Bonsoir à tous, 

Comme annoncé ce matin sur la page Facebook, je n'ai pas pu rédiger l'article sur mon inconnu d'hier et c'est donc avec une journée de retard que je vous présente un mec super sympa.

Je vous présente Pierre, 24 ans.

Dans la vie Pierre est en formation : "Je suis actuellement en formation en horticulture (culture des plantes). Je passe actuellement un BEPA travaux horticoles (BEPA = Brevet Etudes Professionnelles Agricoles), cette formation me permettra de devenir soit pépiniériste, horticulteur, ou maraîcher ; et c'est d'ailleurs ce dernier métier qui m'intéresse le plus.
Pourquoi cette formation? Et bien parce qu'il était temps de me former à quelque chose à 24 ans! (rires) Plus sérieusement, j'étais saisonnier, que ce soit dans les vendanges, le muguet ou les marais salants. Même si à la base je faisais les saisons pour les sous, j'ai pris goût à travailler au contact de la nature. Et même si c'est très dur, et bien je prends plaisir à ça... Alors attention, je ne vais pas n'importe où pour les saisons, je cherche toujours des lieux où on ne fait pas de l'agriculture intensive."

Je lui demande de m'apprendre un truc sur son métier? 
"Il faut être résistant car on est dehors tout le temps et en ce moment avec ce froid polaire, c'est difficile. Et puis, physiquement, c'est un métier dur : on est souvent baissé, accroupi, et même si j'essaie de faire attention à mes postures... et bien souvent on rentre le soir fatigué et avec mal au dos." 

Il aime les jeux vidéo - league of legends-, sortir avec ses amis, écouter de la musique : "Et même si je n'ai pas trop le temps en ce moment, et bien je fais de la musique. Je joue des percussions, du mélodica : un clavier où l'on souffle dans un tube ; et aussi de l'accordéon diatonique."

Il n'aime pas le céleri et les intolérables intolérants : "Tu sais, ces cons qui essaient coûte que coûte de répandre leurs conneries aux autres !" (rires)

Es-tu heureux aujourd'hui? 
"Plus ou moins! Suite à des soucis personnels, disons que c'est toujours compliqué, mais que chaque jour qui passe est un jour meilleur : ça revient lentement."

Une personne qui t'a marqué ou t'influence encore aujourd'hui? 
"Pierre Rhabi : un agriculteur pionnier de l'agro écologie. Il prend soin du sol et il prône la sobriété heureuse." 

Le mot de la fin? 
"L'échec n'est pas de ne pas réussir mais plutôt de ne pas avoir essayé."

Merci Pierre, et désolé de publier notre rencontre avec 24 heures de retard. Au plaisir de te recroiser !


A.







Bonsoir à tous,


Aujourd'hui, édition spéciale ! C'est jour de repos pour notre interviewer habituel qui s’octroie un assistant. Après un rendez-vous à Commerce, choix est fait de nous rendre à la gare. Une première tentative auprès d'une demoiselle échoue et notre interviewer titulaire remarque un jeune homme qui attend son tram.



Nous vous présentons Cyril, 28 ans


Dans la vie, Cyril est brancardier, un métier aussi physique que mental. Aider les gens est une vocation pour Cyril, vocation venue suite à une nuit très longue (et un long périple entre la Norvège et le Hellfest) passée au chevet d'un membre de sa famille. "Je n'avais pas de nouvelles, j'ai eu tellement peur quand le médecin m'a dit qu'il devait me parler". Au matin, l'homme, nantais depuis 3 ans, décide de tout arrêter (cigarette etc...) et de se consacrer aux autres : le début d'une vocation. Ce qu'il aime, c'est engager la conversation avec les personnes, essayer de les rassurer. Il travaille du lundi au dimanche, mais pas la nuit. Il souhaite progresser dans ce métier mais rencontre des difficultés pour financer ses projets.



Nous lui demandons de nous apprendre un truc sur son travail.
"C'est un métier où il faut être à l'écoute des autres, où il faut avoir beaucoup d'empathie pour les gens. Il faut également une bonne condition physique, sinon on ne fait pas de grosses interventions, celles ci étant réservées aux infirmiers ou secours d'urgence."

Il aime la musique, du blues au métal, le sport, et est passionné d'informatique, Mais sa plus grande passion c'est le bonheur, autant pour lui mais surtout pour les autres, notamment les personnes en précarité.

Es-tu heureux aujourd'hui?
"Un peu le moral en baisse mais c'est normal car ses projets mettent un peu de temps à se réaliser. Mais bon, il faut toujours avoir la tête haute!"



Le mot de la fin?
"La vie, elle est jamais comme dans nos rêves, elle est jamais figée. C'est un mal pour un bien !"


Merci Cyril et à une prochaine dans le tramway je l'espère.


Article rédigé par mon invité du jour : Ludovic.




Et maintenant Ludovic vous parle de son expérience : 


Drôle d'impression que l'on ressent, quand on prend la place de quelqu'un dans son activité. D'abord, vous parlez de la personne. Ouvert, très vite attachant, je pense que nous avons bien accroché (c'est la barbe, sûrement). Ensuite, j'ai pu voir sa phase d'approche et je me suis dit : "Heureusement que c'est lui qui l'a amenée, j'aurais été incapable de le faire moi-même", sensation qu'il a du ressentir lors de ses premières interviews.
La réaction des deux personnes abordées, c'est d'abord une histoire de personnalité. La demoiselle a semblé sur la réserve, mais bon... d'un côté avoir deux grands barbus qui l'accostent à 10h le matin peut surprendre. Après ce refus, il a fallu trouver quelqu'un d'autre et c'est là que l’œil aguerri de l'habitué a pu détecter Cyril, que je n'avais même pas vu (la demoiselle par contre je l'avais repérée... bizarre non ;) ). Ensuite il faut convaincre, et là c'est assez impressionnant. Je pense qu'Allan pourrait faire signer des pétitions à l'entrée des supermarchés...

Enfin, ce fut mon tour, dans le rôle de l'interviewer. Un moment sympa, avec surtout un "inconnu" sympa sous l’œil et avec l'aide plus que précieuse de notre interviewer en chef. Une main serrée, on remonte dans le tram, on papote quelques arrêts avant de se quitter...
Trop vite, trop sympa, c'est déjà fini et la promesse d'un verre en ville prochainement, une expérience inoubliable (l'interview, pas le verre).




Ludovic


Bonsoir à tous, 

Alors que je pense à aller en direction de Neustrie (ligne3), je remarque sur le même quai que moi un jeune homme avec ses cheveux décolorés. Et comme en plus j'adore la forme de ses lunettes, je me dis qu'il faut que je l'aborde. Il accepte, mais en fait ne prend pas le tramway il attend une amie qui va arriver dans le prochain tramway : j'ai 6 minutes pour l'interview. 

Je vous présente Killian, 17 ans.

Dans la vie Killian est étudiant : "Je suis en CAP coiffure, c'est ma première année et c'est vraiment une vocation! J'ai toujours été attiré par ce métier et c'est à la fin de la 3ème, quand il a fallu choisir vers quoi se tourner, que j'ai décidé de tenter la coiffure. Pourquoi ce métier? J'aime la mode, la coiffure bien évidement, et le contact avec les gens. Après, je vais continuer vers un BP (Brevet Professionnel) et ensuite je pense travailler plusieurs années dans des salons avant d'ouvrir "peut-être" mon futur salon." 

Je lui demande de m'apprendre un truc sur ses études? 
"Pour faire une coloration, il faut un tube de coloration et de l'oxydant. On ajoute plus ou moins d'oxydant en fonction de la couleur de cheveux de la personne, parce que si elle a les cheveux foncés ou clairs, ce ne sera pas la même quantité. Une qualité? Etre sociable, soigneux et minutieux."

Il aime sortir avec ses amis, faire la fête : "Et je fais du volley depuis 6 ans!" 

Il n'aime pas les gens hautains et les épinards.

Es-tu heureux aujourd'hui? 
"Oui, j'ai de la chance tout se passe bien pour moi."

Son amie vient d'arriver sur le quai du tramway, elle se demande pourquoi je pose des questions à Killian, elle me prend pour un contrôleur qui le verbalise.
Je pose à Killian ma question : cite-moi une personne qui t'a marqué ou t'influence encore aujourd'hui?
"Elle : Sandy. Pourquoi elle m'influence? Sa façon d'être, elle fait ce qu'elle veut quand elle veut et elle dit ce qu'elle pense. Grâce à elle je ne me retiens plus comme je pouvais le faire avant. Je suis enfin moi et je l'en remercie!"

Le mot de la fin? 
"C'est une bonne initiative de faire ce que tu fais!"

Merci Killian et Sandy et bonne chance pour la suite de vos études.


A.

Bonsoir à tous, 

Ce matin quand je suis sorti de chez moi je n'avais pas envie de faire d'interview.J'étais déjà parti en me disant qu'il n'y aurait pas de publication. On est vendredi, la fatigue se fait ressentir, surtout quand tu te lèves à 5h10 toute la semaine. Et puis tu arrives à l'arrêt de tramway et tu vois une nouvelle tête sur le quai! Quand je dis nouvelle ce serait plutôt : tu vois une tête tout court, car en général je suis seul à cette heure si matinale. Donc je me suis dit "allez on va bien voir si ça marche du premier coup".

Je vous présente Greg aka Bozz, 33 ans.

Dans la vie Bozz est déménageur : "J'aime mon boulot, ça change tous les jours, il n'y a pas de côté routinier mais par contre, ça ne paie pas! (rires) 
Une vocation? Non pas du tout, c'est arrivé par hasard. Plus jeune j'habitais dans le nord, et on faisait du skate avec les potes sur une petite place. Ça faisait un peu de bruit, les planches de skate sur le sol, sur les barres en métal, les bancs, etc.
On ne faisait rien de mal, si ce n'est un peu de bruit dans le quartier et il y avait un mec qui gueulait sur le bruit que l'on faisait. Sauf que ce mec était patron d'une boîte de déménagement, et pour nous empêcher de faire du skate tout l'été, il nous a proposé de travailler pour lui pendant les vacances. C'est comme ça que j'ai commencé dans le déménagement ! (rires)
Et puis il y a ce côté où tu aides les gens, où tu échanges avec eux, et ça c'est super. J'aime bien recroiser dans la rue les gens que j'ai aidés à déménager, on se salue et c'est gratifiant je trouve."

Je lui demande de m'apprendre un truc sur son métier? 
"On ne se rend pas compte, mais on entre dans l'intimité des gens quand on déménage, les gens nous laissent leurs clés, nous font rentrer chez eux et, bien sûr, nous font confiance. Je trouve que c'est une grande responsabilité que d'avoir la confiance de quelqu'un qui t'ouvre son chez-lui, ses affaires : sa vie.
Ce qu'il faut pour être un bon déménageur? Avoir un peu de condition physique et être sociable."

Il aime faire la fête, ses potes, aller en festivals, les voyages : "Je suis pas en CDI et je ne le souhaite pas! Je bosse principalement aux beaux jours puis en général l'hiver je prends un billet d'avion et je me casse en Asie découvrir le monde au soleil! Moi je veux profiter de la vie et pas cantonner à un train train quotidien." (rires)

Il n'aime pas l'hypocrisie, la lavande : "Ouais la lavande : j'ai toujours détesté cette odeur, je sais pas pourquoi, c'est un truc de vieux! (rires) Et un autre truc que je n'aime pas : la bière sans alcool! Je ne vois pas l'intérêt de ce truc et en plus c'est dégueu."(rires)

Es-tu heureux aujourd'hui? 
"Ouais grave! Je viens d’emménager dans une maison et j'ai envie de faire une mini rampe dans le jardin, mais pas sûr que le proprio soit d'accord! (rires) Sinon, je relativise énormément, je n'ai pas de quoi me plaindre. Tu sais, j'ai une amie qui a 30 ans, courageuse comme jamais je ne le serai, et qui des problèmes de santé : je l'admire pour son combat et ça me rend plus fort pour la soutenir. Sa combativité est un exemple pour moi et je me dois d'être là pour elle." 

Une personne qui t'a marqué ou t'influence encore aujourd'hui? 
"Tous les vieux skateurs, les pionniers qui ont tout inventé comme Rodney Mullen, Chris Haslam, etc. Les mecs sont toujours là et ce malgré les blessures, franchement respect!"

Le mot de la fin? 
"Le mot qui va résumer mon weekend : alcool !" (rires)

Merci Bozz, bon weekend et peut-être à lundi matin dans le tramway !


A.






Bonsoir à tous, 

Ce matin je suis allé faire un tour au terminus de la ligne 3, et je crois que c'est la première fois que j'interview quelqu'un à cet arrêt. C'est un brin surpris et amusé que mon inconnu du jour accepte volontiers.

Je vous présente Arnaud, 40 ans dans 1 mois.

Dans la vie Arnaud travaille pour la métropole à la direction des déchets : "On supervise la communication opérationnelle, la relation entre les usagers et les déchets. On essaie d'être le maillon entre les services techniques et les habitants. En quoi consiste mon job? Je vais beaucoup sur le terrain à la rencontre des différents acteurs, tels que les habitants, les associations, les bailleurs, les collègues des différentes institutions, etc. Le but étant toujours de dialoguer avec eux car ils sont nos yeux et nos oreilles sur le terrain. 
J'adore ce que je fais, j'ai commencé en mars dernier et c'est un choix de ma part d'intégrer cette direction. Ce que je faisais avant? Je bossais dans une filière plus culturelle et je trouvais que j'en avais fait le tour, alors j'ai décidé de revenir à ce pourquoi j'avais fait des études : l'environnement. D'ailleurs, aujourd'hui l'environnement tient une place importante dans notre quotidien et je ne parle pas que de déchets, mais aussi bien les ressourceries que les AMAP, etc."

Je lui demande de m'apprendre un truc sur son métier? 
"Un P.A.V : un Point d'Apport Volontaire. Tout le monde l'utilise mais personne ne sait ce qu'est un PAV! (rires) Quand tu vas jeter ton verre ou tes cartons, et bien tu les mets dans un PAV, c'est une colonne à déchets mais spécifique à un type de déchets. 
C'est un peu ça aussi mon job : vulgariser le langage qui est 'parfois trop' technique pour les habitants. (rires)

Une qualité? Il faut aimer les gens, je pense d'ailleurs que les personnes qui travaillent dans le service public et qui n'aiment pas les gens sont, selon moi, dans la faute professionnelle." 

Il aime la batterie - il en a joué 5 ans - et surtout le théâtre d"impro : "J'ai commencé sur le tard, à 27 ans : j'ai toujours rêvé d'en faire mais je ne m'en sentais pas capable. Et puis je suis entré dans une association et le contact est très vite passé avec les gens, c'est ce qui m'a motivé à rester. Et j'adore ça, même si ça prends énormément de temps, surtout qu'aujourd'hui je suis président de l'association." 

Il n'aime pas les brocolis, s'ennuyer, la couture : "Et je n'aime plus l'auto censure! Je m'explique : Je trouve qu'aujourd'hui on ne peut plus ne pas être d'accord avec quelqu'un. Je trouve que le ton monte tout de suite et que l'on essaie de te faire passer pour quelqu'un qui veut imposer à l'autre son idée, alors que je pars du principe que l'on ne peut pas être d'accord sur tout, mais que le dialogue est là pour discuter. Ça ne veut pas dire que l'on changera d'avis mais que, pendant un moment, on a discuté avec conviction d'un sujet calmement. Et qu'à cause de cela on évite les sujets qui fâchent, ce qui est à mon avis, bien triste pour notre société."

Es-tu heureux aujourd'hui? 
"Oui! J'aime ce que je fais, je suis content d'aller au boulot, et même si je m'isole dans mes livres dans le tramway et bien c'est un moment où je suis content car sinon je n'ai pas le temps de lire." (rires)

Une personne qui t'a marqué ou t'influence encore aujourd'hui? 
"Ma prof d'impro : Anna. Pourquoi elle? Et bien elle a réussi à m'ouvrir l'esprit sur des tonnes de choses, et grâce à elle ma vie a pris un tournant car elle m'a montré que j'étais capable de faire plein de choses. Elle a su révéler ma confiance en moi!"

Le mot de la fin? 
"Plaisir et curiosité sont mes leitmotiv pour 2017. On passe à côté d'énormément de choses si on n'est pas curieux, enfin je trouve!" (rires)


Merci pour ta sympathie et de t'être livré à moi pendant ce long trajet de tramway Arnaud, tu es donc mon inconnu du jeudi. 


A.



Bonsoir à tous, 

Alors que je viens de prendre un 'vent monumental' d'une femme sur le quai de l'arrêt 'Gare Maritime' ; en me retournant j'aperçois un jeune homme un peu plus loin. Je l'aborde et il semble amusé par ma démarche : il accepte. Par contre, pas de chance il descend 2 arrêts plus loin, je dois faire vite. 

Je vous présente Max, 19 ans.

Dans la vie max est étudiant : "Je suis en FAC de sciences. Pourquoi avoir choisi fac de sciences? Je trouve ça marrant! J'ai toujours voulu suivre une filière scientifique et je m'en sors plutôt pas mal donc tout va bien ! (rires)
Plus tard j'aimerais être ingénieur ou cadre supérieur dans la mécanique ou électronique."

Je lui demande de m'apprendre un truc sur ses études? 
"On apprend les bases de la physique statique d'un objet en équilibre. On calcule via des formules quelle force il faut de chaque côté pour que tout tienne en équilibre. 
Une qualité pour faire mes études? Aimer les maths : on ne fait principalement que ça !" (rires)

Il aime la musique - le metal, les jeux vidéo et le skate : "Je suis débutant, on vient de s'y mettre avec un pote, c'est trop cool !" (rires)

Il n'aime pas la foule, l'ail : "Et aller chez le médecin! Pas de chance, car je me rends au CHU pour un rendez-vous." (rires)

Le mot de la fin? 
"Marrant, ton concept : au moins on se fait moins chier dans les transports !" (rires)

Merci Max et j'espère que ton rendez-vous au CHU était pas trop un calvaire !


A.



Bonsoir à tous, 

Ce matin, c'est après 2 refus que j'aborde une jeune femme sur le quai. Elle commence par me tourner le dos de suite en répondant brièvement à mon 'BONJOUR', j'insiste et retente un second 'BONJOUR'. Je la sens légèrement agacée mais j'arrive à attirer son attention en me présentant : "Ah c'est toi l'inconnu! Tu m'as fait peur, il ne faut pas aborder des jeunes femmes dans le brouillard comme ça, je pensais que c'était un relou !" (rires)

Je vous présente donc Rosa, 21 ans.

Dans la vie Rosa est étudiante : "Je suis en langues étrangères LEA à la fac (Langues Etrangères Appliquées). Si ça me plait? Non, pas du tout! (rires) Je suis très déçue car je suis en seconde année et on ne pratique pas du tout les langues, on n'apprend pas... je suis dégoûtée! Je continue par dépit, en ayant pour but de déboucher sur des études de commerce international : c'est là-dedans que je souhaite me réorienter. J'ai envie de développer mon truc à moi plus tard, un truc où il y aura des langues étrangères et de la mode! (rires)
Mais en ce moment, je doute énormément de mon avenir, ce n'est pas simple." 

Je lui demande de m'apprendre un truc sur ses études? 
"Il faut être assidue à la FAC sinon tu n'y arrives pas. Ce qui m'a impressionnée quand j'ai commencé : le nombre d'élèves. Rien qu'en première année nous étions 1000 étudiants."

Elle aime faire les magasins, faire la fête, voir ses ami(e)(s), passer du temps avec sa famille et travailler : "J'ai un boulot en plus de mes études, je bosse dans un bar à smoothie et j'adore ce job. C'est dynamique, on voit tout le temps des gens et... je ne sais pas, j'ai l'impression de me sentir utile." 

Elle n'aime pas faire les courses, le retard - que ce soit les gens ou les transports : "Et comme je suis végétarienne, je n'aime pas la viande!"

Es-tu heureuse aujourd'hui? 
"Oui! Même si je vais passer mes partiels, je suis contente car je vais retrouver mes copines." (rires)

Une personne qui t'a marquée ou t'influence encore aujourd'hui? 
"Ma sœur : Julia. Pourquoi elle? C'est mon exemple à suivre, c'est une fille sérieuse et intelligente : mon modèle."

Le mot de la fin? 
"Je n'aurais pas dû avoir peur de toi, j'aurais dû te dire bonjour plus facilement, je me sens bête dans ma réaction et, promis, je ne le referai plus!" (rires)

Merci Rosa, j'espère que tes partiels se sont bien passés et au plaisir de te dire 'bonjour' une prochaine fois sur le quai du tramway.


A.

Bonjour à tous, 

Désolé pour le retard : hier j'étais au restaurant avec ma petite famille, je suis rentré un peu tard et n'ai pas eu le courage d'écrire l'interview du jour. Bref, c'est donc hier que j'ai rencontré mon inconnu, en sortant du boulot, sur le quai du tramway à l'arrêt 'Halvêque'.

Je vous présente Jean-Jacques, 61 ans.

Dans la vie Jean-Jacques est ingénieur : "Je suis nantais depuis seulement 2 ans, et ce après 55 ans de vie parisienne ; et je dois avouer que la vie ici est plus plaisante et relax ! (rires) Je suis ingénieur en recherches pétrolières. Si j'aime ça? Et bien, cela fait 36 ans que je fais ça donc oui, j'aime mon métier sinon j'aurais changé depuis bien longtemps ! (rires)
C'est quoi ingénieur en recherches pétrolières? On travaille avec notre équipe de géologues et on fait des échographies du sol afin de trouver où il y a du pétrole. C'est aussi un métier où l'on voyage énormément : à peu près une semaine tous les 2 mois. 
Comment j'en suis arrivé là? J'ai fait des études d'ingénieurs, puis j'ai accompli mon service militaire au Maroc, c'est d'ailleurs là que j'ai aimé voyager. Et à la fin de mon service, l'industrie pétrolière embauchait énormément donc j'ai postulé. Aujourd'hui je suis expert et j'ai été pendant de nombreuses années expat' en Argentine et aux USA." 

Je lui demande de m'apprendre un truc sur son métier? 
"Mon intitulé de poste c'est géophysicien : c'est l'étude de la terre. Donc on étudie la terre à la recherche de poches de pétrole. D'ailleurs, une poche de pétrole ce n'est pas une nappe dans le sol, c'est une roche qui contient du pétrole et on sonde le sol jusqu'à 5 kilomètres de profondeur via un système d'imagerie. 
Une qualité pour faire mon métier? C'est un métier de service, donc il faut être à l'écoute du client, avoir quand même un bagage technique, et être force de proposition ; et bien sûr aimer voyager. " (rires)

Il aime faire du sport (voile, golf, vélo et natation), sa famille (il a un fils de 26 ans), se balader sur le bord de mer. Il aime aller à la Baule, cuisiner, le cinéma et lire les journaux. 

Il n'aime pas la connerie humaine, les gens vindicatifs, les préjugés, les racistes, le fenouil et le sucré-salé. 

Es-tu heureux aujourd'hui? 
"Oui! J'ai un boulot que j'aime, je suis en fin de carrière, je prépare tranquillement mon départ à la retraite et j'ai des amis. Alors certes, je n'ai pas de 'vrais' amis car ils sont à Paris, mais ici j'ai des collègues super sympas." 

Une personne qui t'a marqué ou influencé? 
"Mon ex-femme. Pourquoi elle? Parce que, même si elle m'a quitté, elle reste la femme avec qui je suis resté pendant 25 ans et qui est la mère de mon fils. C'est forcément une personne qui a compté dans ma vie." 

Le mot de la fin? 
"Je te remercie de m'avoir convié à dialoguer avec toi, je trouve que ta démarche est très belle."

Merci Jean-Jacques et ce sera avec plaisir de te revoir autour d'un verre.
Bon weekend à tous et à lundi pour, je l'espère, un nouvel inconnu du tramway !

A.

Bonsoir à tous, 

Aujourd'hui j'avais pris ma demi-journée : c'est aux alentours de 11h15 que j'ai abordé ma première inconnue du jour à l'arrêt 'HOTEL DIEU' et, coup de chance elle, accepte tout de suite.

Je vous présente Coline, 21 ans.

Dans la vie Coline est étudiante en pharmacie : "Pourquoi j'ai choisi la pharmacie? J'ai toujours aimé les sciences depuis toute petite ; et années après années, ça s'est goupillé un peu comme ça, par hasard. Je voulais faire médecine ou pharmacie... Je ne savais pas comment, mais je voulais des sciences et aider les gens! (rires)
Et c'est après un stage dans une officine que j'ai su qu'il fallait que j'en fasse mon métier. Qu'est ce qui a été le déclencheur? Le contact avec les gens, on ne vend pas du médicament : on conseille, on aide et surtout on prend le temps de créer un dialogue avec les personnes qui viennent nous voir. En tout cas c'est comme ça que je souhaite faire de la pharmacie, moi!"

Je lui demande de m'apprendre un truc sur ses études? 
"Le dernier truc qu'on a appris : les antibiotiques. On a parlé de l'amoxicilline, qui est l'antibiotique le plus connu et surtout l'un des plus utilisés. Il traite une grande partie des infections bactériennes. 
Une qualité pour faire ce métier? J'en donne 2 : altruisme et sociabilité."

Elle aime : "Je ne fais pas grand chose à cause de mes études : peu de sorties, etc. Mais s'il y a bien un truc que je ne peux pas abandonner, c'est le sport : je fais du twirling bâton depuis 13 ans et ce, 3 fois par semaine. Oui, je sais ça n'est pas très commun comme sport! (rires) 
A la base je faisais de la piscine et j'avais envie de changer, je suis allée avec une amie dans un forum associatif et j'ai découvert par hasard ce sport, j'ai essayé et ça m'a plu! Depuis, j'ai converti mes sœurs à ce sport." (rires)

Elle n'aime pas les gens rancuniers et les fruits de mers : "Les bigorneaux, beurk !" 

Es-tu heureuse aujourd'hui? 
"Oui! J'ai tout pour être heureuse : des études, un copain, le sport et une très grande famille avec qui tout se passe super bien. J'ai mon équilibre et je me satisfais de ça."

Une personne qui t'a marquée ou t'influence encore aujourd'hui? 
"Mes parents : Teresa et Domingos, ils sont d'origine portugaise. Ce sont mes modèles car ils sont toujours ensemble, ils m'ont éduquée, etc. " 

Le mot de la fin? 
"Merci pour ce moment, je crois que l'on devrait faire ça plus souvent, de discuter avec un inconnu dans le tramway." 

Merci Coline et à un de ces jours peut-être dans le tramway? 


A.



Bonsoir à tous, 

Après avoir essuyé un refus à la BEAUJOIRE, c'est finalement à HALUCHERE que j'ai abordé la jeune femme qui attendait sur le quai juste à côté de moi.

Je vous présente Chloé, 17 ans.

Dans la vie Chloé est en CAP vente : "Je suis actuellement chez un traiteur, en apprentissage dans la vente, je suis en première année car je me suis réorientée. J'ai un CAP d'horlogerie et le diplôme d'après étant extrêmement dur et 'sélect' : le BMA (brevet de métiers d'arts) ; je me suis dit qu'au lieu de perdre une année bêtement, il valait mieux anticiper et changer de voie maintenant. Pourquoi la vente? Tout simplement parce qu'au travers d'un stage que j'avais effectué auparavant, je trouvais intéressant ce contact avec le client, et moi j'aime parler. Ce fut presque une évidence pour moi!" (rires) 

Je lui demande de m'apprendre un truc sur son métier? 
"Une méthode de vente : le SONCAS. C'est une succession d'argumentaires de vente qui orientent tout en s'intéressant à la demande du client. On amène les différents aspects positifs et négatifs tout en l'adaptant à ce que souhaite la personne. 
Une qualité pour faire ce métier? Être souriant, à l'écoute et mon truc à moi : j'aime les faire rire. Chose assez naturelle chez nous les filles, on est tout le temps avec le sourire... contrairement aux garçons qui, eux, restent dans leur coin bêtement, ils sont nuls ces mecs!" (rires)

Elle aime dessiner - elle s'essaie au portrait en ce moment - , mater des séries TV - elle regarde The Walking Dead, faire les magasins, voir ses amis, faire la fête : "Et passer du temps avec ma famille! Je sais que mes proches ne sont pas éternels donc je profite au maximum du temps que je peux passer avec eux : ce n'est jamais du temps perdu." 

"Je n'aime pas les mythos, les gens qui mangent bruyamment dans le tramway, quand tu as faim et que quelqu'un a un mac do dans tram : ça te donne encore plus faim (rires) et, toujours dans le tramway, avoir quelqu'un qui s'accroche au-dessus de ta tête alors que toi, tu sais que tu ne pourras jamais attraper ce foutu truc blanc au plafond... je suis trop petite, quelle bande de prétentieux!" (rires)

Es-tu heureuse aujourd'hui? 
"Oui je suis tout le temps heureuse de vivre! Et même au réveil." 

Une personne qui t'a marquée ou t'influence encore aujourd'hui? 
"Ma mère : Véronique. 
Bon j'avoue elle a un prénom de vieux, mais ce n'est pas de sa faute! (rires)
C'est une femme extraordinaire, elle m'a élevée, m'a inculqué des valeurs, m'a appris le respect et surtout elle m'a appris qu'il ne fallait jamais se laisser marcher dessus : une vraie force de caractère. Je crois que je ne la remercierai jamais assez pour tout ça."

Le mot de la fin ? 
"C'est sympa de parler avec toi !"


Merci Chloé pour ta bonne humeur, j'ai beaucoup ri grâce à toi et je t'en remercie : surtout, ne change jamais.


A.






Bonsoir à tous, 


Tout d'abord avant de commencer ce bilan, je tenais à vous souhaiter à tous une très bonne année 2017 !

Me revoilà donc après une semaine de vacances : je suis motivé et reposé - même si les vacances de noël ne sont pas les plus reposantes - et je reprends demain : le réveil sonne à 5h10 ! Bref, il est temps de faire ensemble le bilan de cette année 2016 qui a été vraiment une belle année en terme de surprises, de rencontres, d'expositions, etc.

2016, ça a été :

- un peu plus de 150 interviews d'inconnus,
- et à peu près 150 heures à écrire ces portraits chaque soir, 
- une moyenne de 5 refus pour 1,
- 1 200 cartes de visites données, 
- une centaine de badges remis lors du vernissage de l'exposition à Atlantis,
- environ 1 600 tramways pris,
- 1 déménagement,
- une exposition à Atlantis,  
- 30 photos exposées, 
- une exposition sur mon lieu de travail : la société générale (qui n'est pas mon employeur car je suis prestataire),
- une exposition à l'occasion d'une soirée organisée par mon 'vrai' employeur, à la BEAUJOIRE tout de même,
- une exposition à 'Chantenay' durant un weekend où j'ai rencontré des gens extraordinaires : Jérôme pour ne pas le citer,
- l'Inconnu du HELLFEST, mon second projet qui se terminera en juin prochain, 
- la barre dépassée du million de vues sur le blog, 
- les 10 000 likes sur la page Facebook,
- Snapchat que j'ai essayé d'apprivoiser mais sans succès : je crois que je suis trop vieux pour ces conneries à me prendre en selfie HAHAHA !

Franchement, c'était une belle année bien remplie pour le blog, d'autant plus que vous êtes de plus en plus nombreux à venir découvrir chaque soir l'inconnu(e) du jour.

Pour ne pas finir sur un bilan de 2016, parlons un peu de 2017 et de ce qui est prévu à l'heure actuelle : 

Cette année j'ai le privilège d'être invité aux vœux de la SEMITAN, l'exposition partira ensuite pour la capitale, à la Défense - oui vous avez bien lu : LA DÉFENSE! Je partirai le temps d'une journée afin de parler de mon projet. C'est une nouvelle étape pour ledit projet, je suis tout excité!
Et au mois de mars je participerai à ma première conférence TEDx : encore un projet de folie.

Et puis surtout, 2017 ça va être à vous de venir avec moi trouver l'inconnu du jour. Je mets ça en place dès janvier, et chaque mois une personne m'accompagnera dans le tramway. Je pense que je ferai un tirage au sort, au vu du nombre de demandes pour venir être acteur et non pas lecteur!


En tout cas merci pour tout et bonne année 2017 !