Amélie

by 4/26/2017 0 commentaires




Bonsoir à tous,

Ce matin je suis allé me balader vers la place Viarme, il est vrai que cela faisait bien longtemps que je n’avais pas été de ce côté-là de la ligne de tram. Et en descendant du tramway, j’ai aperçu une jeune femme seule assise sur le banc du quai. Je me suis approché et l’ai abordée, elle a accepté : «  Ah mais je te connais, je te suis sur Facebook ! Tu étais à Paris il y a peu je crois ? »

Je vous présente Amélie, 26 ans.

Dans la vie Amélie est coordinatrice: «  Je travaille pour une association culturelle nantaise et mon poste de coordinatrice, c’est grosso modo aider à la gestion de l’organisation de la structure. Comme le fait de coordonner les bénévoles, les différentes actions que l’on souhaite mettre en place, les projets sur lesquels on travaille, etc… j’adore mon job !
Une vocation ? Oui on peut dire ça, je cherchais du boulot quand j’ai entendu dire que des femmes montaient ce projet. Je les ai tout simplement contactées pour proposer mes services. Il faut dire que leur projet me parlait et comme j’étais en recherche d’emploi j’ai tenté ma chance, et ça a fonctionné ! » (rires)

Pourquoi cette association te parlait ?
«  J’aime le côté comptoir, rencontre avec les gens, créer du lien, le conseil que l’on peut apporter aux gens, les expositions que l’on peut organiser, etc. Il faut savoir que l'on a un vélo ‘triporteur’ pour aller à la rencontre des gens, que ce soit dans des parcs, des marchés, des lieux de vie tout simplement ; et on cherche à dialoguer avec eux. Comment ça s’appelle ? Le kiosque nantais. »

Je lui demande de m’apprendre un truc sur son métier ?
« Coordinatrice, c’est un peu compliqué à décrire car c’est un peu un fourre-tout : c’est tellement polyvalent que ce n’est pas vraiment une fiche de poste claire et définie, surtout quand tu bosses dans une toute petite structure. Tu dois savoir faire beaucoup de choses : communication, développement, relations humaines, etc.
Ce qu’il faut pour être une bonne coordinatrice ? De l’organisation, savoir rester zen, et avoir une certaine force de persuasion quand tu parles de ton projet, surtout quand tu es face à des clients, investisseurs et/ou élus. »

Elle aime voyager – son dernier voyage Lisbonne - , lire des romans policiers, l’archéologie et la cuisine : « Pour l’archéologie, j’avais suivi des cours pendant 2 ans mais je voyais peu de débouchés donc j’ai vite arrêté. Et pour la cuisine j’aime faire des gâteaux rigolos avec des personnages dessus, c’est débile mais je trouve ça terriblement fun ! » (rires)

Elle n’aime pas l’intolérance, les gens fermés d’esprit qui refusent le débat, et les carottes.

Es-tu heureuse aujourd’hui ?
« Oui, même si je suis à la bourre pour aller au taf ! Il fait beau, j’ai du travail, mon prochain weekend est prévu et surtout j’ai la santé donc je ne suis pas à plaindre ! »

Le mot de la fin ?
«  Une vraie surprise de t’avoir rencontré car quand je lis les interviews il me semble que c’est souvent tôt le matin donc pour moi j’étais sûre de ne jamais te croiser ! »

Merci Amélie et au plaisir de se recroiser dans le tramway, ou dans un parc, ou sur un marché, avec ton triporteur !



A.