Bonsoir à tous, 

Ce matin j'ai sauté dans un bus puis j'ai fait le choix de descendre à l'arrêt '8 mai', je laisse passer le tramway qui arrive et attends patiemment. Au bout de quelques minutes une jeune femme arrive sur le quai avec sa trottinette, comme il n'y a qu'elle sur le quai je décide de l'aborder ! Un peu méfiante au départ, je lui explique la démarche : je ne gagne pas d'argent, il n'y a pas de publicité, c'est un concept qui peut faire peur, je l'avoue ... Elle s'en amuse et pour se rassurer me demande de lui montrer rapidement mon blog histoire d'avoir une preuve, je m'exécute : elle accepte.

C'est là que tout se précipite car le tramway arrive, je n'ai pas le temps de faire la photo sur le quai je lui dis donc que je vais faire la photo dans la rame. Nous montons, on échange brièvement, on rigole de cette idée farfelue de parler aux gens et en même temps je commence à sortir mon crayon et mon calepin pour ma prise de notes. 

Mon inconnue m'interrompt : " Attends je reviens, je vais dire bonjour à quelqu'un ! " 
Cela ne me dérange pas, bien au contraire, le seul truc dans cette histoire c'est qu'elle n'est jamais revenue haha ! 
Elle discutait avec son amie/collègue d'après ce que j'ai pu entendre, j'étais comme un con avec mon calepin et mon crayon pour ma prise de notes ... A côté attendant qu'elle termine sa conversation et pensant qu'elle allait revenir. 
Les arrêts s’enchaînent, je me dis qu'elle va couper la conversation pour revenir avec moi et bien non, hahahaha ! 

Je me dis que cette situation est cocasse, que c'est la première fois en presque 5 ans que je me retrouve comme ça ... totalement mis à l'écart. Sauf, que je suis embêté je n'ai même pas son prénom, je me demande si je peux publier sans son prénom ? De mémoire elle m'avait dit qu'elle descendait à 'Commerce' donc je vais attendre qu'elle descende et lui demander au moins son prénom. 

On arrive à Commerce, elle se rapproche de moi et me dit : " Bon bah désolé on a pas eu le temps de discuter ! 
- T'inquiète, mais au fait c'est quoi ton prénom ? 
- Tiphaine.
- Et toi ? Allan. "

Voilà cette rencontre avec Tiphaine une inconnue qui m'a totalement zappé, j'ai cru comprendre qu'elle travaillait dans une école maternelle, qu'aujourd'hui c'était galette des rois et que demain elle allait au muséum d'histoires naturelle ! 

Bon Tiphaine, si on se recroise la prochaine fois tu me zappes pas, hein ? :D


Bonne soirée à tous et à demain. En tout cas merci à vous de me lire chaque jours et à tous ceux qui commentent mes publications sur FACEBOOK, je dois dire que vous m'avez bien fait rire avec vos supputations sur ce qu'il m'était arrivé aujourd'hui. 



A.



Bonsoir à tous, 

Ce matin j'ai traîné sur le quai du tramway, j'avais un peu de temps donc j'en ai profité pour observer les gens. Je finis par croiser le regard d'un homme, une grosse valise à la main, et je décide de l'aborder : il accepte !

Je vous présente Denis, 53 ans.

Dans la vie Denis est commercial dans l'industrie : " En quoi ça consiste ? Je vends des composants pour des machines, je visite les usines, je rencontre des gens et je fais des démonstrations de nos produits dans le but de répondre à leurs problématiques.  Si j'aime ce que je fais ? Un peu oui ! Cela fait 20 ans que je fais ce job, il vaudrait mieux que je l'aime ! (rires) Pourquoi j'aime mon métier ? J'aime rencontrer des gens, j'aime cette position dans laquelle j'amène des solutions pour les entreprises. " 

Je lui demande de m'apprendre un truc sur son métier ? 
" On cherche en permanence à optimiser la production, parfois c'est pour gagner 1/10ème de secondes voir même 1/100ème. Ce qu'il faut comme qualité pour faire mon job ? Hmmmmm ... Je dirais qu'il faut de la curiosité et de l'ouverture d'esprit. " 

Mis à part son métier Denis aime les randonnées l'été et le cinéma : " Je suis bénévole au cinéma Saint-Paul, je suis même le président de cette association. J'ai commencé opérateur et puis petit à petit j'ai pris des responsabilités et c'est vraiment une belle aventure humaine, ce cinéma. Il y a une centaine de bénévoles qui donnent des coups de main dans ce cinéma de caractère, ce n'est pas un cinéma aseptisé qui n'a pas d'âme. On essaye d'amener la culture de façon différente et pour le maximum de personnes, c'est passionnant et gratifiant ! " 

Il n'aime pas l'injustice, la betterave cuite : "  Et cette société où une poignée de personnes accumule une grande partie des richesses, cette société dictée par l'argent au détriment de l'humain... ça, ça m'exaspère profondément ! " 

Es-tu heureux aujourd'hui ? 
" Oui ! Je fais une rencontre sympathique dans le tramway, je bosse dans une entreprise où l'humain a encore de l'intérêt, ce qui d'ailleurs me permet de m'épanouir sereinement et de ne pas aller au travail à reculons. " 

Une personne qui t'a marqué dans ta vie ou t'a influencé ? 
" Un peu comme toi et ton prof qui t'avait dit que tu ne ferais rien de ta vie, moi il m'est arrivé un peu la même chose mais en CM1/CM2. J'avais un peu des difficultés et je ne rentrais pas dans les cases de l'éducation nationale. Ce prof m'avait dit : ' Je vais te casser ! ' 
Il a d'ailleurs réussi à me détruire par ses mots, ses agissements à mon égard  :j'ai été longtemps frustré, j'ai eu du mal à m'en sortir. Ce n'est qu'arrivé au lycée que tout est allé mieux, une façon d'apprendre différemment, des profs peut être plus compréhensifs, mais heureusement pour moi j'ai réussi à me retrouver ! " 

Le mot de la fin ? 
" Je ne m'attendais pas à être interviewé ce matin ! (rires) Je trouve que c'est une chouette initiative. " 

Merci Denis et au plaisir de se recroiser dans le tramway ou dans une salle obscure !!


A. 



Bonsoir à tous, 

Ce matin dans le tramway j'ai recroisé Dorian, un ancien inconnu que j'avais interviewé avec Boris (gagnant du concours et qui avait pris ma place), je suis d'abord descendu à 'Commerce' en espérant trouver l'inconnu(e) du jour mais il s'est mis à pleuvoir et donc tout le monde blotti sous les aubettes ; c'est mort pour aborder quelqu'un. J'ai donc décidé de m'arrêter à 'Place Viarme' mais j'ai passé 6 minutes seul sur le quai haha. J'ai repris un énième tramway et suis descendu à 'Beausejour' et c'est là que j'ai abordé l'inconnu du jour.

Je vous présente Josué, 24 ans.

Dans la vie Josué va commencer prochainement une formation en marketing et management : " J'aime tout ce qui touche à la mode et aux vêtements, j'ai donc décidé après pas mal de petits boulots de m'orienter dans cette voie professionnelle. En fait, je suis arrivé en France il y a 2 ans, je suis originaire du Ghana et là bas j'étais dans une filière pétrolière mais ici il n'y avait pas d'équivalent donc j'ai dû chercher autre chose. Donc en attendant de trouver ma voie je fais des petits boulots, des déménagements, des montages de meubles, etc. "

Je lui demande de me parler de sa situation ? 
" Si c'est dur d'arriver en France ? Non pas du tout, j'ai déjà pas mal voyagé dans ma vie donc la France c'est super. Le seul truc dur ici, c'est le climat ! (rires) Nous sommes venus en France avec ma famille, mes parents ont fait le choix de quitter leur pays car c'était instable et qu'il n'y avait pas d'avenir pour nous ... Ils ont fait ce choix difficile mais crucial pour nous protéger. Et puis j'attends cette formation qui va, j'en suis sur m'aider, après il ne me reste plus qu'à avoir ma carte de séjour ... Ce sont de longues démarches mais c'est comme ça, je ne m'en fais pas je sais que je vais l'avoir, ça prend juste du temps. En attendant, ça me permet de m'adapter, rencontrer des gens même si je l'avoue c'est un peu dur de se faire des amis quand tu connais personne, mais le temps et la patience sont les clés du bonheur, non ? "
Je vois les tramways qui passent et mon inconnu du jour ne monte pas dedans, je lui demande quel tramway il prend ? 
" Ah aucun. En fait, j'habite à côté et j'aime bien sortir de chez moi prendre l'air, réfléchir, marcher un peu ... J'ai besoin de penser à ce qu'il m'arrive, à mes choix, à mon avenir et surtout à ma musique ! Donc oui, il est tôt mais je dors peu alors je sors m'aérer. " 

Il aime la musique, la danse, le breakdance, toucher aux instruments de musique - piano / guitare : " Au Ghana, j'étais MC dans dans un groupe de hip hop. Comment s'appelait notre groupe ? STRIKER CREW. " 

Il n'aime pas les huîtres, les gens complexés qui ne s'acceptent pas et qui, de ce fait, jouent un rôle. 

Es-tu heureux aujourd'hui ?
" Oui, je suis en vie donc ça va mais je le serai encore plus avec un travail, un logement à moi et un peu d'argent ... Je ne demande pas à être riche mais juste vivre décemment. Je serai vraiment heureux quand ma situation sera stable ! " 

Une personne qui t'a marqué ou t'influence encore aujourd'hui ? 
" Mon père : Jean.
Pourquoi lui ? Parce que c'est un battant, qu'il a réussi professionnellement et d'ailleurs il réussi tout ce qu'il entreprend. C'est quelqu'un de motivé : un vrai battant, je l'admire pour ça. " 

Le mot de la fin ? 
" Ça m'a fait plaisir de parler avec toi ! " 

Merci à toi Josué, je te souhaite de trouver ton équilibre rapidement et que tout s'arrange pour toi. 


A.





Bonsoir à tous, 

Ce matin, je m'arrête à l'arrêt 'Vincent Gâche' histoire de forcer le hasard, et sur le quai j'aperçois un jeune homme plongé dans son smartphone, je décide de l'aborder et, coup de chance, il a déjà entendu parler du blog.

Je vous présente Mickaël, 20 ans.

Dans la vié Mickaël est étudiant : " Je suis actuellement en Licence d'Histoire et je dois bien avouer que c'est pas l'éclate ! (rires) Disons que j'aime bien cette filière mais sans plus en fait. Il fallait que je fasse quelque chose et  j'ai pris ça un peu par hasard. En fait, pour tout te dire je suis perdu, je ne sais pas quoi faire dans la vie alors je tâtonne en essayant des trucs. J'ai arrêté après le bac, j'ai enchaîné avec un BTS dans l'informatique mais au bout de quelques mois je me suis rendu compte que ce n'était pas pour moi.  J'ai arrêté mon BTS pour travailler, j'ai bossé chez MacDo quelques mois et après j'ai aidé mon frère dans un garage de voitures d'occasion : j'étais à l'accueil. Et puis au bout d'un moment, j'ai réalisé que pour évoluer j'aurai besoin de diplômes et me voilà en fac d'histoire... Toujours perdu, mais je ne désespère pas : je vais bien finir par trouver ma voie. Je suis en pleine réflexion il y a des choses que j'aime, comme la mode et les fringues ; peut-être est-ce une piste ? " 

Je lui demande de m'apprendre un truc sur ses études ? 
" Pour aller en fac d'Histoire il faut aimer l'Histoire bien évidemment, les dates et aimer lire. Alors, je sais que jamais cela ne me sera utile dans la vie, mais les faits historiques comme la Seconde Guerre Mondiale me passionnent. " 

Il aime le skateboard, le judo qu'il pratique depuis l'âge de 10 ans, et la musique : " Je suis quelqu'un d'éclectique : même si j'ai une préférence pour le hip hop, cela ne m'empêche pas d'écouter du rock ou du jazz par exemple. " 

Il n'aime pas : " Je n'aime pas voir des gens qui se font agresser pour leur profession tels que les pompiers ou les agents de la TAN. Ils font leur job... Je ne comprends pas cette violence, les caillassages et les incivilités. " 

Es-tu heureux aujourd'hui ? 
" Oui ! J'ai une copine, j'ai des amis, je fais du sport... Tout va bien et je suis optimiste quant à ma situation, je vais bien finir par trouver ce que je souhaite faire. " 

Le mot de la fin ? 
" Faut pas respirer la compote, ça fait tousser ! (rires) C'est une référence à la série Kaamelott que j'adore et cette phrase me fait marrer. " 

Merci Mickaël et bonne chance pour trouver ta voie, j'espère que l'on se recroisera c'était cool de discuter avec toi. 


A.





Bonsoir à tous, 

Ce matin quand je suis arrivé sur le quai du tramway c'était blindé de gens, c'était trop compliqué d'aborder quelqu'un. J'ai donc décidé d'attendre le prochain tramway qui arrivait 6 minutes après, et de voir qui se passerait sur le quai. Une jeune fille approche alors, se positionne pas trop loin de moi et fixe son téléphone : je l'aborde, elle accepte avec un peu de méfiance.

Je vous présente Laurine, 17 ans.

Dans la vie Laurine est lycéenne : " Je suis en 1ère ST2S (Sciences et Technologies de la Santé et du Social). En quoi ça consiste ? C'est lié au médical. Une vocation ? Oui, tout à fait ! J'ai depuis longtemps su que je voulais faire ça comme métier, je souhaite devenir infirmière puéricultrice. Mes parents sont tous les 2 infirmiers, et j'aime être au contact d'enfants donc c'était une évidence pour moi. "

Je lui demande de m'apprendre un truc sur ses études ? 
" La paraplégie : C'est la paralysie plus ou moins complète des deux membres inférieurs. 
Une qualité pour faire mes études ? Je dirais qu'il faut aimer le travail en équipe. " 

Elle aime les sorties avec ses amis, le sport - elle pratique la natation depuis l'âge de 8 ans, les voyages - son dernier voyage était la Malaisie : " C'était super chouette ! Là bas les gens sont souriants, accueillants, avenants... Ce n'est pas comme ici tout le monde fait la tête ! " (rires)

Elle n'aime pas les inégalités, les cours de biologie et le navet. 

Es-tu heureuse aujourd'hui ? 
" Oui ! Je suis bien entouré (famille/amis), tout va bien pour moi. " 

Une personne qui t'a marquée ou t'influence encore aujourd'hui ? 
" Ma mère : Dominique.
Pourquoi elle ? C'est un exemple pour moi. Elle a perdu son papa jeune et a toujours su se relever, elle ne baisse jamais les bras et ce, peu importe la situation : j'aimerais être comme elle plus tard. " 

Le mot de la fin ? 
" Il faut ne pas avoir peur d'aller vers les autres ! " 

Merci Laurine d'avoir joué le jeu de l'interview, même si j'ai bien vu que tu n'étais pas très rassurée et que tu ne savais pas trop dans quoi tu t'engageais avec un parfait inconnu ! 
Au plaisir de se recroiser.



A.



Bonsoir à tous, 

Ce matin j'ai abordé un homme un peu en retrait du quai en train de fumer sa cigarette, je décide de l'aborder : il accepte, mais descend dans 2 arrêts, ce sera donc une interview éclair haha !

Je vous présente Christophe, 47 ans.

Dans la vie Christophe est formateur : " Je suis formateur dans l'informatique pour tout ce qui concerne la bureautique, les logiciels tels qu'ACCESS et les réseaux sociaux auprès de tout public. C'est d'ailleurs le point positif de mon boulot : je rencontre des gens de tous milieux, de tous horizons et ça c'est extra ! "

Je lui demande de m'apprendre un truc sur son métier ? 
" Je fais partie d'une SCOP : une société coopérative et participative. On a monté ça avec des potes suite à notre licenciement économique de notre précédente entreprise. 
Pourquoi ce statut ? Parce qu'il n'y a pas de chefs, un homme = une voix, on a tous notre mot à dire et la vie est beaucoup plus agréable. Chaque décision est prise d'un commun accord et de façon libre, c'est l'intérêt collectif qui prime. 
Ce qu'il faut pour être un bon formateur ? Je dirais aimer le côté théatral, j'aime jouer avec les gens pour capter leur intérêt, il faut que ce soit vivant sinon c'est chiant ! " (rires)

Il aime faire de la photo - les portraits, les jeux vidéo - en ce moment il joue à 'PREY', les balades : " Et j'aime aller dans les troquets à la rencontre des gens, m’asseoir et voir ce qu'il va se passer en discutant : faire des rencontres, c'est exceptionnel. " 

Il n'aime pas l'indifférence, l'intolérance et le racisme ambiant. 

Es-tu heureux aujourd'hui ? 
" Oui ! Pourquoi ? Parce que je sais où je vais. 
- Et tu vas où ? 
- Au taf ! Et ça me rend heureux tout simplement, je sais que je vais passer une bonne journée ça me suffit. " 

Le mot de la fin ? 
" Bonne journée et bon courage pour la suite. "

Merci à toi Christophe et au plaisir de te recroiser dans le tramway !


A.


Bonsoir à tous, 

C'est sur le chemin du retour que j'ai décidé de partir en chasse, juste après être allé boire un coup avec un ancien inconnu : Guillaume. Et après un premier refus sur le quai à Hotel Dieu, j'ai décidé de laisser passer le tramway qui arrivait en espérant avoir plus de chance quelques instants plus tard. Et c'est exactement ce qui s'est passé !

Je vous présente Bernard, 49 ans.

Dans la vie Bernard est dans l’événementiel : " J'organise des soirées, des concerts, des concepts, et cela depuis plus de 20 ans dans la région. J'adore ce que je fais ! Si j'avais voulu bien gagner ma vie je n'aurais pas choisi ce métier mais je m'éclate donc c'est le plus important ! (rires) Je prends plaisir à rassembler les gens, à organiser en amont un événement et que ce soit musical ou non, le plaisir c'est de partager. Je bosse principalement avec des bars, des clubs ou dans des lieux précis. " 

Je lui demande de m'apprendre un truc sur son métier ? 
" Il faut savoir écouter tout le monde : le client, les gens qui viennent, les musiciens, les festivaliers, etc. L'écoute c'est primordial pour que l'événement se passe le mieux possible. Et puis c'est un job très agréable mais qui peut être stressant, fatiguant, usant mentalement... Il faut bien récupérer et se préparer avec une soirée par exemple. " 

Il aime les balades avec son chien 'Looping', passer du temps avec ses amis, faire la fête : " Et avec des amis, il y a déjà quelques années, on a acheté un petit voilier en commun et j'adore faire des sorties en mer avec les potes ! " 

Il n'aime pas les cons, la bêtise humaine, le jugement hâtif et les choux de bruxelles.

Es-tu heureux aujourd'hui ? 
" Oui. Pourquoi ? Et bien parce que je ne suis pas malheureux ! " (rires)

Une personne qui t'a marqué ou t'influence encore aujourd'hui ? 
" Il y en a beaucoup ! Des potes, des gens connus comme Desproges ou Coluche. J'ai rencontré Desproges une fois dans ma vie ; et puis Coluche pour les restos du Coeur, c'est quand même un exemple pour beaucoup je pense. " 

Le mot de la fin ? 
" Enchanté de t'avoir rencontré. "

Merci Bernard et au plaisir de te recroiser dans le tramway ou dans une soirée !


A.


Bonsoir à tous, 

Ce matin c'est à l'arrêt '8 Mai' que j'ai rencontré mon inconnu du jour, il a tout de suite adhéré au concept et s'est prêté volontiers à l'interview : " Bon je rentre seulement de soirée et je n'ai qu'un arrêt, mais s'il le faut on peut rester sur le quai ! "  

Je vous présente Jordan, 24 ans.

Dans la vie Jordan est en CFQ Barman : " C'est quoi la CFQ ? Certification Qualification Professionnelle pour devenir barman, mais c'est tout récent j'ai commencé hier ! On a passé la journée et puis avec les autres personnes de la formation on s'est tout de suite bien entendu et on a fêté ça hier soir ... Et là je rentre simplement ! " (rires)

Je demande à Jordan de me parler de son parcours pro. 
" J'habite Nantes depuis 4 mois, je viens de Vendée et à mon arrivée ici j'ai fait un stage pole emploi dans 2 bars et ça a été le déclic. J'ai adoré ce métier, le contact avec les gens, le côté festif, ça bouge, on me fait confiance et surtout on se fout de mes origines et de ma couleur de peau !
Pour tout te raconter j'ai bossé dans le bâtiment (maçonnerie) et à l'usine avant de trouver cette formation. Et  j'ai été dégoûté par mon expérience dans le BTP, j'ai été humilié, insulté et on me donnait les pires trucs à faire alors que d'autres ne foutaient rien... Une expérience qui m'a profondément marqué et je ne pensais pas qu'en 2017 on pouvait se faire insulter de 'bougnoule' ! Surtout que la maçonnerie j'aimais ça mais je crois que le BTP dans les campagnes que tu sois métisse, noir ou d'une quelconque origine c'est faire face à ce genre d'insultes gratuites et traumatisantes. " 

Il aime faire du sport - course à pied et un peu de musculation, et le cinéma : " J'adore les films d'horreur ! " 

Il n'aime pas les préjugés et le racisme. 

Es-tu heureux aujourd'hui ? 
" Totalement ! Je fais enfin un truc qui me passionne et même si j'ai quelques verres dans le nez je trouve super cool ce que tu fais. " 

Une personne qui t'a marqué ou t'influence encore aujourd'hui ? 
" Mon père : William. Pourquoi lui ? C'est un exemple pour moi, il a toujours été là, même quand pour lui c'était compliqué et je l'en remercie ! " 

Le mot de la fin ? 
" Ça fait plaisir de parler avec un inconnu de bon matin et même quand on a fait la fête et que j'ai envie d'aller me coucher. " (rires)

Merci Jordan et au plaisir de te recroiser dans le tramway ou dans un bar.


A.

Bonsoir à tous, 

Ce matin c'était la reprise après 15 jours sans interview et je n'ai pas trop perdu la main, tant mieux pour moi haha ! Parfois, quand je stoppe trop longtemps j'ai du mal à trouver mes mots, je peux bafouiller un peu et oublier ma façon d'accrocher... Mais pas ce matin ! Bref, j'ai abordé une femme qui, une fois que j'avais expliqué la démarche, a décidé de faire confiance à un parfait inconnu.

Je vous présente Ariane, 50 ans.

Dans la vie Ariane est chargée de clientèle : " Je réponds aux clients, que ce soit par téléphone, mail ou courrier. Si ça me plait ? Plus ou moins, disons que j'ai aimé ce que je faisais et qu'aujourd'hui ce n'est plus comme avant. Pourquoi ? Les conditions de travail se dégradent, on nous met la pression, on nous demande de faire toujours plus, avec moins de moyens, moins de personnel et ceux qui partent à la retraite ne sont pas remplacés... Aujourd'hui, ça devient difficile. "

Je lui demande de m'apprendre un truc sur son métier ? 
" Le développement commercial : c'est un terme que je déteste. En gros on nous oblige à vendre des services, de plus en plus de choses, alors que moi je ne fais pas ce métier pour ça, à la base ce n'était pas comme ça. On aidait les gens, on les conseillait... Et ce n'est pas dans le jargon de la direction : il faut VENDRE ! 
Une qualité pour faire mon métier ? Il faut avoir de la patience. C'est assez étrange que je te dise ça, car c'est ce que l'on me reproche. Oui, tu as bien compris, c'est un métier pas simple tous les jours, où l'on doit être patient et écouter le client mais oui, on me reproche de trop prendre mon temps et de ne pas suffisamment vendre.  "

Elle aime faire du vélo, faire de la marche, lire, rire, jardiner... Toutes ces activités lui permettent de décompresser : " J'aime aussi créer des diaporamas pour des amis, de la famille. J'aime bien assembler, faire des montages sur mon ordinateur en mettant de la couleur, des photos, de la musique, etc. J'aime créer ! " 

Elle n'aime pas les choux de bruxelles, les épinards, la jalousie : " Et cette société actuelle qui précarise de plus en plus de jeunes, ça : ça me révolte au plus haut point ! " 

Es-tu heureuse aujourd'hui ? 
" Franchement, je rentre de congés, je vais au boulot et comme tu l'imagines je ne suis pas spécialement emballée. " (rires)

Une personne qui t'a marquée ou t'a influencée ? 
" Pas spécialement à vrai dire. Je ne m'identifie pas trop aux autres, je laisse glisser et je ne m'en porte pas plus mal. " (rires)

Le mot de la fin ? 
" J'espère que 2018 sera une belle année et qu'il y aura de moins en moins de précarité ... Même si je n'y crois pas trop ! " 

Merci Ariane et au plaisir de te recroiser dans le tramway.


A.

Bonsoir à tous, 

Je reprends le blog demain après 15 jours sans interview en cette période de fêtes de fin d'année. J'en profite donc pour vous souhaiter à tous une bonne et heureuse année 2018 et pour vous parler du blog, de ce qu'il s'est passé en 2017 et ce qu'il se passera lors de cette prochaine année.

On commence par 2017, encore une année bien riche humainement mais surtout marquée par l'incroyable rencontre avec mon ami SORY qui a déclenché ce fabuleux mouvement de solidarité sur twitter... solidarité qui aura même donné lieu à un article de presse : ici. Et surtout par ses mots lors de nos retrouvailles, qui m'ont profondément touché et qui m'ont fait encore plus prendre conscience de ma démarche et de ce projet un peu fou qui aura 5 ans en septembre prochain. 

Et oui, le 2 septembre 2018 le blog aura 5 ans : 5 ans d'interviews, de rigolades, de coups de gueule, et surtout 5 ans de rencontres, et ça c'est super cool, non ? 

J'ai beaucoup de chance dans ce projet, car même si cela fait 5 ans que je me dis que je devrais faire un dossier de presse afin de faire connaitre le projet encore un peu plus, afin que d'autres se l'approprient dans d'autres villes, et bien même sans ce dossier, on parle encore du projet dans les médias.
De cette année je retiendrai l'article du 'Nouvel OBS' (ici), qui a entendu parler du projet en faisant des recherches Internet sur les rencontres humaines. Comme quoi, tout peut arriver par hasard ! Mais oui, je le sais, un jour je ferai un dossier de presse ... Qui s'y connait et souhaite m'aider ? 

En 2017, j'ai aussi frôlé l'idée de pouvoir rencontrer Marie Dinkle avec un inconnu qui me disait la connaitre. Est-ce qu'en 2018 cette rencontre sera possible ? Je l'espère ! 
On monte une équipe de recherche ?

Mais s'il y a bien un truc que j'ai adoré cette année c'est de vous avoir invités avec moi chasser l'inconnu chaque mois. Même si durant novembre et décembre je n'ai pas pu le faire à cause de mes changements professionnels, je ne compte pas m'arrêter là et essayer de vous amener avec moi en 2018. Je vais sûrement arrêter le tirage au sort, et essayer de trouver une façon différente pour vous faire participer. 

Pour 2018, comme je ne sais jamais de quoi sera faite l'année et comme je le dis à chaque fois : je ne prévois jamais rien, arrivera ce qui arrivera ! Mais comme je suis sympa et que j'ai une vague idée des choses qui peuvent arriver et bien je vous annonce qu'en 2018 il y aura au moins une seconde exposition de l'inconnu du tramway à Nantes.


En tout cas, merci de continuer à suivre l'inconnu du tramway et bonne année 2018 ! 



Allan.







Bonsoir à tous, 

Ce matin j'ai décidé de descendre à l'arrêt 'Place Viarme', après avoir essuyé le refus d'une jeune femme je décide d'aller aborder un homme plus loin sur le quai : il accepte !

Je vous présente Anass, 30 ans.

Dans la vie Anass est en recherche d'emploi : " J'ai de multiples choix qui s'offrent à moi et je suis un peu en réflexion sur la direction à prendre, dans quoi m'engager. Je suis prof de français en lycée pour des établissements privés ou rédacteur dans la communication. Je viens de terminer un MASTER dans l'information et la communication. Je pensais que ce MASTER parlerait plus d'un truc qui me passionne : le marketing digital, mais en fait non, pas trop ! Donc je me forme en autodidacte aux outils tels qu'illustrator et photoshop. 
J'ai quand même un parcours atypique, j'ai suivi un cursus littéraire, puis j'ai été rédacteur en freelance et aujourd'hui je me cherche encore. " (rires)

Je lui demande de me parler du job de ses rêves ? 
" Idéalement, je crois que je souhaite enseigner, j'adore transmettre, j'aime l'approche pédagogique, analyser les besoins des élèves donc je pense que je vais m'orienter vers cette voie professionnelle plutôt que la communication ! " 

Il aime l'Art sous toutes ses formes, écrire de la poésie, la musique : " Je joue de la guitare, j'ai d'ailleurs enseigné un peu ! " 

Il n'aime pas : " Mis à part les oignons, le reste je m'en fiche, je ne suis jamais dans le jugement ! " 

Es-tu heureux aujourd'hui ? 
" Oui ça va ! Pourquoi ? Et pourquoi pas ! " (rires)

Le mot de la fin ? 
" Je ne sais pas trop quoi te dire là ! Carpe Diem, ça te va ? " (rires)

Merci Anass et au plaisir de te recroiser ; bonne chance pour tes recherches.


A.


PS : Je vais profiter de ma famille la semaine prochaine, car même si je n'ai pas de vacances cet hiver, et bien je n'ai pas envie d'écrire le soir pendant les vacances de Noël ! Je suppose que vous me comprenez ? En tout cas, je vous souhaite à tous de très bonnes vacances de fin d'année... Et le premier qui me dit : " A l'année prochaine !! " Risque de passer un sale quart d'heure ! HAHAHAHA


Bonsoir à tous, 

Ce matin j'ai abordé un jeune homme sur le quai du tramway et ça a 'encore' fonctionné du premier coup, comme quoi le mauvais début de semaine est déjà loin derrière moi !

Je vous présente Pierre, 20 ans.

Dans la vie Pierre est en CAP menuiserie : " J'ai découvert ce job un peu par hasard et je dois dire que c'est vraiment ça que j'aime faire ! En plus, je trouve que c'est un diplôme utile et qui m'offrira pas mal de débouchés surtout pour un jeune de 20 ans qui n'a pas trop d'expérience dans la vie active. "

Je lui demande ce qu'il faisait avant, étant donné qu'il a 20 ans et qu'il commence seulement son CAP : " J'étais jeune quand j'ai arrêté l'école, c'était à la fin de la troisième ! Après je me suis cherché, oui tu peux le dire : j'ai glandé. Après j'ai fait mon service civique dans un EHPAD, c'était super intéressant mais l'ambiance entre collègues m'insupportait, j'ai préféré arrêter. Et puis j'ai rencontré un conseiller en orientation, qui m'a dirigé vers ce métier et ça a été le déclic. J'ai suivi un stage dans l'association 'Quai 2 L'île', et découvrir l'atelier, les outils, l'odeur du bois et les différentes essences de bois m'ont fasciné. " 

Je lui demande de m'apprendre un truc sur son métier ? 
" Hier, j'ai utilisé un peigne sur ma toupie pour faire une rainure c'était chouette ! 
Une qualité pour faire mon job ? La minutie. " 
Pierre me montre alors des photos du peigne et de la toupie pour que je comprenne mieux ce dont il me parle.

Il aime le cinéma, les randonnées, marcher, prendre le temps et ne pas se sentir oppressé : "  Sinon je fais partie d'une association qui aide les personnes en précarité, ça s'appelle 'action froid' . On fait des maraudes auprès de SDF. "

Il n'aime pas conduire, les faux culs : " Et je n'aime pas le fromage ! Un truc qui me révolte ? Quand il y a énormément de fromage ! " (rires)

Es-tu heureux aujourd'hui ? 
" Je suis malade, j'ai peu dorm, mais ouais ça va plutôt pas mal ! Pourquoi ? J'avance bien sur le meuble sur lequel je bosse et je sais que ma journée va être cool. " (rires)

Le mot de la fin ? 
" Antilope ! Hier soir on a eu un délire avec un pote à moi et on a déliré sur ce mot, c'est donc le premier mot qui me vient à l'esprit. " 

Merci Pierre et au plaisir de te recroiser dans le tramway.


A.





Bonsoir à tous, 

Ce matin dans le tramway c'était pas mal blindé et donc difficile d'aborder quelqu'un. J'avais donc décidé de faire l'interview sur le chemin du retour ... Et puis en attendant le bus 50 à Sillon de Bretagne, je me retrouve seul sur le quai avec une jeune femme, je décide donc de l'aborder : elle accepte facilement surtout que j'ai interviewé un de ces amis il y a déjà quelques temps ! 

Je vous présente Angie, 33 ans.

Dans la vie Angie est en reconversion professionnelle : " Depuis lundi dernier je suis une formation pour être conseillère dans l'assistance téléphonique et c'est vraiment sympa ! Je travaillerai auprès de mutuelles/assurances et donc auprès de gens pour les aider, les conseiller.
Ce que je faisais avant ? Je travaillais auprès de personnes handicapées, aussi bien par handicap physique que moteur, c'était un boulot génial : je me sentais utile. Mais suite à des problèmes de santé, j'ai dû me reconvertir, donc quand je suis allée à Pole Emploi, je voulais un job dans l'assistance aux personnes mais à distance, car mon corps ne me permettait plus d'être physiquement à côté d'eux. Je suis donc très contente de cette formation car je vais pouvoir continuer à me sentir utile pour les autres ! " 

Je lui demande de m'apprendre un truc sur son métier de conseillère à distance ? 
" En formation on nous apprend à travailler avec différents logiciels, mais aussi à être à l'écoute de l'autre : on nous apprend par exemple à conseiller la personne, à l'écouter mais aussi à avoir un point de vue et à l'affirmer.  " 

Elle aime tout ce qui touche au culturel (musique, expo, etc.), passer du temps avec mes enfants et les soirées soundsystem : " Ca fait un an que je suis à Nantes, je viens de Grenoble et les soirées reggae/soundsystem il n'y en avait pas, alors je revis ici ! " (rires)

Elle n'aime pas les abats, le non-respect et l'égocentrisme. 

Es-tu heureuse aujourd'hui ? 
" Oui ! Pourquoi ? Et bien parce que je suis ravie de cette nouvelle vie qui s'offre à moi, heureuse d'avoir cette formation, je n'ai pas de raison de me plaindre, tout va super bien ! "

Une personne qui t'a marquée ou t'influence encore aujourd'hui ? 
" Nelson Mandela. Pourquoi lui ? Pour tous ses combats, pour ses actions pacifistes... Un sacré modèle pour les hommes. " 

Le mot de la fin ? 
" L'important n'est pas de convaincre mais de donner à réfléchir ! "

Merci Angie et au plaisir de se recroiser à l'arrêt de bus !


A.



Bonsoir à tous, 

Ce matin, comme hier d'ailleurs, j'ai bien galéré pour trouver l'inconnu du jour ! J'ai essayé différents arrêts de tramway, abordé des gens dans les rames... mais rien n'y faisait ! Je commençais à être court niveau horaire pour aller au taf mais je décide de faire une dernière tentative à l'arrêt 'Beauséjour' et coup de bol ça fonctionne !

Je vous présente Georges-Antoine, 48 ans.

Dans la vie Georges-Antoine est ingénieur conseil en éclairage public : " Travailler dans le conseil en éclairage public, c'est conseiller les communes sur des gros projets d'éclairages public sur différents thèmes comme la rénovation de l'éclairage, l'économie d'énergie, la préservation de la faune, la lumière bleue, etc. J'aime ce que je fais, et encore plus depuis que j'ai quitté mon ancienne boite ou le stress était permanent ! Aujourd'hui, il n'y a presque plus de stress et je me porte beaucoup mieux. Et puis aujourd'hui je travaille sur des projets super intéressants et je voyage beaucoup, ça c'est cool : je reviens d'Outre-Mer j'ai de la chance ! " 

Je lui demande de m'apprendre un truc sur son métier ? 
" Quand on rénove une rue on ne s'occupe pas que de changer les lumières, il y a énormément de paramètres à prendre en compte, notamment si c'est une rue utilisée par des voitures. Il faut réussir à créer un éclairage uniforme pour ne pas fatiguer les yeux de l'automobiliste, et pour qu'il réussisse à bien voir tout ce qui s'y passe ! Et puis, autre point : on conseille au sujet de l'éclairage les communes qui ne sont pas du tout conseillées par les grandes entreprises. Celles-ci ne voient que leur porte monnaie et perturbent la faune aux alentours : l'éclairage attire les oiseaux ou bête en tous genres ou empêche les poissons de dormir ... 
Ce qu'il faut comme qualité pour faire mon job ? Il faut aimer le contact avec les gens, aimer les nouvelles technologies et il faut beaucoup de rigueur. " 

Il aime voyager, les jeux vidéo - en ce moment il joue au dernier Assassin's Creed -, faire de la veille technologique sur son métier concernant les nouvelles ondes, les nouveaux wifi et lumières bleues : " Comme tu le sais, on va de plus en plus vers des objets connectés et ce même dans l'éclairage ; et je dois dire que ça me passionne, toutes ces technologies nouvelles. Donc je m'informe énormément. "

Il n'aime pas la cervelle, être enfermé dans un cadre professionnel : " Et j'ai un très gros problème avec l'autorité ! Je travaille sur moi, mais ce n'est pas facile ! " (rires)

Es-tu heureux aujourd'hui ? 
" Oui ! Pourquoi ? Parce qu'aujourd'hui, je n'ai plus de stress lié au travail et ça me fait vraiment du bien. Parce que je gagne bien ma vie, même si j'aimerais toujours en avoir un peu plus, et parce que je voyage pas mal... Je n'ai donc aucune raison de me plaindre, je m'estime chanceux ! "

Le mot de la fin ? 
" Ça fait plaisir de voir que l'on arrive à se parler encore aujourd'hui et même dans un tramway, c'est sympa ce que tu fais ! "

Merci Georges-Antoine et à une prochaine dans le tramway.


A.


Bonsoir à tous, 

Ce matin j'ai rencontré mon inconnu du jour sur le quai du tramway à Commerce, quand je l'ai abordé il m'a tout de suite souri et a accepté sans souci de parler avec moi et de se faire photographier : " Avec plaisir j'accepte ! "

Je vous présente Eric, 40 ans.

Dans la vie Eric est technicien poseur vitrage : " Je m'occupe de réparer le pare brise d'automobile. Si j'aime mon métier ? Ça déchire carrément (rires), j'adore mon travail !  Une vocation ? Non le hasard total car à la base j'étais peintre carrossier, j'en ai eu marre de ce métier je voulais changer mais surtout, je voulais rester dans l'automobile : les voitures c'est ma passion depuis toujours. 
A un moment de ma vie j'en ai eu marre de la peinture, ça devenait de plus en plus difficile de pratiquer, les peintures évoluaient de plus en plus... On me demandait de devenir chimiste à la fin et ça ne me faisait plus rêver. Donc je suis allé voir Pole Emploi, j'ai expliqué ma situation et on m'a parlé de faire une formation de 4 mois : j'ai accepté ! Attention, c'est pas simple comme formation, il y a un diplôme à passer sans ça tu ne peux pas travailler dans mon domaine et je suis fier d'avoir réussi j'ai même eu 91/100 ! "

Je lui demande de m'apprendre un truc sur son métier ? 
" Quand on démonte le pare brise on utilise une machine sur pivot qui va découper de l'intérieur : easywire. Ce qu'il faut comme qualités pour faire mon métier ? Il faut être soigneux, attentif et surtout ne jamais brûler les étapes ! "

Il aime passer du temps avec ses enfants - 17 ans, 12 ans et 11 mois, la moto et les voitures bien évidemment : " Je fais partie d'un club Volkswagen, moi le passionné de GOLF 1, 2, 3 et 4 ! Et je fais de la course automobile avec la FFSA ( Fédération Française de Sport Automobile), je gère les runs de départs arrêtés et accessoirement je pilote aussi mon petit bolide de 800 cv : une Golf 1. C'est un petit bijou que j'ai monté et assemblé moi même, aidé de quelques amis. "

Il n'aime pas l'hypocrisie, les faux culs, les brocolis, les guerres : " Et démonter les pare brise de la Nissan Cube ! C'est une saloperie cette voiture, rien ne marche comme on veux ! " (rires)

Es-tu heureux aujourd'hui ? 
" Tu sais tous les jours il y a 2 choses qui me rendent heureux : 
1 - Aller au travail
2 - Chaque soir retrouver mes enfants et passer du temps avec eux ! 

Une personne qui t'a marqué ou t'influence encore aujourd'hui ? 
" Mon Grand-Père : André. Pourquoi lui ? Il m'a tout appris, moi qui ai grandi sans vrai père ! Enfin j'en ai un, je ne l'ai jamais connu il a été incarcéré quand j'avais 2 ans, il a prit 25 ans, forcément ça calme. Il n'a jamais endossé le rôle de père mais il a toujours été de bon conseil avec moi, il m'a transmis ses valeurs, ses passions comme la pêche et surtout sa voiture : sa GOLF 1. Tu comprends que c'est cette voiture que j'aime le plus au Monde parce que c'est à lui, et tu comprendras aussi qu'à sa mort je n'ai pas été bien, j'ai touché le fond, le moral à 0 ... voire pire ! Il est décédé jeune, il avait encore beaucoup de choses à m'apprendre mais c'est comme ça, aujourd'hui je suis heureux et c'est grâce à lui et je l'en remercie du fond du coeur. "

Le mot de la fin ? 
" J'aime mon travail, mais j'ai peur qu'un jour on soit remplacé par des machines ... Dans l'automobile c'est la tendance de remplacer l'homme pas des robots ! J'espère ne jamais être remplacé. " 

Merci Eric et au plaisir de te recroiser dans le tramway prochainement !


A.