Bonsoir à tous, 

Cette inconnue du jour est un peu particulière car elle ne m'est pas trop inconnue, en fait. Je l'ai rencontrée hier au bureau : elle vient de Paris pour expliquer des process, leur rôle, une façon de travailler... En réalité je ne sais pas expliquer exactement, parce que je n'étais pas spécialement concerné. En tout cas, on a 'un peu beaucoup' ri à table ce midi, en faisant des blagues plus nazes les unes que les autres, et ils sont partis cet aprem'. Je dis 'ils' car vous ne le voyez pas, mais il y avait une autre personne : Samir, mais qui a refusé la photo.
Bref, je les ai recroisés par hasard dans le tramway et j'ai décidé de leur parler du projet : elle a accepté !

Je vous présente Mélanie, 32 ans.

Dans la vie Mélanie travaille pour une banque à Paris : " Je suis responsable d'une équipe infrastructure qui résout/communique sur les incidents mondiaux de la banque. En quoi consiste mon job ? Je gère à la fois l'équipe mais je suis aussi avec eux, pour les aider dans leur job. Un exemple d'incident que l'on peut gérer, ça te sera peut-être plus parlant : on peut être amené à communiquer sur un incident dans une salle de marché, que ce soit sur l'incident en lui-même, la cause, sa résolution et surtout prévenir/alerter les différentes structures, partenaires et services concernés. 
Si j'aime mon job ? Oui, mais... Oui, il y a un mais ! C'est un super job, mais disons qu'étant plus jeune, jamais je n'aurai pensé travailler pour une banque. A côté de mes études j'ai passé mon BAFA et j'adorais les métiers de l'animation, j'ai donc été animatrice en centre de loisirs, en colonies, etc... J'ai même été directrice d'une colonie de vacances ! Et puis forcément j'étais passionnée de voyages et comme ça coûte cher, que l'animation ça ne paie pas vraiment et bien voilà comment je suis arrivée à travailler dans la banque. " (rires)

Je lui demande de m'apprendre un truc sur son métier ? 
" Le VIGIPROD ! C'est un code couleur qui permet à n'importe qui dans le monde entier au sein de l'entreprise d'identifier s'il y a, ou non, une stabilité dans la production bancaire. Exemple : vert : tout va bien, et noir : plus personne ne touche à rien du tout ou n'envisage un changement majeur ! 
Une qualité pour faire mon job ?
Etre curieux, avoir de la résistance au stress, de la motivation et même si ce n'est pas toujours facile d'être une femme dans des métiers d'hommes... Je trouve notamment dans l'informatique, qu'avoir une femme dans son service c'est ultra positif ! "

Elle aime nager, lire, voyager : " Et j'aime rencontrer des gens, c'est pour ça que ta démarche me touche. "

Elle n'aime pas les gens qui rabaissent ou se moquent des autres pour se mettre en avant, entendre les gens mâcher, la pastèque et le concombre.

Es-tu heureuse aujourd'hui ? 
" Oui ! Pourquoi ? Je me sens sereine, mieux dans ma tête et mon corps que je ne l'ai été il y a quelques années et j'ai de beaux projets en prévision, donc tout va bien. " (rires)

Le mot de la fin ? 
" Merci beaucoup, j'adore ta démarche il en faudrait partout en France des gens comme toi qui parlent aux autres dans les transports en commun !! "

Merci Mélanie, c'était chouette de discuter avec toi, je te souhaite un bon retour à Paris.


A.



Bonsoir à tous, 

Après 2 jours de formation et hier où je n'ai pas pris le chemin du boulot pour cause d'enfant malade, il fallait que je trouve quelqu'un ce matin. Ce n'est jamais évident après une longue pause de remonter en selle, et j'essuie alors quand même 2 refus avant de trouver l'inconnue du jour.

Je vous présente Hélène, 23 ans.

Dans la vie Hélène est intérimaire : " Je viens de terminer mes études et j'ai décroché un poste pour dans une grande banque : j'ai commencé en mai dernier. Je travaille dans un service de paiement de titres et d'actions. Si j'aime ce que je fais ? Etonnemment, oui ! Tu te demandes pourquoi je dis 'étonnement' ? Et bien tout simplement car j'avais des idées arrêtées sur le monde de la banque, je pensais que c'était un milieu strict et austère, qu'il y avait une pression sur tes épaules, etc. Et je me rends compte que je me suis trompée, les gens sont tous sympas, détendus, et sans prise de tête... Je prends vraiment plaisir à venir travailler tous les jours et j'espère décrocher un CDI, qui sait ! "

Je lui demande de m'apprendre un truc sur son métier ? 
" Il y a beaucoup de jargon bancaire, le premier jour où on m'a parlé de mes tâches je pensais que je n'y arriverai jamais ... On me parlait en acronymes et jargon bancaire, j'acquiessais de la tête mais je ne comprenais pas un mot c'était du chinois ! (rires)
Et puis il y a cette facilité des gros montants, au départ on ne voit que des énormes chiffres, des milliers, millions, milliards defiler devant nos yeux, sur nos écrans ou sur des papiers... Et puis là je ne fais plus attention, je vois juste des suites de chiffres, on s'habitue en fait. (rires) Une qualité pour faire mon job ? Avoir un esprit d'analyse, car mon job ce n'est pas seulement appuyer sur des boutons c'est analyser les erreurs, etc. " 

Elle aime dormir, lire, être dehors dans la nature, tous ces événements à Nantes, faire du roller : " Je ne suis pas de Nantes, je suis originaire d'un petit village de 900 habitants dans le Sud-Ouest et j'adore Nantes. Au début ça a été un choc, mais je trouve que cette ville est toujours en mouvement c'est génial car on ne s'ennuie jamais. "

Elle n'aime pas les fruits de mer, le fromage, faire les courses : " Et je déteste le mec qui a inventé cette phrase : le client est roi ! Pourquoi ? Parce qu'à cause de ça les gens sont infects dans le commerce, j'y ai bossé suite à mes études en école de commerce et je trouve que cette phrase permet aux gens de te parler comme une merde. J'avais beau expliquer que ce n'était pas de ma faute s'ils n'avaient pas leur produit dans les temps, et bien je me faisais limite insulter ! Alors que bon, ça change quoi qu'il ait son canapé ou son meuble après-demain au lieu de demain. " 

Es-tu heureuse aujourd'hui ? 
" Oui ! J'ai passé une super soirée hier avec mes amis c'est pour ça que je suis un peu crevée là. (rires) J'aime mon job, il fait beau, j'adore l'été et puis je n'ai pas à me plaindre je suis jeune tout va pour le mieux pour le moment ! " 

Une personne qui t'a marquée dans ta vie ou t'influence encore aujourd'hui ? 
" Une prof de français que j'ai eu pendant 3 ans au collège : Mme Sanchez. Pourquoi elle ? C'était une petite bonne femme, très dure, qui me terrorisait, mais elle a su m'inculquer des valeurs de travail et de réussite. Elle pouvait rester après les cours plusieurs heures avec moi pour me montrer où j'avais faux, afin que je comprenne mieux et que je n'échoue pas... Je pense souvent à elle, à cette volonté de vouloir m'apprendre des choses... Je crois que je ne l'a remercierai jamais assez, en plus elle a été là pour moi à un moment ou c'était compliqué dans ma vie. " 

Le mot de la fin ? 
" La vie a infiniment plus d'imagination que toi ! Je trouve que cette phrase est à la fois belle et triste car parfois la vie t'en fait voir de toutes les couleurs dans le bon et le mauvais sens. " 

Merci Hélène et peut-être à demain à la machine à café, car oui, je ne vous en ai pas parlé en début d'interview mais Hélène travaille au même endroit que moi. Donc nous avons passé un long moment ensemble et ce jusqu'à notre lieu de travail, c'était vraiment une belle rencontre.


A. 


Bonsoir à tous,

Ce matin j’ai laissé volontairement passer un tramway… pourquoi ? Aucune idée, si ce n’est que je n’étais pas spécialement pressé d’aller au boulot ! Bah oui, il y a des jours comme ça.
Et puis, j’aime avoir un quai vide pour pouvoir sauter sur le premier inconnu qui arrive !

Je vous présente Aldy, 33 ans.

Dans la vie Aldy est magasinier/cuisinier : «  Je travaille pour une cuisine d’entreprise mais je ne fais pas que cuisiner, je range les denrées, gère les stocks, etc... J’aime ce que je fais ! Une vocation ? Non pas du tout, mais un choix réfléchi. A la base j’ai suivi des études en informatique à la Réunion - oui je suis réunionnais - mais par faute de trouver du travail, et après avoir enchaîné pas mal d’intérim dans le BTP, j’ai choisi de venir en métropole me former (CAP cuisine) et travailler : cela fait 6 ans que je suis ici. »

J’en profite pour lui demander pourquoi il n’a pas trouvé de travail à la suite de ses études d’informatique ?
« En fait c’est le problème actuel pour pas mal de jeunes, on te demande de l’expérience alors que toi, tu cherches ton premier job pour te faire de l’expérience ! »

Je lui demande de m’apprendre un truc sur son métier ?
« Il faut être organisé et rapide ! Et comme disent les anciens au boulot : il faut taper dedans ! (rires) C’est un métier qui peut être parfois difficile physiquement, dans l’établissement où je suis on sert pas loin de 400 couverts par jour. Pourquoi j’aime ce job ? Tout simplement car j’aime faire de bonnes choses à manger, mon chef aime d’ailleurs travailler des produits frais donc c’est un challenge tous les jours de faire de la cuisine d’entreprise avec de bons produits ! »

Il aime passer du temps avec sa famille et la course à pied – il court une fois par semaine une quinzaine de kilomètres.

Il n’aime pas les cons, les gens obtus d’esprit, les gens faux et malhonnêtes.

Es-tu heureux aujourd’hui ?
«  Même si les fins de mois sont difficiles, je reste optimiste car j’ai vu et je vois des gens qui parfois sont dans des situations pires que la mienne donc tout va bien ! »

Le mot de la fin ?
« Tu vois je descends ici car je bosse là »

Merci Aldy et au plaisir de te recroiser dans le tramway !


A.


Bonsoir à tous,


J’ai retrouvé Allan à l’arrêt Diderot de la ligne 3. Nous avons fait connaissance, c’est plus facile pour partager ce moment ! Sur ses conseils, nous sommes allés à l’arrêt Pont Rousseau de la ligne 2.
C’est fou comme il doit tenir compte de plusieurs paramètres pour que sa demande d’interview soit acceptée.
Nous avons décidé que c’était Allan qui aborderait les gens, car je pense que je n’aurais pas été à l’aise pour expliquer la démarche. Allan a abordé une jeune femme qui était d’accord pour l’interview mais elle ne voulait absolument pas être prise en photo. Nous la laissons tranquille et nous nous retournons pour aborder un jeune homme en train de lire. Il a accepté d’emblée, avec un grand sourire.

Nous vous présentons Matthieu, 24 ans.

Il vient de La Montagne (dans le Sud Loire) où il y a vécu toute son enfance. Il est étudiant en 3è année de Biologie à la Fac de Sciences. Il termine ses examens. Il espère enchaîner sur un Master. A l’issue, soit il retentera Médecine qu’il reprendrait en 2è année, soit il fera de la Recherche.
En parallèle, il est aide-soignant en maison de retraite. Cela fait 3 ans qu’il y travaille les week-ends et vacances. Cela l’a fait grandir sur le plan humain. Il a tenté d’autres emplois, notamment dans la monétique, mais cela ne lui a pas du tout plu.
Il nous dit que c’est très dur de mener de front ses études et un emploi. Mais il a besoin de se sentir utile aux autres, et c’est un peu ce qui lui manque à la Fac. C’est pour cela qu’il aimerait bien retourner en Médecine.

Tu as des loisirs ?
« Je fais de l’escalade et de l’alpinisme et aussi du longboard. Il n’y a pas beaucoup d’endroit avec des pentes à descendre, il y en a quelques-uns à La Montagne. »

Quelle est ta plus grande fierté ?
« J’ai fait un périple dans les Alpes jusqu’à 4000 mètres. C’était tranquille. Tu t’oublies toi et tu fais partie du Tout. On a voulu tenter l’ascension du Mont Blanc mais nous avons dû abandonner car des membres du groupe étaient malades. »

Quel serait ton regret ?
« Je n’ai pas assez travaillé mes cours et je me retrouve au rattrapage des examens.
Il y a eu une réforme et je dois passer un concours pour continuer. J’ai peur de ne pas l’avoir et comme j’ai déjà quelques années de retard dans ma scolarité, cela m’inquiète. »

Qu’est-ce que tu écoutes comme musique ?
« Je suis allé au Hellfest hier et j’ai bien aimé, même si je ne connaissais pas très bien certains groupes. « 

Qu’est-ce qui t’insupporte ?
« Je me pose beaucoup de questions et parfois c’est un handicap. Mais j’aimerais bien que les gens se posent plus de questions parfois, qu’ils aient un esprit critique. »
Il n’aime pas : « Le roquefort, tous ces fromages qui ont un goût fort. »

Est-ce qu’à cet instant même tu es heureux ? Pourquoi ?
« Oui je suis heureux car je vais réviser. »

Par quelle(s) personne(s) as-tu été influencé dans ta vie ?
« Ma copine Lydia qui est douce et patiente. Elle a une telle ouverture sur le monde, que ça remet à sa place. »

Apprends-nous un truc sur ton job :
« Il faut être à l’écoute et très patient avec les personnes âgées.
Il ne faut pas prendre pour soi ce qu’on nous dit car les gens sont désespérés, ils connaissent l’isolement. Quand on demande à leur rendre visite, s’ils disent non, c’est là qu’il faut y aller car ce refus est un appel à l’aide.
Aussi, j’ai appris sur le tas à soulever les personnes et mon dos en a pris un coup. Je n’ai pas eu de formation pour apprendre à le préserver, pourtant il faudrait. »

Si tu avais le pouvoir de changer quelque chose, ce serait quoi ?
« Ce qui fait les guerres, car les gens ont besoin de se rassurer. »

Quel est ton mot de la fin ?
« Ça m’a fait plaisir, cette démarche »

*  *  *  *  *

Je suis très heureuse et fière d’avoir vécu cette expérience. Nous avons le nez penché sur nos livres ou nos téléphones et une simple conversation avec l’autre devient très rare.
Lorsque mon nom a été tiré au sort, je n’y croyais pas car je ne suis pas très chanceuse. J’étais très curieuse et impatiente de vivre ce moment et ne m’y suis pas vraiment préparée. Je comptais improviser selon la personne en face de moi, et j’étais rassurée car Allan était tout près.
Le temps a passé tellement vite ! Je suis bluffée par la grandeur d’âme de cet étudiant travailleur qui, il faut bien l’avouer, m’a touchée.
Rencontrer Allan et Matthieu a rechargé mon énergie à bloc !
Pfiou, quelle belle aventure ! Je souhaite à tous mes successeurs de la vivre aussi intensément.


Anne.




Bonsoir à tous,

Ce matin après mon premier refus, j’ai décidé de laisser passer le prochain tramway afin d’avoir un quai ‘vierge’, un quai sans onde négative. Et oui, après quelques années de pratique, il m’arrive régulièrement de laisser passer des tramways afin de récupérer de nouveaux inconnus tout ‘neufs’ haha ! Pourquoi ? Et bien tout simplement car si une personne refuse, la personne d’à côté risque elle aussi de refuser car elle se dit 'pourquoi vais-je accepter alors que la personne d’avant a refusé?'. Bref, j’ai laissé passé un tramway et j’ai abordé la première personne qui arrivait à ma hauteur.

Je vous présente Alexandre, 23 ans.

Dans la vie Alexandre est chômeur : «  Je reprends mes études en septembre prochain, pour réaliser ma 3ème année dans les ressources humaines. Effectivement, j’ai stoppé mes études pour faire un break, me faire de l’expérience en travaillant et j’ai donc décidé de prendre une année pour moi… Bon, en fait cette année est devenue deux années pour moi, mais le principal c’est de reprendre. Ce que j’ai fait pendant 2 ans alors ? Et bien j’ai travaillé dans le commerce et j’ai fait des saisons à la montagne ! J’avais besoin de changer d’air et je dois bien avouer que la montagne ça dépayse pas mal pour moi, qui suis d'origine nantaise. »

Parle moi de ta reprise d’études ?
« Et bien je dois bien avouer que ça n’a pas été simple mais j’en ai vraiment envie. A la base je faisais des études dans le management et aujourd’hui j’ai un peu changé mon idée et je souhaiterais reprendre plutôt dans les ressources humaines. Ce qu’il faut pour reprendre des études ? De la motivation, de la volonté, savoir vraiment où on souhaite aller pour ne pas se décourager une seconde fois et surtout ne pas avoir peur ! Peur du regard des autres, peur de devoir ravaler sa fierté car on connait le monde du travail, etc. »

Alexandre aime mater des films d’auteurs français, découvrir de nouvelles choses, flâner et prendre des photos : «  J’adore passer du temps sur Instagram à regarder des photos ou à en prendre ! »

Il n’aime pas le chou-fleur : « Et je n’aime pas les chauffards même si je suis sûr que j'en suis un car je crie et hurle en voiture ; je n’aime pas faire les choses difficiles car je suis quelqu’un de paresseux, j’aime bien procrastiner ! (rires) Et même si je me plains aussi souvent et bien je déteste les gens qui se plaignent ! » (rires)

Es-tu heureux aujourd’hui ?
«  Oui ! Je vais à la gare là, je vais à Strasbourg pour passer un entretien dans une grosse entreprise et je suis super content d’y aller. Surtout que je ne connais pas cette ville et que j’ai hâte aussi de découvrir Strasbourg. »

Une personne qui t’a marqué ou t’influence encore aujourd’hui ?
«  Sans hésitation la personne avec qui je suis en ce moment ! Pourquoi ? Et bien tout simplement parce que c’est vraiment mon premier ‘vrai’ amour et ça me rend heureux. »

Le mot de la fin ?
« Merci c’était super chouette de parler avec un inconnu ! »


Merci Alexandre ! Je croise les doigts pour ton entretien et on se follow sur instagram !!

Je reviens mardi car demain c’est HELLFEST pour 3 jours.


A.

Bonsoir à tous, 

Il m'aura encore fallu 3 refus avant de trouver mon inconnu du jour sur le quai du tramway 'Gare Maritime'. Ce n'est pour une fois pas la photo qui posait problème, il était juste trop tôt pour participer a une expérience comme celle là... Je comprends, je ne sais jamais si moi-même j'aurais accepté d'être un inconnu, ce n'est pas simple ! 

Je vous présente donc celui qui a accepté : Adrien, 32 ans.

Dans la vie Adrien est chargé de support en assurance : " Je bosse dans un service consommateurs et nous sommes le dernier recours des clients. On essaie d'y arriver, en tout cas de les aider à surmonter leurs problèmes. Ce qui me plait dans ce métier ? Le relationnel, la technique - car oui c'est un métier très technique - et la recherche de solutions pour les gens. "

Je lui demande de m'apprendre un truc sur son métier ?
" On pense que les assurances ont tous les droits, mais c'est faux ! Les assurances sont régies par un code des assurances... Et oui, on ne fait pas ce que l'on veut quand on est une assurance. (rires)
Une qualité pour faire mon job ? De l'empathie, car il faut aimer aider les gens. " 

Il aime lire des romans de fantaisie, voir ses amis et être dans la nature.

Il n'aime pas l'hypocrisie, les incivilités et les choux de Bruxelles.

Es-tu heureux aujourd'hui ? 
" Oui ! Pourquoi ? Il fait beau, au petit matin il n'y a personne dans les rues et dans les transports, c'est calme, j'ai bien dormi, j'aime aussi les odeurs du matin et je sais que je vais passer une bonne journée... Tout va super bien ! " (rires)

Une personne qui t'a marqué ou t'influence encore aujourd'hui ? 
" Dans le monde du travail, j'ai croisé il y a quelques années une ancienne responsable qui m'a donné ma chance et qui m'a permis d'obtenir le poste que je rêvais d'avoir. Je la remercie d'avoir cru en moi ! "

Le mot de la fin ? 
" Il va faire beau aujourd'hui, profitez au maximum du soleil et de la chaleur ça fait du bien. "

Merci Adrien et au plaisir de te recroiser dans le tramway ou sur le quai au petit matin !


A.


Bonsoir à tous, 

Ce matin j'ai repris le chemin du tramway à l'heure... oui parce qu'en fait, hier je ne me suis pas réveillé et je suis arrivé en retard. Malheureusement pour moi, à la sortie du boulot j'étais aussi pressé et n'ai pas eu le temps de chasser l'inconnu. Donc ce matin, je suis descendu à Pirmil aux alentours de 6h15 et j'ai attendu ! J'ai d'abord pris un refus avant de trouver l'inconnu du jour.

Je vous présente Franck, 44 ans.

Dans la vie Franck est en formation : " Je suis actuellement une formation d'ambulancier le DEA : Diplome d'Etat d'Ambulancier. En quoi ça consiste ce job ? Et bien tout simplement prendre en charge des personnes qui se rendent en consultation ou en état d'urgence. Une reconversion professionnelle ? Non, pas du tout, j'ai été auxiliaire ambulancier pendant 8 ans et j'avais envie d'évoluer dans mon métier, d'où cette formation. 
Ce que je faisais encore avant ça ? Et bien rien à voir, j'étais jardinier en région parisienne, mais j'en ai eu marre de voir des gens ne pas respecter mon travail j'ai donc décidé de changer de voie professionnelle. "

Apprends-moi un truc sur ton métier ?
" Ambulancier, on ne fait pas ça pour le salaire ! Sais-tu qu'en journée nous ne sommes payés que 90% de nos heures et la nuit seulement à hauteur de 75%. Comment on fait pour vivre ? Et bien pour avoir un salaire convenable on enchaîne les journées de 10 à 12h ! Mais je le fais par passion : j'aime aider les gens, se sentir utile c'est important pour moi. Et puis on est vraiment à leur contact, on arrive a déceler des pathologies, les signes qui ne trompent pas d'une personne qui va faire un malaise, etc. Nous sommes en première ligne avant le SAMU. Il faut le dire, le métier est passionnant, aucune journée ne se ressemble.
Ce qu'il faut pour être un bon ambulancier ? Je dirais qu'il faut de la patience et de l'écoute. "

Il aime conduire, le jardinage : " Et ma seconde grande passion c'est la Croix-Rouge ! Cela fait 15 ans que je suis bénévole et j'adore ça.  Toujours pour la même raison, j'aime aider les gens ! Je ne fais pas les maraudes, je suis sur les événements sportifs, culturels, concerts, etc. Comment c'est arrivé la rencontre avec la Croix-Rouge ? Vraiment par hasard : j'étais sur un événement et j'ai rencontré des gens de la Croix-Rouge, on a échangé et je ne sais pas j'ai posé pas mal de question... J'ai voulu essayer et ça fait 15 ans que je suis bénévole ! "

Il n'aime pas le manque de respect et la malhonnêteté.

Es-tu heureux aujourd'hui ? 
" Depuis 2 jours, ça va beaucoup mieux. Pourquoi ? Je viens de rencontrer une personne, donc je suis super bien. " (rires)

Le mot de la fin ? 
" Bonne journée ! "

Merci Franck d'avoir joué le jeu de l'interview, et au plaisir de te recroiser.


A.