Bonsoir à tous, 

C'est sur le chemin du retour que j'ai abordé l'inconnu du jour, il est sur le quai et fume tranquillement sa cigarette en attendant l'arrivée du tramway. 

Je vous présente Pierre, 25 ans.

Dans la vie Pierre est sans emploi : " Je suis depuis 2 semaines au chômage. Je suis en recherche d'un job dans l'électricité à la suite d'un CDD qui n'a pas été reconduit mais je ne m'en fais pas, je sais que je vais trouver rapidement. Je suis déjà en contact avec des boites d'intérim, c'est bien d'être intérimaire ça permet de jauger l'entreprise, l'ambiance de travail, et après accepter ou non un CDI : c'est donnant-donnant que ce soit pour moi ou pour l'entreprise. 
J'ai une formation d'électricien BAC PRO et j'ai déjà bossé pour pour différentes entreprises comme de la réparation d'électroménager ou du cablage, etc. 
Vocation ? Non c'est arrivé un peu par hasard car à la base je voulais être prof de langues, j'étais au lycée en filière littéraire. Et puis suite à pas mal de soucis personnels j'ai tout lâché et je m'étais mis dans l'idée de rentrer dans l'armée. Donc je me suis préparé physiquement et mes soucis m'ont rattrapé ... C'est comme ça que je me suis retrouvé en BAC PRO électricité et j'ai su que ça me plairait comme job. " 

Je lui demande de m'apprendre un truc sur son métier ? 
" Pour changer une douille, il y a 2 lames à l'intérieur de la douille et bien il suffit de changer les lames pour réparer. 
Une qualité ? De la patience, de la mémoire et surtout beaucoup de précautions et de sérieux. " 

Il aime jouer de la musique - il joue de la guitare, boire des coups avec les copains, les concerts, faire du skate, lire, les jeux vidéo et voyager : " Même si ça fait longtemps que je n'ai pas voyagé, il va d'ailleurs falloir que j'y remédie. (rires) Mon dernier voyage ? La République Tchèque. " 

Il n'aime pas l'actualité internationale oppressante, l'hypocrisie et ce qu'il se passe à la ZAD : " Je n'ai pas d'avis pour ou contre, je pense qu'il y a des fautes des 2 côtés : Zadistes et Policiers. " 

Es-tu heureux aujourd'hui ? 
" Ça va plutôt pas mal. Je m'estime chanceux, ça pourrait être pire ! Parfois je me dis que la vie ne tient à rien et que tout peut basculer très vite, donc je m'accroche et ne me plains pas. " 

Le mot de la fin ? 
" Profite un max de la vie ! " 


Merci Pierre et bon weekend à toi, au plaisir de se recroiser. 


A.

Bonsoir à tous, 

C'est par un beau soleil de printemps que j'ai rencontré mon inconnu du jour à l'arrêt 'Bretagne'. J'ai abordé la seule personne qui était sur le quai et une fois n'est pas coutûme, cette fois-ci ça a fonctionné du premier coup.

Je vous présente Nicolas, 25 ans.

Dans la vie Nicolas est conseiller bancaire : " Je travaille pour une banque, bien évidemment, et je conseille des PME et des associations que ce soit pour du conseil, du placement, du financement, etc. C'est super intéressant, d'autant plus que j'ai un domaine d'activité très large et que je rencontre par ce biais énormément de gens : c'est enrichissant humainement. Une vocation ? Non pas vraiment, je me suis longtemps cherché j'ai fait 6 ans d'études avant de trouver ma voie professionnelle, j'ai étudié à Nantes, Rennes et j'ai même fait ERASMUS en Irlande. D'ailleurs ERASMUS en Irlande c'était génial, une ville superbe, une ambiance et des gens ultra chaleureux. "

Je lui demande de m'apprendre un truc sur son métier ? 
" Banquier c'est bourré de clichés, mais c'est un job super humain. On associe bien trop souvent banquier=voleur mais il y a beaucoup de paramètres à prendre en compte. Déjà, si tu n'es pas sociable et que tu n'aimes pas les gens et bien tu ne fais pas ce métier, il faut aimer parler et il faut avoir le 'feeling' avec la personne en face de toi. "

Il aime voyager - son dernier voyage un weekend à Venise, il y a 3 semaines avec sa copine, lire, le cinéma : " Et j’adore dessiner, c'est mon plaisir perso. Je fais des tableaux graphiques, un peu abstraits, que je scanne sur mon ordinateur et que je fais évoluer avec Photoshop. "

Il n'aime pas la mauvaise foi, le mensonge, le chou de Bruxelles : " Et les religions dans leur ensemble. Disons que la religion en elle-même ne me dérange pas mais c'est tout les extrêmes qui en découlent qui m'insupportent. "

Es-tu heureux aujourd'hui ? 
" Oui. Pourquoi ? C'est mon premier job, je suis sorti de l'école il y a 8 mois et j'ai une copine donc tout va bien ! " 

Le mot de la fin ? 
" Un bon début de journée que de se faire interviewer dans le tramway, surtout quand on ne s'y attend pas ! " (rires)

Merci Nicolas et au plaisir de se recroiser dans le tram.


A.



Bonsoir à tous, 

Comme je n'avais pas d'impératif personnel à la sortie du boulot j'ai décidé de chasser l'inconnu par un beau soleil de printemps. Et c'est vrai qu'en regardant certains visages à travers la vitre, j'étais agréablement surpris de voir ces têtes contentes profiter 'enfin' d'un beau soleil. Je savais, par expérience, que c'est nettement plus facile de trouver mon inconnu(e) du jour quand il fait beau. Après quelques mauvais choix d'arrêts de tram où je me suis retrouvé seul sur le quai, j'ai décidé de foncer sur une valeur sûre : l'arrêt Beauséjour. C'est à cet arrêt que j'ai trouvé mon inconnue du jour.

Je vous présente, Leslie 34 ans.

Dans la vie Leslie est Auxiliaire de Puériculture : " Je travaille en crèche depuis 11 ans. Si j'aime mon travail ? Carrément ! C'est un super beau métier, riche humainement, on s'attache aux enfants et on les accompagne dans leur développement personnel. 
Une vocation ? Même si j'ai faist d'autres choses avant, je dois bien avouer que j'ai toujours aimé le monde de la petite enfance et que c'est clairement là ma place : je me sens utile et épanouie. 
Ce que je faisais avant ? Oulala ! J'ai vécu en Irlande 5 ans et là bas j'ai été vendeuse en déco d'intérieur, jeune fille au pair et j'ai travaillé au musée Guiness à Dublin. (rires) Et c'est en Irlande que j'ai su que je voulais travailler dans le monde de la petite enfance,  après avoir été jeune fille au pair. Nous sommes revenus avec mon copain et j'ai fait une VAE pour me reconvertir dans ce métier. " 

Je lui demande de m'apprendre un truc sur son métier ? 
" La motricité libre : C'est un principe d'accompagnement de l'enfant, on n'oblige jamais l'enfant on l'accompagne. Par exemple, on ne force pas un enfant à s’asseoir mais on lui montre qu'il peut le faire après c'est lui qui décide. Cette notion d'accompagnement est vraiment fondamentale pour l'enfant. 
Une qualité pour faire mon job ? Il faut savoir être polyvalent et surtout, savoir garder son calme. " (rires)

Elle aime passer du temps avec sa fille de 15 mois, aller en concert, faire de la veille sur son métier : " Je ne joue pas d'instrument de musique mais à la maison on ne conçoit pas vivre sans musique. J'adore découvrir de nouvelles choses, de nouveaux groupes, etc. 
Quel style de musique je préfère ? Le metal. " 

Elle n'aime pas les carottes cuites, le racisme, l'injustice : " J'attache énormément d'importance à la diversité et la tolérance car je pars du principe que c'est en nous rassemblant qu'on grandit humainement, donc forcément tout ce qui nous divise ou diminue certaines personnes me révolte au plus haut point. " 

Es-tu heureuse aujourd'hui ? 
" Oui. Pourquoi ? J'ai enfin atteint tous les objectifs que je m'étais fixés et je suis contente d'y être parvenue que ce soit sur le plan perso ou pro. " 

Une personne qui t'a marquée ou t'influence encore aujourd'hui ? 
" Tu vas rire, mais quand j'étais ado j'écoutais beaucoup Marylin Manson. Et sa musique, ses paroles, sa révolte, son combat contre la religion catholique, etc. Tout ce qu'il disait je m'identifiais à ça, et donc je pense qu'il m' a influencée à un moment de ma vie. " 

Le mot de la fin ? 
" Merci c'était un moment très agréable que de parler avec un inconnu au lieu d'être seule dans son coin avec sa musique. " 

Merci à toi Leslie, j'espère que nous nous recroiserons prochainement ? Ce ne sera pas au Hellfest car je n'ai pas réussi à avoir de billet ou d'invitation mais peut-être dans le tram ? 


A.


Bonsoir à tous, 

Ce matin après avoir discuté longuement avec un jeune homme sympathique du côté de l'arrêt 'POITOU' qui a refusé la photo, j'ai décidé de descendre à 'Beauséjour'. Après quelques minutes je me décide à aller parler avec une femme juste à côté de moi. Je l'aborde, elle accepte car elle a déjà lu des choses sur ma démarche : " Par contre je descends dans 2 arrêts, ça va le faire ? " 

Je vous présente Angélique, 42 ans.

Dans la vie Angélique est ATSEM (Agent Territorial Spécialisée dans les Ecoles Maternelles), en tant que contractuelle : " Je viens de passer le concours, j'espère l'avoir pour être titularisée ! Si j'aime mon métier ? Carrément c'est une vocation, j'ai toujours voulu travailler dans la petite enfance. J'adore le contact avec les enfants et travailler dans le milieu scolaire. " 

Je lui demande de m'apprendre un truc sur son métier ? 
" Les enfants ont besoin de routine, il faut que tout soit bien cadré et rythmé pour ne pas qu'ils s'inquiètent, ils ont besoin d'être rassurés. On rythme les journées avec différents temps/rituels ainsi que des ateliers et puis on laisse aussi des temps libres pour les laisser vivre, ces petits bouts. (rires)
Une qualité pour faire mon métier ? De la patience. " (rires)

Malheureusement pour moi, on arrive à son arrêt je dois donc abréger l'interview.

Es-tu heureuse aujourd'hui ? 
" Oui. Je suis en bonne santé, j'ai une famille, un travail et j'espère avoir mon concours ...  Pas de raison de me plaindre. " 

Le mot de la fin ? 
" Merci et bonne journée. "

Merci Angélique, je croise les doigts pour ton concours et j'espère te retrouver un de ces matins dans le tramway.


A.


Bonsoir à tous, 

Ce matin j'ai abordé la seule personne sur le quai à Vincent Gâche et coup de chance pour moi il accepte de suite. Je lui demande où il descend : " Marcel Paul au terminus de la ligne 3 ! " Chouette, on va faire un sacré bout de chemin ensemble ! 

Je vous présente David, 30 ans.

Dans la vie David est menuisier : " Ça fait 7 ans que je suis menuiser. Si j'aime ce que je fais ? Non plus trop à vrai dire : j'en ai marre ! Marre des cadences, de bosser non-stop, d'avoir un patron ... J'aimerais faire autre chose, quelque chose de différent. J'ai déjà un projet perso sur lequel je travaille : l'agriculture responsable autour de la mangue en Ardèche. " 

Je lui demande pourquoi l'Ardèche ?
" Ma copine vit là bas et je suis tombé amoureux aussi de la région, là-bas on est vraiment à l'écoute de l'agriculture alternative, de vivre différemment, les gens sont plus ouverts, ils font moins la tronche je trouve et surtout fuir les grandes villes ... Je vais finir fou ici ! " (rires)

David me parle en détail de son projet autour de la mangue, je ne vais pas trop dévoiler ce qu'il compte faire ça ne sert à rien qu'il se fasse piquer son idée mais je lui demande pourquoi la mangue ? 
" Je suis en France depuis 12 ans suite au rapprochement familial, j'ai eu la chance de venir vivre en France, je suis de Gambie en Afrique. Et dans mon pays tout le monde cultive la mangue, tellement que les prix sont très bas ... Alors quand je vois comment ici ils vendent ça à prix d'or, j'ai envie de faire découvrir ce fruit d'une autre manière. J'ai grandi dans les champs de mangues, je sais comment ça s'importe et c'est bourré de conservateur avec des gaz dans les avions ... Le fruit est moins bon et super cher ! C'est abusé alors qu'en Afrique, les gens peinent à vivre de leurs productions. " 

Je lui demande de me parler de son arrivée en France.
" Mon arrivée en France comment ça a été ? Très difficile, la Gambie c'est un pays anglophone donc à mon arrivée en France je ne parlais pas français. Mais j'y suis arrivé, puis après j'ai eu des soucis persos qui m'ont demandé à être autonome très vite et donc à travailler tôt. J'ai donc bossé dans la restauration, le nettoyage, etc. puis on m'a proposé une formation pour être plombier mais faute de patron je me suis rabattu sur la menuiserie. 
Ce que je faisais en Gambie ? J'étais en fac de droit, je voulais devenir avocat ou juge mais ici c'était impossible ; bref, c'est comme ça. " 

Je lui demande de me parler de son métier de menuisier ? 
" Je déteste quand on pose les baies vitrées, c'est très lourd et on ne fait ça qu'à deux,  c'est extrêmement épuisant. 
Ce qu'il faut pour être un bon menuisier ? De la patience et de la minutie. " 

Il aime le sport - il pratique la boxe et le footing, faire la fête avec les copains, profiter de la vie, les balades, la nature. 

Il n'aime pas cette société dans laquelle les gens ne se parlent plus : " ils sont trop occupés dans leur petit monde d'internet avec leurs faux amis sur facebook et montrer une vie qui ne leur ressemble pas. Je n'aime pas non plus la betterave et je boycotte le MacDo et leur malbouffe pour les pauvres, parce que les riches ils vont pas dans les Fast-Food hein ! Ils vont dans des grands restaurants gastronomiques ... Je sais que quoi je parle, mon père est patron d'un MacDo ! " (rires)

Es-tu heureux aujourd'hui ? 
" Oui. Pourquoi ? Parce que ma copine arrive aujourd'hui ! " 

Une personne qui t'a marqué ou t'influence encore aujourd'hui ? 
" Ma copine : Sarah. Pourquoi elle ? Parce que c'est une chouette personne et que je l'aime. " 

Le mot de la fin ? 
" Il faut rester en contact les uns avec les autres, c'est comme ça que l'on vivra mieux ensemble. "


Merci David pour cette belle et longue interview, je te souhaite de tout cœur de réussir ton beau projet.


A.



Bonsoir à tous, 

Ce matin je suis descendu à l'arrêt 'Vincent Gâche' et j'ai attendu ... attendu que quelqu'un arrive à ma hauteur. Un tramway arrive et un homme aussi, je décide de voir si l'homme monte dedans et si tel n'est pas le cas, alors je l'aborde. Il ne monte pas, donc je décide d'aller lui parler : il accepte volontiers.

Je vous présente Grégory, 40 ans.

Dans la vie Grégory est sans domicile : " Je suis SDF ! Ce que je fais là ? J'attends le tramway, je sors de la halte de nuit pas loin de là, je suis allé prendre un café... ça réchauffe et ça fait du bien. Et je me rends dans un autre endroit où je vais pouvoir croiser des amis et passer le temps : faire un brin de causette. Et puis là-bas, c'est sympa on peut rester jusqu'à 11h, ça nous laisse le temps de nous poser, c'est moins speed que la halte de nuit. "

Je décide de monter avec lui dans le tramway et de le suivre quelques arrêts sur la ligne 2, moi qui bosse sur la ligne 3 je reviendrai sur mes pas, ce n'est pas grave car je suis un peu en avance. J'en profite donc pour lui demander de me parler de lui ? 
" Je suis un enfant de la DDASS, d'une mère alcoolique, qui elle-même avait des parents alcooliques... Et qui m'a fait reproduire le même schéma : je suis alcoolique. J'ai été élevé par mon oncle et ma tante dès l'âge de 11 ans. J'ai un BEP de tourneur fraiseur et quand il a fallu trouver un job, mon oncle et ma tante qui avaient un bar-restaurant m'ont proposé de travailler avec eux. 
Et puis j'avais un appartement, une grosse voiture - une BMW, tout allait bien malgré quelques vieux démons intérieurs avec lesquels je me battais depuis quelques années et puis ma femme m'a quitté. C'est là que tout a basculé. J'ai commencé à boire, j'ai perdu mon appartement, mes amis, mon permis : j'ai pété un plomb et ces démons que j'avais longtemps combattus ont eu raison de moi. C'est comme ça que je me suis retrouvé à la rue ! Depuis combien de temps je suis à la rue ? Je ne compte plus les années, je ne sais plus ; trop longtemps en tout cas, mais ça va, je ne me plains pas. " 

Je lui demande ce qu'il aime : " Pas grand chose à vrai dire ! Dans la rue tu perds le goût de tout, tu stagnes, tu n'as plus d'envie. Au début tu t'accroches et puis les semaines passent, les mois et les années ... Et donc pour combler ce vide, je bois et je tente tant bien que mal de survivre. " 

Je lui demande ce qu'il n'aime pas : " Moi j'aime tout le monde, je suis sociable, quelqu'un d'honnête et jamais je ne juge quelqu'un. Alors que vous autres, vous qui avez un toit, vous nous jugez trop souvent et vous êtes méchants avec nous les SDF ... On ne nous parle pas, on nous ignore, moi je ne veux de mal à personne, alors pourquoi nous veut-on du mal ? Je ne comprends pas pourquoi les gens sont comme ça. " 

Es-tu heureux aujourd'hui ? 
" Ouais ça va : je suis en vie ! "

Le mot de la fin ? 
" Merci d'avoir discuté avec moi, ça fait plaisir de ne pas se faire insulter ou agresser verbalement ! " 


Merci Grégory et j'espère te recroiser prochainement dans le tramway ou dans Nantes. 


A.



Bonsoir à tous, 

C'est au terminus que j'ai rencontré mon inconnu du jour, en fait c'est lui qui est venu me parler pour me demander un renseignement, j'en ai donc profité pour me présenter et parler du projet.

Je vous présente Jacques, 35 ans.

Dans la vie Jacques est en recherche d'emploi : " Je suis développeur informatique depuis 5 ans, et j'ai pris du temps pour moi et ma famille (papa pour la seconde fois depuis décembre) j'ai pris une sorte de congé parental non officiel. (rires) Besoin d'aider ma conjointe, d'être présent pour ma fille qui rentrait en maternelle en septembre... J'avais d'autres priorités que de chercher absolument un nouveau job.
Ce que je faisais avant d'être développeur informatique ? Je bossais dans l'associatif et culturel ; mais à un moment de ma vie et pour la sécurité de ma famille, j'en avais marre d’enchaîner les CDD, d'être payé au SMIC et de commencer des projets qui parfois ne se terminaient pas à cause de pertes de subventions. J'adorais ça mais à un moment, on doit faire un choix et j'ai eu de la chance de suivre une formation de 7 mois rémunérée pour adulte qui m'assurait un avenir un peu plus serein, professionnellement parlant.  "

Je lui demande de m'apprendre un truc sur son métier de développeur ? 
" Dans mon métier il y a un petit côté artisan, un souci du détail, du travail bien fait et on commence de zéro pour terminer avec un produit fini. On bosse sur mesure, avec les besoins du clients et les évolutions perpétuelles : on ne s'ennuie jamais. Et puis c'est un milieu super sympa, c'est jeune, dynamique propice aux rencontres et aux amitiés, rien à voir avec le cliché de l'informaticien ! (rires)
Ce qu'il faut pour être un bon développeur ? De la logique ! " 

Il aime la photographie - il est plutôt portrait couleur, écouter de la musique, mater des films, lire : " Ça c'est ce que j'aime faire, mais avec 2 enfants dont un nourrisson je dois bien avouer qu'en ce moment je n'ai pas trop le temps. " (rires)

Il n'aime pas l'impolitesse, l'abus de pouvoir, les trucs politiques : " Et les brocolis ! A l'école de ma fille ils appellent ça les beurk-colis ! " (rires)

Es-tu heureux aujourd'hui ? 
" Ça va pas trop mal ! J'ai une famille, des enfants, je n'ai pas trop de soucis pour trouver un job rapidement, je vais voir des potes demain soir et ce weekend je vais voir un concert ! Ça pourrait être pire je pense, non ? "

Le mot de la fin ? 
" Vivement le beau temps ! "

Merci à toi Jacques et au plaisir de se recroiser dans le tramway, ou peut-être serons nous collègues un jour, le monde de l'informatique à Nantes est petit.


A.




Bonsoir à tous, 

Je dois bien vous l'avouer cela devient de plus en plus compliqué de trouver l'inconnu(e) du jour en ce moment. Ces journées pluvieuses qui s'enchaînent commencent à peser lourdement sur le moral de mes inconnus, moi y compris et je traîne la patte ces derniers temps : RAS LE CUL DE CE TEMPS HORRIBLE, hahaha ! 
Bref, après 3 refus ce matin je finis par me rabattre sur l'arrêt 'BEAUSEJOUR'. Une femme arrive à ma hauteur, je décide de l'aborder : elle accepte mais elle n'a que le temps de 2 arrêts à me consacrer.

Je vous présente Sandrine, 42 ans.

Dans la vie Sandrine est animatrice dans les écoles : " J'adore mon métier, je travaille principalement dans une école maternelle : j'adore les enfants surtout à cet âge.
En quoi consiste mon job ? Et bien on occupe les enfants sur les temps périscolaires et sur le temps de la cantine, que ce soit en leur proposant des activités ou choses à faire. "

Je lui demande de m'apprendre un truc sur son métier : 
" Il faut beaucoup de patience, être à leur écoute et les motiver pour faire des activités. " (rires)

Elle aime le scrapbooking, la photographie - elle adore le portrait et photographier son fils : " Et j'adore peindre aussi ! J'ai fait l'école Pivaut il y a quelques années (rires) et malheureusement je n'ai pas trouvé de travail dans le domaine de l'art donc comme j'avais besoin de travailler j'ai fait autre chose... C'est comme ça ! " 

Es-tu heureuse aujourd'hui ? 
" Oui ! Tout va bien, je suis en bonne santé donc pas de raison de ne pas aller bien ! " (rires)

Le mot de la fin ? 
" Bonne journée. " 

Merci Sandrine pour cette interview en 2 arrêts, j'espère que nous nous recroiserons dans le tramway.




A.



Bonjour à tous, 

Et oui, je ne commence pas par un 'Bonsoir à tous' car je n'ai pas pu écrire hier soir : j'ai été obligé de profiter du seul jour de soleil depuis de nombreuses semaines ! Et franchement, même si je suis un peu triste de ne pas avoir pu vous présenter mon inconnu du jour hier soir et bien je suis quand même content d'avoir pu apprécier un peu de soleil. Bref, c'est sur le chemin du retour hier que j'ai rencontré mon inconnu. Enfin un inconnu qui ne l'est pas vraiment pour moi, car nous sommes collègues. Nous ne travaillons pas ensemble mais nous sommes de la même entreprise.

Je vous présente Christophe, 24 ans.

Dans la vie Christophe est ingénieur informatique : " En quoi ça consiste mon job ? Je fournis des compétences à des clients pour différents projets : techniques, organisationnelles, décisionnelles, etc. Si ça me plaît ? C'est super intéressant, je ne m'ennuie jamais, je bosse sur différentes technologies et méthodologies, c'est un job où tu es en perpétuelle remise en question : c'est stimulant. 
Une vocation ? Non, hasard total ! En fait j'ai longtemps réfléchi et j'en suis arrivé à la conclusion que je ne savais pas ce que je voulais faire, mais que je savais ce que je ne voulais pas faire ! Et c'est par déduction que j'avais 2 possibilités : Puériculture ou Informatique.
Oui, puériculture tu as bien entendu. En général quand je passe un entretien ou que je parle de ça les gens hallucinent parce qu'entre l'informatique et la petite enfance tout oppose ces métiers. (rires) 
Pourquoi je n'ai pas choisi l'autre voie professionnelle ? Je passais mon BAC et j'avais l'impression de faire un retour en arrière en retournant faire un CAP petite enfance. Donc j'ai continué en IUT et me voilà maintenant dans le monde du travail ! 
Je te rassure, moi qui n'étais pas du domaine informatique j'ai super galéré le premier semestre en IUT, j'ai cru même à un moment arrêter et puis il y a eu un déclic et je m'y suis fait. " 

Je lui demande de m'apprendre un truc sur son métier ? 
" Je déteste le développement dans l'informatique. J'aimerais être bon, mais je crois que plus je suis dans ce métier et moins j'aime la technique alors que d'être dans le consulting, accompagner les clients : ça je kiffe ! (rires)
Ce qu'il faut pour faire mon job ? De la polyvalence, de l'adaptabilité et savoir faire plusieurs choses en même temps. " 

Il aime lire, mater des films/séries, le sport en général : " Je pratique le badminton mais je m'intéresse à tous les sports connus ou non : basket, tennis, foot, etc. "

Tu me dis que tu t'intéresses à tous types de sports  connus ou non, quel est le sport que tu suis que peu de gens connaissent ?
"Le Muggle Quidditch ... Ce sport inventé dans Harry Potter. Je ne le pratique pas mais je m'y intéresse, et puis je suis aussi un grand fan d'Harry Potter ! Mon premier 'vrai' livre que j'ai lu en primaire et dont je n'ai pas décroché, j'ai adoré tout cet univers et ces personnages plus complexes qu'on ne le voit. " 

Il n'aime pas les brocolis, les leggings avec des motifs galaxie (rires), les gens superficiels : " toute cette mode débile des seflies, des influenceurs sur les reseaux sociaux, les gens qui te font croire qu'ils ont une vie géniale via instagram alors qu'en fait c'est faux. Et puis quand tu vas à un concert ils ne regardent/apprécient même pas le moment parce qu'ils regardent leur téléphone. " 

Es-tu heureux aujourd'hui ? 
" Oui, c'est le weekend ! " 

Une personne qui t'a marqué ou t'influence encore aujourd'hui ? 
" Mes parents : Murielle & Jean-Pierre. 
Pourquoi eux ? C'est grâce à eux si je suis comme ça, je pense. Ils m'ont transmis l'éducation, des valeurs, etc. Et puis la famille c'est important, non ? " 

Le mot de la fin ? 
" Bon weekend ! " 

Merci Christophe et on se recroisera surement au terminus du tramway !


A.




Bonsoir à tous, 

Ce matin j'ai abordé un homme assis en face de moi, il était enjoué mais malheureusement il descendait à l'arrêt suivant et n'avons donc pas pu faire l'interview. Heureusement pour moi, une jeune femme s'est assise, à son tour en face de moi, j'ai donc décidé de l'aborder.

Je vous présente Clara, 24 ans.

Dans la vie Clara travaille dans l'hôtellerie : " Je suis adjointe de direction dans un hôtel. Si ça me plaît ? A 15 ans, j'ai su que je voulais exercer ce métier et j'ai tout de suite souhaité faire une école hôtelière : effectivement c'est une vocation. Pourquoi ce choix ? Je crois que j'aime profondément les gens et que l’hôtellerie est une forme de compromis entre les relations et le côté moins speed qu'on peut retrouver dans la restauration par exemple. Et puis, je sais que dans ce métier on ne s'ennuie jamais, chaque jour est différent et stimulant. On en chie aussi parfois un peu certains jours, mais dans l'ensemble il y a beaucoup plus de positif ! (rires) Je sais que je pourrai exercer ce métier toute ma vie, et ça c'est une belle perspective d'avenir, pour moi ! 
C'est quoi adjointe de direction dans l’hôtellerie ? Et bien c'est faire de la coordination dans les chambres, du nettoyage, différentes tâches organisationnelles, de la gestion de planning et de personnel, et s'occuper des clients qui arrivent/partent de l'hôtel. " 

Je lui demande de m'apprendre un truc sur son métier ? 
" Il faut être souriante tout le temps, et ce même quand c'est chiant ou que tu n'as pas le moral... C'est la chose la plus importante dans notre métier, et c'est aussi la première chose que l'on t'apprend en école hôtelière ! Il faut même être souriant au téléphone ! Oui tu peux rire, me dit-elle, mais ce que je te dis est vrai car quelqu'un qui sourit au téléphone, et bien l'interlocuteur le ressent à l'autre bout du fil, je ne te mens pas.  "

Elle aime aller en concerts - elle aime particulièrement la salle de Stéréolux pour le lieu et l’acoustique, le cinéma, voir des potes et parfois ne rien faire (rires) : " Mais ce que j'aime vraiment c'est écouter des podcasts, j'en écoute au minimum 2 heures par jour et je ne peux que te conseiller d'écouter « Super-Héros » de Binge Audio et « Transfert » de Slate, il y a je trouve comme une similitude avec ton travail de l'inconnu du tram. " 

Elle n'aime pas l'injustice, les horaires de la TAN et leur communication sur twitter, la betterave : " L'égoïsme dans les transports en commun comme le ' je passe en premier', 'ma place assise', 'je ne te laisse pas descendre de la rame', etc...  Ah, et un autre truc que je déteste : les gens qui trempent un truc dans leur café....je trouve ça dégueu ! " (rires) 

Es-tu heureuse aujourd'hui ? 
" Oui ! Pourquoi ? Et bien parce qu'à 13h je serai en vacances pour une semaine et ça c'est super cool. " (rires)

Une personne qui t'a marquée ou t'influence encore aujourd'hui ? 
" Ma mère : Fred. Pourquoi elle ? Pour cette phrase qu'elle m'a tant répétée et qui est tellement vraie et motivante pour moi : ' Tu as le droit de te tromper ! ' 
Cette phrase sonne vrai pour moi, je la trouve stimulante et motivante, comme ma mère d'ailleurs. " 

Le mot de la fin ? 
" J'aurai dû acheter un parapluie ! " (rires) 

Merci Clara et au plaisir de te recroiser dans le tramway prochainement. 


A.


Bonsoir à tous, 

Ce matin j'avais décidé de descendre à l'arrêt de tramway A.Vincent/Ste Thérèse... J'ai attendu de longues minutes sur le quai, j'ai même eu le temps d'aller au distributeur de billets tellement il n'y avait personne, haha ! Bref, à mon retour une jeune femme arrive à ma hauteur et comme il n'y a qu'elle, je décide de l'aborder. Et même si elle descend dans 2 arrêts, elle accepte de jouer le jeu de l'interview !  

Je vous présente Shanon, 19 ans. 

Dans la vie Shanon est étudiante : " Je suis actuellement en BTS Comptabilité & Gestion. Si ça me plaît ? Oui, j'aime bien les chiffres et la paperasse ! (rires) 
Une vocation ? A la base j'aurais aimé aller en filière S, mais n'ayant pas les notes suffisantes, je me suis rabattue sur la comptabilité et j'ai bien accroché, au point de souhaiter en faire mon métier. Après, si je vois que ça ne me plait plus dans quelques années, je garde à l'esprit de partir faire une licence dans un autre domaine, mais pour le moment ça le fait, donc rien à craindre ! "

Je lui demande de m'apprendre un truc sur ses études ? 
" L'amortissement : c'est la perte de valeur, en années/mois/jour, d'un bien.
Une qualité pour faire mes études ? L'assiduité. "

Elle aime lire, mater des séries, les mangas, dessiner et écouter de la musique.

Elle n'aime pas les cons et les épinards.

Es-tu heureuse aujourd'hui ? 
" Oui ! Pourquoi ? Aucune idée à vrai dire, je me suis levée de bonne humeur et je sais que je suis heureuse : je ne me l'explique pas vraiment là ! "

Le mot de la fin ? 
" Bonne journée ! " 

Merci Shanon pour cette petite interview, au plaisir de te recroiser dans le tramway !



Bonsoir à tous, 

Ce matin j'ai loupé mon bus et je suis donc allé à pied jusqu'à l'arrêt de tramway... Franchement, je ne sais pas vous, mais moi je n'avais pas envie de me lever... Vive le changement d'heure ! Bref, j'arrive au tram et j'aperçois un jeune homme assis, seul sur le banc, avec sa capuche sur sa tête et un foulard devant le visage. Nous sommes seuls, je décide de l'aborder : il accepte ! 

Je vous présente Alexandre, 17 ans.

Dans la vie Alexandre est étudiant en STI2D : " Je suis en Bac Techno Sciences Techniques de l'Industrie et du Développement Durable, option architecture et construction. 
Si ça me plaît ? L'architecture me plait effectivement, les maths et la physique moins. (rires)
J'ai choisi cette filière un peu par hasard, en fait je voulais faire Arts Appliqués mais je n'ai pas été retenu, et comme j'aime le bahut dans lequel je suis, que j'ai mes amis aussi dans cet établissement, j'ai décidé de tenter cette filière et de décrocher un BAC. "

Je vois bien qu'il se questionne sur son avenir et lui demande ce qu'il rêve de faire ? 
" Mon rêve c'est d'intégrer un CAP bijouterie et joaillerie mais à la fin de la 3ème je n'étais pas prêt à quitter ma famille pour aller étudier. Donc j'ai décidé de me fixer l'objectif de décrocher mon bac et une fois ce sésame en poche, j'irai faire mon CAP.
Pourquoi ce choix ? Je suis admiratif des pierres précieuses et des métaux précieux. Je ne parle pas du prix mais de l'objet, et puis si à ça on ajoute de la création et de la conception : c'est le job de mes rêves ! " (rires)

Je lui demande de m'apprendre un truc sur ses études actuelles ? 
" Je travaille sur un projet avec 3 de mes camarades de classe, un projet de 7 mois dans lequel on doit planifier l'extension d'un gymnase. On s'est répartis les différentes étapes / tâches du projet et moi je dois m'occuper de tout ce qui est isolation. Bon, à la base j'ai choisi l'isolation parce que je pensais que ce serait le plus facile... et je me suis trompé ! (rires) C'est très complexe car c'est beaucoup de calculs : pas de bol moi qui suis un peu blasé par les maths ! Donc on doit prendre en compte énormément de paramètres tels que les codes isolants, l'acoustique, le thermique, etc. 
Une qualité pour faire STI2D ? Du courage, surtout si comme moi tu n'es pas très à l'aise avec les matières scientifiques, il faut s’accrocher. " 

Il aime lire, le dessin - il travaille actuellement sur un book pour postuler 'encore' en Arts Appliqués, passer du temps avec ses amis : " Et passer du temps avec ma mère et mon frère. " 

Il n'aime pas les gens qui te jugent sans te connaitre, les gens hautains, le manque d'éducation de certaines personnes et le fenouil : " Ce qui me révolte ? La sélection à la fac. S'il y a bien un endroit où aucune sélection ne devrait être appliquée c'est bien en FAC. Il faut être libre d'essayer, de choisir notre voie scolaire ... " 

Es-tu heureux aujourd'hui ? 
" Je me lève plus tôt exceptionnellement, un lundi matin, pour aller en cours de maths ... C'est violent ! (rires) Mais sinon dans l'ensemble, grâce à mes amis qui sont là pour moi, oui je suis heureux ... Je pense ! " 

" Cela fait plusieurs fois dans l'interview que tu parles vaguement de ta maman, elle a l'air de compter pour toi, je me trompe ? 
- Non, tu as raison ! Ma maman ' Patricia ' nous a élevés seule, c'est la personne la plus courageuse que je connaisse et la plus patiente, surtout avec moi. Et je lui serai reconnaissant toute ma vie ... On a qu'une mère il faut savoir être reconnaissant ! "

Le mot de la fin ? 
Je trouve ça intéressant ta démarche et je te souhaite donc encore beaucoup de rencontres avec de bien belles personnes ! " 

Merci Alexandre d'avoir joué le jeu de l'interview un lundi matin, si tot ! 


A.




Bonsoir à tous, 

Ce matin après avoir essuyé quelques refus sur différents quais de tram, j'ai fini par faire une dernière tentative en abordant un homme dans la rame : il accepte.

Je vous présente Pierrick, 43 ans.

Dans la vie mon inconnu du jour est responsable pédagogique : " En quoi ça consiste ? Et bien je gère une équipe de formateurs dans un centre de formation. On dispense des formations en bureautique, en langues, en management, etc. Si j'aime mon métier ? Oui, 10 ans que je fais ça en tant que responsable et avant j'étais moi-même formateur d'anglais. 
Une opportunité s'est présentée, pour passer responsable, dans le centre formation et j'ai postulé. Ce qui me plait dans ce métier c'est la diversité du public, le contact avec les gens, travailler avec différentes nationalités de formateurs, différentes cultures, différents âge et de différents milieux sociaux. "

Je lui demande de m'apprendre un truc sur son métier ? 
" Le plus intéressant dans ce métier c'est de réussir à amener les gens qui viennent en formation d'un point A à un point B ... En gros, qu'ils apprennent des choses qui vont réellement leur servir dans leur vie de tous les jours, c'est un challenge permanent. 
Ce qu'il faut pour être un bon formateur ? 
De la patience, de la rigueur et savoir gérer une équipe qui peut parfois avoir du mal avec la partie administrative. " (rires)

Il aime les rencontres, passer du temps avec ses enfants de 5 et 2 ans : " Boulot + vie de famille, ça occupe déjà pas mal ... Mais avant j'aimais faire du vélo, lire et nager ! " (rires)

Il n'aime pas la bêtise, la petitesse d'esprit, la pensée simplifiée et les fruits - sauf les pommes. 

Es-tu heureux aujourd'hui ? 
" Oui. Pourquoi ? J'ai trouvé mon équilibre, j'avais quitté Nantes pour la Normandie à une époque et je suis de retour depuis 2013. Tout ce goupille plutôt pas trop mal depuis ! " 

Une personne qui t'a marqué ou t'influence encore aujourd'hui ? 
" 2 personnes rencontrées quand j'effectuais mon service militaire : un gradé et un civil, tous deux passionnés par les langues. Alors moi je n'étais pas formateur, je ne faisais que gratter du papier mais leur rencontre a été instructive. Comment ça ? Et bien pour tout te dire depuis que j'ai 7 ans je savais que je voulais enseigner, à 11 ans je savais que je voulais enseigner l'anglais mais adulte, j'ai loupé mon CAPES. Et ces 2 personnes m'ont fait comprendre que louper cet examen était en fait une chance de ne pas m'enfermer dans l'éducation nationale et que, pour ma part, ça allait être positif en fait. 
Ces quelques mois à leurs côtés étaient passionnants et je les en remercie. " 

Le mot de la fin ? 
" MERCI ! " 

Merci à toi Pierrick et au plaisir de te recroiser dans le tramway !


A.