaine peut-être dans le tramway.





A.

Bonsoir à tous, 

Après la débâcle de vendredi dernier où je suis parti de chez moi tranquille d'un pas léger sans mon appareil photo, j'ai donc repris le travail aujourd'hui. Ce matin j'ai hésité à chercher l'inconnu au vu du déluge : je suis arrivé au travail trempé. J'ai donc tout naturellement cherché qui aborder sur le chemin du retour et c'est à l'arrêt 'Commerce' où un jeune homme a attiré mon regard avec ses cheveux en l'air et ses 'Doc Martens' : stylé rock n' roll / punk.

Je vous présente Théo, 18 ans bientôt 19.

Dans la vie Théo est dans une école un peu particulière : "Je suis dans une école privée en filière montage vidéo et effets spéciaux. Ce n'est pas un diplôme classique car c'est privé. Mais ça s'apparente à une sorte de BTS, car c'est post-bac. Pourquoi cette école? Et bien parce que je suis passionné de vidéo depuis le collège et que je me suis toujours passionné pour tout ce qui touche à la fois à l'image mais aussi à l'art en général. J'ai commencé comme beaucoup de gens aujourd'hui à faire des vidéos sur YOUTUBE et j'ai vite su que je voulais en faire mon métier! J'ai donc cherché une école pour faire mes premiers pas dans le monde artistique." 

Je lui demande de m'apprendre un truc sur son métier ? 
"Faire des vidéos ce n'est pas que filmer, c'est aussi préparer sa vidéo, écrire un script, savoir vers quoi on veut amener la personne qui regarde notre travail ; et il faut surtout connaitre son sujet. On ne se pointe pas chez un client sans savoir ce qu'il souhaite faire ou ce à quoi il souhaite qu'on l'amène : ça permet de savoir à l'avance de quels plans on a besoin : on ne se lance jamais au hasard ! 
Une qualité pour faire mes études? Il faut avoir de la curiosité pour tout car il y a plusieurs domaines dans la vidéo : clips, reportages, films, vidéo institutionnelles, etc."

Il aime les séries TV - même si en ce moment il ne regarde rien de particulier -, les jeux vidéo : "Et surtout j'aime écouter de la musique! J'écoute de tout et je ne suis jamais fermé à un style particulier, j'aime me faire mon propre avis avant de dire que je n'aime pas ; c'est ce qui m'amène d'ailleurs à passer beaucoup de temps à en écouter. Quels groupes pour moi sont les plus grands? Je dirais Iron Maiden, les Béruriers Noirs, Brassens et Brel !" 

Il n'aime pas le poisson, les gens qui se croient originaux vestimentairement parlant alors qu'ils s'habillent comme tout le monde, et la musique d'aujourd'hui : "Je trouve qu'aujourd'hui, ce qui passe à la radio c'est de la soupe, je trouve qu'il n'y a plus de recherche : tout se ressemble." 

Es-tu heureux aujourd'hui ? 
"Toujours! J'essaie de voir la vie du bon côté, je ne m'apitoie jamais sur mon sort !" 

Une personne qui t'a marqué ou t'influence encore aujourd'hui ? 
"Leonard de Vinci! Pourquoi lui? Parce qu'il a été super loin dans ses réflexions, ses projets, ses études, qu'il s'est toujours dispersé et qu'il ne s'est jamais arrêté d'aller de l'avant. J'ai lu beaucoup de choses sur lui et c'est un génie !"

Le mot de la fin ?
"La vie est toujours plus belle avec le sourire." 


Merci Théo et au plaisir de se recroiser dans le tramway.


A.




Bonsoir à tous, 

N'ayant pas eu de succès ce matin, il fallait que je trouve l'inconnu du jour sur le chemin du retour. Et comme je n'avais pas beaucoup de temps, je me devais de sauter sur le premier inconnu croisé. Et c'est à 'Halveque' que j'aborde mon inconnu du jour : au premier contact il n'est pas très chaud pour la photo et puis il se laisse gentiment convaincre et je l'en remercie.

Je vous présente Diango, 30 ans.

Diango est étudiant en droit : "Je suis actuellement en 3ème année (licence). Si j'aime ce que je fais et pourquoi? Oui, j'aime le droit, et j'ai choisi ce domaine car dans mon pays - je suis mauritanien - j'ai constaté pas mal de choses dans la vie de tous les jours : l'actualité peut être difficile, l'injustice y est présente (mais comme en France d'ailleurs) et je voulais essayer d'apporter ma petite pierre à l'édifice en amenant ma vision de la justice 'juste' pour tous. Donc j'ai d'abord obtenu une licence de droit public en Mauritanie. Puis j'ai lu/vu qu'en France les niveaux étaient vraiment un cran au dessus, et très complets, j'ai donc décidé de venir étudier en France."

Parle-moi de ton arrivée et de ces études françaises ? 
"Oulala, j'ai énormément souffert, ça a été très dur les 2 premières années. J'ai d'ailleurs fait 2 fois l'année de licence car j'étais largué ! Si tu rajoutes à ça les soucis du quotidien, le manque de motivation parfois et le fait que j'étais tout le temps malade à cause du climat... il fait trop froid ici ! (rires)
Comme il faut des équivalences qui sont très lourdes moralement et scolairement, j'ai dû repasser ma 3ème année de licence et v'la le niveau, la quantité de travail à fournir, etc. Et puis en Mauritanie le MASTER n'existe pas, tu arrêtes à la licence mais tu n'es pas sûr de trouver du travail car les diplômes africains sont peu reconnus, alors qu'avec un diplôme français, ça t'ouvre toutes les portes !" 

Je lui demande de m'apprendre un truc sur ses études de droits ? 
"En Mauritanie on ne prend rien au sérieux, même les profs s'en foutent à moitié : retards, non-respect du programme, etc. (rires) On te fait passer le minimum, alors qu'ici c'est une autre affaire : la qualité de l'enseignement est extraordinaire, les facultés sont géniales ! Une qualité pour faire des études de droit en France? Etre rigoureux !" 

Il aime le foot - il joue avec une association africaine le dimanche soir - faire du sport, et il aime la vie : "J'aime discuter avec les gens, je trouve ça bien ce que tu fais. Ici, tout le monde fait la tronche, tout le monde est sur son téléphone. C'est dingue ça, plus il y a de technologie moins les gens se parlent, nous on a moins de technologies en Afrique et les gens se parlent plus." (rires)

Il n'aime pas l'hypocrisie, la méchanceté, le climat, le porc : "Et comme je suis timide j'ai du mal à aller vers les autres, mais là comme tu es venu me parler, c'était plus simple." (rires)

Es-tu heureux aujourd'hui et pourquoi? 
"J'ai quelques soucis, comme tout le monde tu me diras, mais ça va ! Je pense que je me mets trop la pression pour réussir car je veux que ma famille soit fière de moi, donc je stresse parfois, c'est pas simple. Et puis je suis loin de chez moi, ma famille me manque !"

Une personne qui t'a marqué ou t'influence encore aujourd'hui? 
"Mon oncle : Boubou. Pourquoi lui? Il discute avec moi, il me conseille, me remonte le moral quand ça ne va pas, il trouve toujours les mots pour remotiver quand je flanche un peu. Mais là il est retourné avec sa femme en Mauritanie. Il est mauritanien, venu comme moi en France mais il y a très longtemps ; il a étudié, s'est marié à une française et depuis peu il est retourné en Mauritanie créer une entreprise. Il m'appelle régulièrement pour prendre des nouvelles. Lui et sa femme m'ont beaucoup aidé à mon arrivée et je les en remercie énormément."

Le mot de la fin? 
"C'était un plaisir de faire ta rencontre, le trajet est passé trop vite on est déjà arrivé à Commerce !" 

Merci Diango et bonne continuation pour tes études, je te souhaite de réussir !


A.





Bonsoir à tous, 

Ce matin je me suis arrêté à l'arrêt 'PIRMIL' et j'ai abordé une jeune femme qui était abritée sous les arrêts du quai. Elle est venue à Pirmil en tramway mais attend sa correspondance pour se rendre au travail : "J'ai le temps, mon bus n'arrive que dans 12minutes."

Je vous présente Givre, 23 ans.

C'est la première fois que j'interviewe une jeune femme qui se prénomme Givre, j'en profite donc pour lui demander l'origine : "En fait, ma mère avait un professeur à la Sorbonne qui avait écrit un bouquin de Science Fiction et l'héroïne s'appelait Givre. Après avoir lu ce bouquin, ma mère a fait un rêve et dans ce rêve elle avait une fille qui s'appelait Givre. Mes parents sont d'une génération hippies, faut pas chercher !" (rires)

Donc mon inconnue, Givre, travaille dans la vie : "Je fais du vitrage! Je nettoie des vitres sur des nacelles en hauteur, c'est un boulot alimentaire mais super sympa. C'est un boulot principalement masculin, on rigole bien, même s'il y a parfois quelques blagues machistes... Mais il y a pire comme ambiance! 
A la base j'ai une formation de dessinatrice dans l'animation, je fais aussi du tatouage et de l'illustration. Faire du vitrage me permet de mettre des sous de côtés pour mes futurs projets et mes voyages : je veux aller en Islande. 
Pourquoi avoir mis de côté l'animation, le dessin? Et bien parce que je n'ai pas le bon réseau et les contacts qu'il faut, que je n'ai pas su être associée sur différents projets et qu'il faut bien à un moment payer son loyer. Donc je n'ai pas eu le choix : il fallait travailler!" 

Je lui demande de m'apprendre un truc sur son métier de vitrage ? 
"Il ne faut pas avoir peur du vide, on travaille souvent sur des bâtiments de 10/20 étages ! (rires) Et puis je ne pensais pas quand j'ai commencé, que c'était compliqué de nettoyer des vitres, car c'est physique et qu'il y a différents outils pour bien nettoyer : le mouilleur, la raclette et après il faut essuyer." 

Elle aime les randonnées, la montagne, le snowboard, faire des sculptures, le bricolage et la récupération : "Et j'adore le cinéma, quand j'ai le temps j'essaye de mater 1 à 2 films par jour." 

Elle n'aime pas les gens cons, les gens pas ouverts, les gens bornés, l'injustice et les blettes : "Oui je sais, il y a beaucoup de choses que je n'aime pas qui sont liées à l'Homme." (rires)

Es-tu heureuse aujourd'hui ? 
"Oui ! Je suis super optimiste, mes projets avancent, j'ai un copain et je trouve que je n'ai pas à me plaindre." 

Une personne qui t'a marquée ou t'influence encore aujourd'hui ? 
"En citer une c'est compliqué : c'est un ensemble de toutes les personnes qui m'aident tous les jours. " 

Le mot de la fin ? 
"Demain est un autre jour !" 

Merci Givre, et j'espère que tu as passé une bonne journée sur ta nacelle !


A.





Bonjour à tous, 

Après une semaine de repos, vacances scolaires obligent, j'ai repris le chemin du travail et donc du tramway. J'ai eu de la chance car je suis passé entre les gouttes pour trouver l'inconnue du jour ; sachant qu'ils annonçaient un temps catastrophique et qu'en règle générale je galère un peu plus à trouver l'inconnu les jours de pluie. Bref, j'ai recroisé Jennyfer une ancienne inconnu à 'Commerce', puis comme j'allais direction Beaujoire j'ai laissé passé le tramway en direction de 'Ranzay'. J'ai attendu quelques instants et une femme est passée devant moi et s'est assise sur le banc. Elle se reposait, elle avait une béquille et son pied gauche dans une botte de marche.

Je vous présente Marie, 44 ans.

Dans la vie Marie est électro-technicienne : "Comme tu le constates je suis actuellement en arrêt de travail, j'ai le pied cassé, mais je suis électro-technicienne. Comment c'est arrivé? Mon pied s'est retrouvé coincé entre un gerbeur électrique et un poteau dans l'entrepôt où je bosse et ça a cassé mon pied. Franchement, ça fait super mal je ne le conseille à personne ! (rires)
C'est quoi électro-technicienne? En fait, je travaille pour une entreprise qui répare des frigos, je fais la maintenance des moteurs. Si ça me plait? Oui c'est pas mal! Ce n'est pas mon métier à la base mais j'aime ce que je faisais.
Je dis 'faisais' car cela fait un moment que je ne travaille plus : cela fait 4 ans que mon pied a été cassé et depuis j’enchaîne les soucis de santé avec ce pied, je te passe les détails mais j'ai beaucoup de problèmes à ce que ça se remette en place ; mais c'est la vie, c'est comme ça. 
Ce que je faisais avant? Je bossais dans la restauration, j'adorais ce job mais parce que je voulais bien cadrer mon fils et suivre son parcours scolaire au lycée j'ai décidé de mettre en 'stand-by' la restauration."

Pourquoi arrêter ton job pour suivre ton fils qui est au lycée? 
"Parce que personnellement le lycée, c'est là que j'ai décroché, je voulais être présente et le pousser pour qu'il réussisse! Et je suis fière de lui, car l'année prochaine il fera sciences politiques et quand je vois qu'il réussit je me dis que j'ai fait le bon choix." (rires)

Je lui demande de m'apprendre un truc sur son job d'électro-technicienne?
"Réparer un moteur de frigo, c'est comme réparer une voiture ! Tu sais, je suis mère célibataire et quand tu n'as pas de sous à la fin du mois et qu'une tuile te tombe dessus avec ta voiture, et bien tu mets les mains dans le cambouis. Les frigos c'est pareil, ça a le même fonctionnement qu'une voiture, sauf que pour l'un le radiateur chauffe et pour l'autre il refroidit ! (rires)
Ce qu'il faut pour être électro-technicienne? Il faut de la précision, savoir écouter le bruit d'un moteur et surtout avoir de petites mains pour passer dans le moteur." (rires)

Elle aime les concerts, la lecture, passer du temps avec son fils : "Et actuellement je passe un Bac Scientifique en cours du soir et je suis assez fière de ça." 

Elle n'aime pas cette façon de vivre au ralenti depuis son accident de travail, la connerie humaine, la méconnaissance des gens : "Et je ne voulais pas que mon fils choisisse un métier par défaut, je voulais qu'il sache vers quoi il voulait s'orienter! Je déteste cette phrase : 'Je fais ce métier/ces études parce que je n'ai pas eu le choix !'
Pour moi, on a toujours le choix, c'est juste à nous de faire en sorte d'y arriver."

Es-tu heureuse aujourd'hui et pourquoi? 
"Oui ! J'ai réveillé mon fils, on s'est souhaité une bonne journée... Il ne me faut pas plus pour être heureuse." 

Une personne qui t'a marquée ou t'influence encore aujourd'hui? 
"Mon meilleur ami : Fifi. C'est plus un grand-frère pour moi qu'un meilleur ami, on s'est connus à l'âge de 19 ans à Versailles. Notre amitié a été une évidence. Malheureusement pour moi, il nous a quitté en décembre dernier. "

Le mot de la fin? 
"Que du bonheur, et même s'il est tout petit il faut s'y accrocher pour qu'il devienne plus grand !" 


Merci Marie et j'espère te recroiser prochainement en concert ou dans le tramway !


A.



Bonsoir à tous, 

Après avoir profité du soleil sur un banc à l'arrêt Beaujoire, j'ai fini par aborder un jeune homme, valise à la main et yukulele dépassant de son sac à dos.

Je vous présente Louis, 17 ans.

Louis est étudiant en 1ère année de prépa : "Je viens d'intégrer une école d'ingénieur et j'ai 2 ans de prépa! J'adore ce que je fais, j'ai toujours su que je voulais faire des études scientifiques mais pas dans quel domaine. D'ailleurs, je ne sais toujours pas dans quelle branche me spécialiser, même si j'ai déjà une petite idée : l'informatique par exemple. En gros, on a 4 matières importantes qui feront qu'on choisira sa spécialité : informatique, mathématiques, physique et chimie." 

Je lui demande de m'apprendre un truc sur ses études? 
"On a appris le fonctionnement des écrans dernièrement! Sais-tu comment un écran fonctionne? Non, et bien ce sont des lignes superposées et ces lignes font une image. Pour avoir une meilleur définition et donc plus de pixels, on a 2 lignes que l'on accommode entre elles et au milieu ces lignes arrivent d'elles-mêmes pour créer une ligne entre elles. C'est ce qui permet notamment d'avoir plus de pixels et donc une meilleure résolution. 
Ce qu'il faut pour faire une école d'ingé? Je dirais qu'il faut être motivé et réussir à suivre un rythme soutenu toute l'année."

Comme il a une valise, un sac à dos et qu'il descend la ligne de tram, j'en profite pour lui demander où il va? "En fait, je ne suis pas nantais, je suis originaire de Rouen. Je suis venu pour les études ici et comme ce sont les vacances scolaires, je rentre chez moi voir ma famille et mes amis."

Il aime marcher, les sorties dans les bars avec les copains, les jeux vidéo - il joue à League of Legends : " Et j'aime jouer du piano, ça me détend vraiment." 

Il n'aime pas les escrocs, les menteurs, la désinformation, la choucroute, les champignons cuits, les olives : "Et même si je ne regarde jamais la télévision, et du peu que je lis sur internet en informations sur le sujet, je dois bien admettre que ce contexte politique m'exaspère : menteurs, tricheurs, voleurs, etc." 

Es-tu heureux aujourd'hui? 
"Oui! Même si j'adore cette ville, qu'elle est dynamique, étudiante, etc. Et bien je suis super content de rentrer me ressourcer auprès de mes proches en Normandie." (rires)

Une personne qui t'a marqué ou t'influence encore aujourd'hui? 
"Un ami rencontré en classe de seconde : Victorien. Pourquoi lui? Et bien j'ai sauté une classe après le CM1, je suis passé en 6ème directement. Et comme j'étais plus jeune et plus petit au collège, j'ai souvent été victime de moqueries et ça m'a profondément marqué, au point de me renfermer sur moi-même. Ma scolarité n'en a pas trop souffert, c'est juste que ça a été parfois un peu dur. Et puis j'ai rencontré Victorien en Seconde et il m'a beaucoup aidé, beaucoup appris, il m'a permis de regagner confiance en moi, etc.
Je l'en remercie d'ailleurs car c'est grâce à lui si aujourd'hui si je vais super bien." 

Le mot de la fin? 
"Ça fait passer le temps de discuter avec un inconnu, c'est super sympa et agréable." 

Merci Louis et bonnes vacances, d'ailleurs moi aussi je suis en vacances, certes pas toute la semaine, mais cela va me faire du bien de faire une pause : je reviens donc le 27/02/2017. 


A.